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Alors que l’Iran n’a jamais été aussi proche de se doter de l’arme atomique, où en sont les négociations sur le nucléaire iranien (3/3) ? Un nouvel accord plus proche que jamais ?

Par Emile Bouvier
Publié le 02/09/2022 • modifié le 02/09/2022 • Durée de lecture : 9 minutes

Lire les parties 1 et 2

1. La reprise des négociations

« En tant que facilitateur des négociations, ce texte représente le meilleur accord possible que j’estime atteignable. Ce n’est pas un accord parfait, mais il traite tous les éléments essentiels et inclus les compromis durement concédés par toutes les parties. Des décisions doivent être prises maintenant pour saisir cette opportunité unique de réussir, et de libérer le potentiel considérable d’un accord implémenté. Je ne vois pas d’autres alternatives aussi complète ou efficace à portée de main », déclarait le 26 juillet au quotidien britannique Financial Times [1] Josep Borrell, haut-représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité.

De fait, alors que les négociations semblaient piétiner, voire se diriger vers une impasse, les discussions ont finalement repris avec une initiative de l’Union européenne [2] : celle-ci soumettra le 21 juillet [3] une nouvelle proposition d’accord à l’Iran qui acceptera de reprendre les discussions, son négociateur Ali Bagheri Kani déclarant sur Twitter le 26 juillet que l’Iran avaient de nouvelles idées pour faire aboutir les négociations, « tant sur la forme que sur le fond » - sans autre précision - après avoir eu de « sérieux et constructifs échanges avec les autres parties au cours de la semaine écoulée » [4].

Soucieux de maintenir une pression diplomatique de plus en plus pesantes pour leurs interlocuteurs, les Iraniens appelleront le 1er août à organiser prochainement un nouveau cycle de discussions tout en annonçant également déployer de nouvelles centrifugeuses IR-1 et IR-6 [5], conformément à une loi adoptée au Parlement iranien en décembre 2020 appelant à un accroissement de l’enrichissement d’uranium, grâce à l’emploi d’appareils sophistiqués comme les IR-6, jusqu’à ce que les « sanctions adoptées unilatéralement par les Etats-Unis » soient levées [6].

Un nouveau round de négociations se tiendra ainsi à nouveau à Vienne du 3 au 8 août [7] entre l’Iran, les Etats-Unis, la Chine et l’Union européenne [8]. Comme à l’accoutumée, les échanges entre Iraniens et Américains se tiendront de façon indirecte, un intermédiaire communiquant les messages de l’une et l’autre partie d’une pièce à l’autre. A l’issue des discussions, Josep Borrell déclarera que « ce qui pouvait être négocié l’a été, et c’est maintenant la version finale de l’accord ; toutefois, derrière chaque détail technique et derrière chaque paragraphe se trouve une décision politique qui nécessite d’être discutée dans les capitales. Si les réponses sont positives, alors nous pourrons signer cet accord » [9]. Le négociateur russe, Mikhail Ulyanov, déclarera le même jour avoir bien parcouru lui aussi la nouvelle version finale de l’accord et que « les participants […] doivent maintenant décider si cette version est acceptable ou non pour eux. En l’absence d’objection, l’accord sera restauré » [10].

2. Des négociateurs iraniens encore réservés

Si l’Europe adoptera un narratif optimiste quant à l’unanimité soulevée par ce nouveau texte, les organes de presse iraniens tempéreront cet enthousiasme : selon le quotidien qatari Al Jazeera [11], plusieurs médias iraniens, citant des sources anonymes au sein des sphères décisionnelles à Téhéran, auraient affirmé que les diplomates iraniens auraient fait parvenir leur réponse initiale et leurs réservations à l’Europe aussitôt la dernière version du texte transmise, l’Iran ne « se trouvant pas encore en état de finaliser l’accord ».

