Appel aux dons mardi 14 avril 2026



https://www.lesclesdumoyenorient.com/3890



Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient

Plus de 3200 articles publiés depuis juin 2010

lundi 13 avril 2026


Accueil / Portraits et entretiens / Entretiens

Entretien avec Jean Marcou – La position de la Turquie dans le contexte de la guerre en Iran

Par Anne-Lucie Chaigne-Oudin, Jean Marcou
Publié le 13/03/2026 • modifié le 13/03/2026 • Durée de lecture : 11 minutes

Jean Marcou

Comment a réagi le président Erdoğan au déclenchement de la guerre contre l’Iran ?

Lors de sa première réaction à l’annonce du déclenchement de la guerre contre l’Iran, Recep Tayyip Erdoğan s’est dit « profondément attristé et inquiet », évoquant même l’hypothèse « d’une provocation de Benyamin Netanyahou ». Par la suite, il a estimé que cette opération était « une violation flagrante du droit international », en regrettant les souffrances endurées du peuple iranien. Toutefois, il a d’emblée condamné les frappes déclenchées par la République islamique contre ses voisins arabes, en particulier dans le Golfe, en les qualifiant « d’inacceptables », et en appelant tous les acteurs internationaux à réagir, en particulier ceux du monde islamique. Dès le début de la crise, le président turc s’est lancé dans une intense opération de diplomatie téléphonique, en entrant en contact avec de nombreux dirigeants régionaux et internationaux. Pour sa part, Hakan Fidan, le ministre turc des Affaires étrangères a appelé les protagonistes du conflit à la désescalade, en offrant la médiation de son pays ; une posture assez traditionnelle d’Ankara qu’on a pu observer encore récemment, à plusieurs reprises, dans le cadre du conflit ukrainien.

D’emblée les responsables turcs ont également démenti les accusations selon lesquelles, en tant que membre de l’OTAN, elle soutiendrait activement les frappes américaines contre l’Iran, rappelant n’avoir pas autorisé l’utilisation de son espace aérien, de son territoire ou de ses bases pour des opérations militaires menées contre ce pays. On retrouve ici une attitude assez classique de la diplomatie turque, remontant à la période kémaliste, qui veut signifier que, sauf à y être engagé directement et de son propre gré, ce pays n’entend pas être impliqué dans des crises internationales qu’il ne maitrise pas, à plus forte raison si elles concernent ses voisins. Il reste que cette posture « neutraliste » ne fait pas totalement disparaître les interrogations concernant deux installations militaires turques en particulier : la base d’İncirlik, qui a joué un rôle essentiel pendant et après la guerre froide, notamment à l’occasion des grandes interventions américaines au Moyen-Orient depuis le début des années 1990, et le radar de détection précoce de Kürecik, élément important du bouclier antimissile de l’OTAN, dont la construction en 2011 avait provoqué l’ire de l’Iran, qui le percevait déjà comme principalement dirigé contre lui.

Ahmet Davutoğlu, emblématique chef de la diplomatie turque entre 2009 et 2014, qui fut aussi Premier ministre de 2014 à 2016, et qui dirige désormais un petit parti d’opposition, s’est d’ailleurs rapidement et significativement exprimé sur le sujet pour conseiller au gouvernement turc d’interdire l’usage de son territoire et de ses installations militaires dans les attaques menées contre l’Iran, évoquant explicitement la base aérienne d’İncirlik et le radar de Kürecik. Si la base en question ne paraît pas avoir été utilisée comme un dispositif de combat offensif dans les opérations menées depuis le 28 février contre l’Iran, en revanche le radar de Kürecik est actif et joue un rôle défensif majeur dans la protection de la Turquie et des pays de l’Alliance. Les autorités turques ont d’ailleurs déployé une batterie de missiles de défense aérienne Patriot aux abords de Kürecik, après que l’OTAN a intercepté, le 9 mars, le deuxième missile iranien qui avait pris la Turquie pour cible. Par ailleurs, on observe que le 12 mars 2026, des responsables du ministère turc de la Défense se sont, une nouvelle fois, employés à minorer la présence américaine sur la base de Kürecik, en expliquant qu’il s’agissait « d’une base turque » dont « toutes les installations appartiennent à la République de Turquie » et dont « le commandant est un général de brigade turc ». Ces mêmes responsables ont en outre souligné que « la présence de soldats américains ne fait pas de cette base une base américaine, puisque du personnel militaire espagnol, polonais et qatari s’y trouve également ».

Pour conclure, on peut dire que la position d’Ankara combine trois fondamentaux de la politique étrangère turque : la prudence républicaine, qui dans la ligne de l’héritage kémaliste, vise à sanctuariser le territoire turc et ses installations pour qu’ils ne soient pas directement exposés aux retombées d’un conflit initié par des puissances extérieures ; l’activisme diplomatique, cher aux dirigeants de l’AKP, qui s’exprime par une densité d’échanges téléphoniques tous azimuts et des initiatives multiples (appel à la désescalade, concertation internationale, médiation…) ; l’aptitude au grand écart, qui permet d’assumer des responsabilités de membre de l’OTAN sans s’engager vraiment dans une guerre dont on ne connaît pas l’issue.