De fait, le 15 août, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanani, déclarera que si les négociations des 3 et 8 août 2022 avaient porté certains fruits, ils n’avaient pas permis d’exaucer tous les souhaits de l’Iran, soulignant toutefois les « progrès considérables » réalisés durant les discussions [12]. En effet, bien que l’accord proposé par l’Union européenne ait été semble-t-il accepté par Washington, Téhéran aurait estimé que certaines de ses « lignes rouges » n’avaient pas été respectées, faisant référence à son exigence d’un retrait du Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran (IRGC) de la liste des organisations terroriste des Etats-Unis [13] ou encore de sa demande d’une cessation immédiate de l’enquête menée par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à son encontre, à la suite de la découverte dans plusieurs sites iraniens, en novembre 2019, de traces de particules nucléaires volontairement créées par une action humaine [14] ; les demandes répétés de l’AIEA d’obtenir des explications de Téhéran [15] au fil des années étant restées lettre morte.

Des sources non-confirmées [16] feraient valoir que l’accord prévu par l’Union européenne prévoirait la cessation de l’enquête à condition que Téhéran s’engage, désormais, à coopérer pleinement avec l’AIEA [17]. Le Qatar, qui s’est hissé parmi les médiateurs du dossier nucléaire iranien [18] en organisant notamment des pourparlers indirects entre les Etats-Unis et l’Iran en juin dernier à Doha, a envoyé à Téhéran le 13 août Abdulaziz bin Saleh al-Khulaifi, conseiller aux affaires régionales du ministre qatari des Affaires étrangères Mohammed ben Abdulrahman Al Thani, afin de discuter notamment de l’accord sur le nucléaire [19] ; le lendemain, ledit ministre téléphonait directement au directeur général de l’AIEA Rafael Grossi, sans que les détails exacts de leur échange n’aient été divulgués, sinon que le sujet abordé était celui du nucléaire iranien [20].

3. Un compromis inattendu de l’Iran

Finalement, le 19 août, tout semblera se précipiter : l’Iran annoncera officiellement à ses interlocuteurs américains, chinois, russe et européens sa décision d’abandonner sa demande d’un retrait de l’IRGC de la liste américaine des organisations terroristes [21], laissant entrevoir l’imminence de la conclusion d’un accord. Les contours de celui-ci seront d’ailleurs fort opportunément divulgués le même jour par une source de la version arabophone d’Al Jazeera [22] ; l’accord prévoirait ainsi une mise en place progressive des décisions prises en son sein, à raison de quatre périodes de 120 jours.

Ainsi, dès le lendemain de la signature du traité, les sanctions frappant 17 banques ainsi que 150 institutions économiques iraniennes seraient levées ; en échange, Téhéran s’engagerait à immédiatement cesser ses recherches sur les technologies nucléaires et à revenir autant que possible aux limites - franchies depuis longtemps [23] - prévues par l’accord de 2015. Au terme de la première période de 120 jours, si chaque belligérant a tenu ses promesses, l’Iran serait autorisé à exporter 50 millions de barils de pétrole par jour. Les Etats-Unis seraient quant à eux contraints de payer une amende s’ils se retiraient à nouveau de l’accord, comme ils l’avaient fait en 2018.

Depuis la diffusion par l’Iran de cette nouvelle proposition d’accord, que l’Union européenne, la Chine et la Russie approuvent, tous les regards sont désormais tournés vers les Etats-Unis ; ces derniers n’ont, en effet, pas encore donné leur avis définitif et font l’objet d’un lobbying intensif de la part des Israéliens qui tentent, coûte que coûte, de dissuader leurs alliés de ne pas signer cet accord qui permettra à l’Iran de respirer à nouveau économiquement et politiquement. Les Etats-Unis étudient par ailleurs la possibilité d’un « Plan B », selon les termes de la Maison Blanche, qui consisterait à exercer davantage encore de pression sur l’Iran [24].