Au fond, il s’agit d’une position prudente, rejetant la guerre, mais d’une façon moins frontale que ne l’a fait le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez. Lors d’un iftar le 11 mars 2026, Recep Tayyip Erdoğan déclarait à nouveau : « La Turquie prône la diplomatie, non le conflit. Elle est pour la paix et la stabilité, non pour le chaos et les troubles. Elle recherche le rapprochement, non l’hostilité. ». Mais cette approche veille également à préserver les bonnes relations que Recep Tayyip Erdoğan a établies avec Donald Trump. On observe, à cet égard, que l’implication israélienne dans les opérations a finalement été peu évoquée et dénoncée par Ankara, pourtant adepte d’une rhétorique comminatoire à l’égard de l’État hébreu. Par ailleurs, on remarque que le chef de l’État turc met en garde l’Iran avec une insistance croissante contre la tentation d’étendre à la Turquie les représailles qu’il fait subir aux pays du Golfe.

Quelles sont les relations entretenues entre la Turquie et l’Iran ?

Ce sont des relations anciennes et complexes qui remontent aux Empires safavide et ottoman, époque à laquelle, le premier s’est posé en pôle du chiisme duodécimain (consacré religion d’État), au moment où le second devenait le pôle du sunnisme (prise du titre de calife par le Sultan Sélim 1er, après la conquête de l’Égypte). L’Iran et la Turquie modernes ont la réputation d’avoir été capables de neutraliser leur antagonisme ancestral pour vivre en paix depuis le 17e siècle, derrière la même frontière. Mais, par-delà cette quiétude apparente, perdure une rivalité mal éteinte, toujours prête à se raviver. C’est ce qui explique que l’on emploie souvent la formule ambiguë « ni amis, ni ennemis » pour résumer une relation entre ces deux voisins dont l’inconstance se vérifie aisément au cours des dernières années.

On se souvient qu’au tournant de la deuxième décennie du millénaire, lors de la déclaration tripartite de Téhéran, la Turquie aux côtés du Brésil avait tenté de résoudre le dossier nucléaire iranien. Mais en 2015, Recep Tayyip Erdoğan, inquiet du développement de l’influence de l’Iran dans la région, avait soutenu l’intervention de l’Arabie saoudite et des EAU au Yémen contre les Houthis. Pourtant alors même que cette opération tourne au fiasco et que ses relations avec le monde arabe se dégrade, Ankara se retrouve en 2017 aux côtés de Téhéran pour soutenir le Qatar, en conflit avec ses voisins du Golfe, qui ont déclaré un embargo contre lui. C’est aussi l’époque où la Turquie et l’Iran s’engagent avec la Russie dans le processus d’Astana pour essayer de trouver une issue à la crise syrienne et s’opposent à la tentative de déclaration d’indépendance des Kurdes d’Irak. Mais à partir de 2019-2020, l’antagonisme structurel entre les deux pays se réveillent. L’Iran s’inquiète des positions acquises par la Turquie dans les conflits régionaux (multiplication des intervention militaires turques en Syrie et en Irak, soutien à la reconquête du Haut-Karabakh par l’Azerbaïdjan). À cela s’ajoute la décision par la Turquie de réduire ses importations de gaz et de pétrole iraniens, suite à l’intensification des sanctions américaines, et la nécessité pour elle de renouer avec les pays du Golfe pour enrayer la crise économique à laquelle elle est confrontée. L’important succès stratégique remporté par la Turquie après la chute de Bachar al-Assad, achève de l’éloigner une nouvelle fois de l’Iran, chassé de Syrie.

Cette inconstance diplomatique est confortée par la méfiance qu’inspire la République islamique à l’opinion publique turque. Bien que la plupart des Turcs rejettent la guerre menée actuellement contre l’Iran et perçue comme un conflit dangereux imposé par des puissances extérieures, une majorité d’entre eux se disent en faveur d’un changement de régime dans ce pays. Une enquête récente, menée par l’Institut ASAL, pour identifier les pays perçus comme amis et ennemis, montrent en outre qu’après Israël et les États-Unis, mais avant la Russie, l’Iran est le pays le plus redouté par les Turcs. C’est aussi significativement celui qui suscite le plus d’opinions indécises. Au sein d’une société politiquement très polarisée, il suscite un double mouvement de défiance : celui des laïques qui dénoncent la violation des droits des femmes par le régime des mollahs ; celui des conservateurs sunnites et des islamistes, méfiants à l’égard d’une théocratie et d’une branche de l’islam qu’ils connaissent mal, voire qu’ils craignent.

Le président Erdoğan a réagi, le 9 mars 2026, alors qu’un deuxième missile iranien était intercepté, tiré d’Iran vers la Turquie, un premier ayant été détruit, le 4 mars. Pour quelles raisons l’Iran tire-t-il des missiles vers la Turquie ?