4. La conclusion d’un nouvel accord suspendue à la décision de Washington

Le 21 août, le Président américain Joe Biden s’entretiendra au sujet du dossier iranien avec son homologue français Emmanuel Macron, le Chancelier allemand Olaf Scholz et le Premier ministre britannique Boris Johnson, sans que les détails exacts de leurs échanges n’aient été rendus publics [25]. Le lendemain, l’Iran exprimera son irritation face à « la procrastination des Américains » et leur délai à donner leur réponse alors que Josep Borrell indiquait que la proposition iranienne apparaissait « raisonnable » aux yeux de l’Union européenne [26] et espérait une « réponse rapide » de la part de Washington [27].

Le surlendemain, le mercredi 24 août, la réponse tant attendue des Américains parviendra à Téhéran par l’intermédiaire, comme à l’accoutumée, de l’Union européenne et plus particulièrement d’Enrique Mora ; interrogé sur le contenu de la contre-proposition américaine, un responsable américain déclarera, volontairement évasif, « qu’il s’agit juste de mots, de phrases et de paragraphes » [28]. Si le contenu de la réponse américaine n’est toujours pas connu, l’Iran ne semble pas en être satisfaite : son négociateur affirmait le 25 août, dans une interview à RFI et France 24, que « les États-Unis regardent les demandes du régime israélien comme une priorité, alors que l’ensemble de l’Union européenne se bat contre la crise énergétique, laquelle va devenir encore pire au cours des prochains mois. Les États-Unis semblent vouloir ignorer cette crise pour faire plaisir aux Israéliens » [29].

5. Une opposition d’Israël

Tel-Aviv semble, de fait, plus que jamais sur le pied de guerre diplomatique et militaire. Le Premier ministre israélien Yair Lapid a ainsi pressé l’administration Biden de ne pas restaurer l’accord, affirmant que les fonds iraniens - estimés à environ 100 milliards de dollars [30] - qui seront dégelés à travers le monde seront autant de ressources en plus dans lesquelles Téhéran puisera afin de mener des actions de déstabilisation au Moyen-Orient et d’accroissement de la menace pesant à l’encontre de l’intégrité de l’Etat d’Israël [31].

Ce dernier continue ainsi de se préparer à un potentiel affrontement avec l’Iran : si plusieurs médias israéliens aux sources opaques font état « d’exercices secrets » israélo-américains ces derniers mois, au cours desquels des F-35 [32] israéliens seraient parvenus à pénétrer l’espace aérien iranien sans être détectés [33], Israël est tenu responsable de nombreuses opérations militaires contre l’Iran et ses alliés ces derniers mois. Des centaines de drones iraniens auraient ainsi été détruits lors d’une frappe à Kermanshah en mars dernier [34] tandis qu’un officier supérieur de l’IRGC était assassiné en mai dernier à Téhéran [35] et que les aciéries iraniennes étaient frappées par une puissante cyberattaque en mai [36]. Les Etats-Unis, dans une volonté probable de rassurer Israël quant à son engagement à ses côtés, frappaient quant à eux le 24 août - jour de l’envoi de leur réponse à Téhéran - plusieurs cibles de l’IRGC en Syrie, dans la province de Deir-ez-Zor [37] ; le lendemain, plusieurs soldats américains étaient blessés lors de tirs indirects de représailles par des milices affiliées à l’Iran [38] auxquels les Etats-Unis répondaient immédiatement par de nouvelles frappes que le Pentagone caractérisait explicitement de « message à l’Iran » [39].

Conclusion

Le climat diplomatico-militaire entre les Etats-Unis et l’Iran reste ainsi particulièrement tendu et peu propice à un geste de Washington envers Téhéran ; toutefois, le volontarisme des Européens dans ce dossier et la crise énergétique devraient tenter les Américains, préoccupés par le conflit en Ukraine, de mettre fin au dossier du nucléaire iranien et pouvoir ainsi concentrer leurs efforts diplomatiques et sécuritaires sur la Russie. Les élections de mi-mandat aux Etats-Unis en novembre prochain et le degré de perméabilité de l’administration américaine face au lobbying de l’Etat hébreu, qui connaîtra quant à lui des élections législatives en novembre également, sont des variables majeures de l’équation décisionnelle américaine ; les prochaines semaines devraient ainsi se montrer cruciales dans la conclusion, ou non, d’un nouvel accord sur le nucléaire iranien.

Sitographie :
- Iran says it has new ideas on nuclear deal after EU proposes text, Al Jazeera, 26/07/2022
https://www.aljazeera.com/news/2022/7/26/iran-says-it-has-new-ideas-on-nuclear-deal-after-eu-proposes-text
- Iran deploys more centrifuges as it proposes new round of talks, Al Jazeera, 01/08/2022
https://www.aljazeera.com/news/2022/8/1/iran-deploys-more-centrifuges-as-it-proposes-new-round-of-talks
- Iran to further limit nuclear commitments : What’s next ?, Al Jazeera, 02/12/2020
https://www.aljazeera.com/news/2020/12/2/iran-to-further-limit-nuclear-commitments-whats-next
- Iran nuclear talks to restart in Vienna with EU mediation, Al Jazeera, 03/08/2022
https://www.aljazeera.com/news/2022/8/3/iran-nuclear-talks-to-restart-in-vienna-with-eu-mediation
- ‘Right direction’ : Iran nuclear officials optimistic on deal, Al Jazeera, 07/08/2022
https://www.aljazeera.com/news/2022/8/7/iran-nuclear-deal-negotiators-optimistic-about-possible-agreement
- EU proposes "final text" for reviving Iran nuclear deal, Xinhuanet, 09/08/2022
https://english.news.cn/20220809/cbc1b3bf50424598a150d90bb47f302b/c.html
- Iran nuclear deal could be near as EU circulates ‘final text’, Al Jazeera, 08/08/2022
https://www.aljazeera.com/news/2022/8/8/iran-nuclear-talks-end-producing-final-text-official
- Iran says nuclear talks positive but expectations not fully met, MENA Affairs, 15/08/2022
https://menaaffairs.com/iran-says-nuclear-talks-positive-but-expectations-not-fully-met/
- Iran wants IRGC removed from US terrorist list as nuclear talks resume in Vienna, The National News, 04/08/2022
https://www.thenationalnews.com/mena/2022/08/04/iran-wants-irgc-removed-from-us-terrorist-list-as-nuclear-talks-resume-in-vienna/
- Man-made uranium found at ’undeclared’ site in Iran – IAEA, TRT World, 11/11/2019
https://www.trtworld.com/middle-east/man-made-uranium-found-at-undeclared-site-in-iran-iaea-31300
- IAEA urges Iran to explain uranium particles at undeclared sites, BBC News, 07/06/2021
https://www.bbc.com/news/world-middle-east-57386296
- Nuclear talks positive but expectations not fully met, Iran says, Al Jazeera, 15/08/2022
https://www.aljazeera.com/news/2022/8/15/vienna-nuclear-talks-progress-expectations-not-fully-met-iran
- Iran’s Chief Negotiator In Muscat As Prospects Of Saving 2015 Deal Fade, Iran International, 07/07/2022
https://www.iranintl.com/en/202207070853
- Assistant Foreign Minister for Regional Affairs Meets Iranian Deputy Foreign Minister, Qatar News Agency, 13/08/2022
https://www.qna.org.qa/en/News-Area/News/2022-08/13/0016-assistant-foreign-minister-for-regional-affairs-meets-iranian-deputy-foreign-minister
- Assistant Foreign Minister for Regional Affairs Holds Phone Call with IAEA Director-General, Qatar News Agency, 14/08/2022
https://www.qna.org.qa/en/News-Area/News/2022-08/14/0070-assistant-foreign-minister-for-regional-affairs-holds-phone-call-with-iaea-director-general
- IAEA urges Iran to explain uranium particles at undeclared sites, BBC News, 07/06/2021
https://www.bbc.com/news/world-middle-east-57386296
- Iran’s nuclear programme is ’galloping ahead’, IAEA chief says, France24, 22/07/2022
https://www.france24.com/en/middle-east/20220722-iran-s-nuclear-programme-is-galloping-ahead-iaea-chief-says
- Leaders of US, UK, France, Germany discuss Iran nuclear deal, Al Jazeera, 21/08/2022
https://www.aljazeera.com/news/2022/8/21/leaders-of-us-uk-france-germany-discuss-iran-nuclear-issue
- Iran blames ‘procrastinating’ US for nuclear deal delays, Al Jazeera, 22/08/2022
https://www.aljazeera.com/news/2022/8/22/iran-blames-procrastinating-us-for-nuclear-deal-delays
- EU hopes for quick US response to Iran nuclear deal, Al Jazeera, 22/08/2022
https://www.aljazeera.com/news/2022/8/22/eu-hopes-for-quick-us-response-to-iran-nuclear-deal
- U.S. reacts to Iranian comments on draft nuclear deal, Politico, 24/08/2022
https://www.politico.com/news/2022/08/24/u-s-iran-comments-draft-nuclear-deal-00053550
- Nucléaire : sans accord, « l’hiver sera très froid en Europe », prévient le conseiller des négociateurs iraniens, RFI, 25/08/2022
https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20220825-nucl%C3%A9aire-sans-accord-l-hiver-sera-tr%C3%A8s-froid-en-europe-pr%C3%A9vient-seyed-mohammad-marandi
- Iran Says $7 Billion In Frozen Funds About To Be Returned To Tehran, Forbes, 11/04/2022
https://www.forbes.com/sites/dominicdudley/2022/04/11/iran-says-7-billion-in-frozen-funds-about-to-be-returned-to-tehran/
- Iran receives US response to nuclear deal draft, Lapid decries deal, The Jerusalem Post, 24/08/2022
https://www.jpost.com/breaking-news/article-715475
- Selon un journal saoudien, des F-35 israéliens auraient pénétré l’espace iranien, The Times of Israël, 24/08/2022
https://fr.timesofisrael.com/selon-un-journal-saoudien-des-f-35-israeliens-auraient-penetre-lespace-iranien/
- Hundreds of Iranian drones said destroyed in strike blamed on Israel, The Times of Israël, 15/03/2022
https://www.timesofisrael.com/liveblog_entry/hundreds-of-iranian-drones-said-destroyed-in-strike-blamed-on-israel/
- Israel told US it was behind assassination of IRGC officer in Tehran : Report, Middle East Monitor, 26/05/2022
https://www.middleeastmonitor.com/20220526-israel-told-us-it-was-behind-assassination-of-irgc-officer-in-tehran-report/
- Iran’s steel industry hit by cyberattack as tensions with Israel rise, Tech Monitor, 27/06/2022
https://techmonitor.ai/technology/cybersecurity/iran-steel-cyberattack-israel
- US carries out raids in Syria on ‘Iran-linked’ targets, Al Jazeera, 24/08/2022
https://www.aljazeera.com/news/2022/8/24/us-military-carries-out-raids-in-syria-on-iran-linked-targets
- ‘Iran-linked’ fighters killed, US soldiers injured in Syria clash, Al Jazeera, 25/08/2022
https://www.aljazeera.com/news/2022/8/25/us-soldier-wounded-fighters-killed-in-latest-syria-strikes
- US says airstrikes in eastern Syria were a message to Iran, France24, 25/08/2022
https://www.france24.com/en/middle-east/20220825-us-says-airstrikes-in-eastern-syria-were-a-message-to-iran

Publié le 02/09/2022


Emile Bouvier est chercheur indépendant spécialisé sur le Moyen-Orient et plus spécifiquement sur la Turquie et le monde kurde. Diplômé en Histoire et en Géopolitique de l’Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne, il a connu de nombreuses expériences sécuritaires et diplomatiques au sein de divers ministères français, tant en France qu’au Moyen-Orient. Sa passion pour la région l’amène à y voyager régulièrement et à en apprendre certaines langues, notamment le turc.


 


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