Même si la Turquie a souvent été perçue par les Occidentaux, du fait des relations qu’elle a nouées avec la Russie, la Chine et même les BRICS, comme « un pays qui dérive vers l’Est », elle reste, pour l’Iran, un membre de l’OTAN, qui participe au bouclier antimissile de celle-ci, avec notamment le radar de détection précoce de Kürecik.

Certes, nous l’avons dit, Ankara ne s’est pas activement impliquée dans cette guerre, mais sa défense aérienne s’inscrit dans le dispositif de l’OTAN. C’est d’ailleurs ce dispositif qui a permis de détruire rapidement les deux missiles dirigés vers le territoire, depuis le début de la crise. La Turquie fait donc potentiellement partie de l’espace de riposte et de représailles de l’Iran. On a vu que, non loin d’elle, Chypre qui n’est pas membre de l’OTAN, mais qui abrite des bases britanniques, a été aussi la cible de tirs de drones. Il reste que la Turquie n’a été visée que par deux tirs, rien à voir avec la pluie de missiles et de drones qui s’est abattue sur les monarchies du Golfe ou sur le Kurdistan irakien. Heureusement pour ce pays qui redoute les conséquences économiques et migratoires que pourrait avoir pour lui cette crise, si elle se déplaçait du Golfe vers la Méditerranée orientale !

De toute évidence, ces tirs iraniens contre la Turquie relèvent plus à ce stade d’une stratégie d’intimidation, certains ayant même émis au départ qu’il puisse s’agir (en tout cas pour le premier) d’erreurs. Quoi qu’il en soit, on peut penser que l’Iran ne souhaite pas entrer dans une escalade avec un voisin qui dispose de moyens militaires redoutables. Ce dernier, qui avait d’ailleurs réagi avec modération lors du premier tir, a très nettement durci le ton après le deuxième tir et les frappes qui ont atteint son allié azerbaïdjanais, écartant cette fois l’hypothèse d’une erreur et regrettant que Téhéran s’engage dans une démarche « erronée et provocatrice », selon les dires de Recep Tayyip Erdoğan en personne.

Qu’en est-il de l’éventualité d’une intervention des Kurdes iraniens contre les forces iraniennes ? Quelle est la position de la Turquie sur ce sujet ?

Après avoir annoncé ce scénario, Donald Trump y a finalement renoncé, pour ne pas, a-t-il dit, ajouter de la complexité à une crise déjà passablement confuse. S’appuyant sur une coalition précaire des cinq mouvements kurdes iraniens les plus influents, mise sur pied le 22 février 2026, ce projet américain imaginait pouvoir leur faire lancer une offensive à partir du Nord de l’Irak vers le Rojhilat (provinces kurdes iraniennes). Mais cette affaire posait plusieurs problèmes…

En premier lieu, pouvait-on y associer le PJAK (Parti pour une vie libre au Kurdistan) ? Considérée comme la branche iranienne du PKK, cette organisation figure sur la liste des organisations considérées comme terroristes par les États-Unis. Elle a en outre adopté une position ambivalente après le début de la crise, se déclarant à la fois hostile au régime des mollahs et à la guerre lancée contre ce dernier. En second lieu, même sans le PJAK, une telle opération aurait été sans doute très mal accueillie par la Turquie, inquiète de voir naitre un nouveau front kurde susceptible de conduire à l’avènement d’un espace autonome kurde en Iran ; et cela, au moment même où Ankara a engagé, depuis octobre 2024, un processus de règlement politique de la question kurde. On sait que ce dernier a théoriquement abouti à la dissolution du PKK alors que parallèlement les Kurdes syriens se sont retrouvés contraints de s’intégrer au nouveau régime d’Ahmed al-Charaa, après la disparition du Rojava.

La Turquie n’a pas manqué de faire savoir qu’elle suivait attentivement les activités du PJAK et a plaidé pour la préservation de l’intégrité du territoire iranien. Lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue allemand, le 12 mars 2026, Hakan Fidan, le ministre turc des Affaires étrangères a notamment déclaré : « Nous constatons que des scénarios séparatistes refont surface, cette fois-ci concernant l’Iran. Nous nous opposons fermement à tout plan visant à déclencher une guerre civile en Iran et à attiser les conflits sur des bases ethniques et religieuses. »

Pour quelles raisons des avions de chasse F-16 ont-ils été déployés par la Turquie dans le nord de Chypre ?

Après un temps de réflexion, la Turquie a décidé d’envoyer six F-16 en RTCN (République turque de Chypre du Nord, qui n’est reconnue quasiment que par Ankara) pour des raisons de sécurité, afin officiellement de rassurer les dirigeants et les habitants du nord de l’île d’Aphrodite, inquiets du tour pris par les événements. Cet envoi fait suite aux deux frégates et aux quatre F-16, dépêchés aux premiers jours du conflit, par la Grèce, au large de la partie sud (et grecque) de l’île, après l’émoi provoqué par la chute d’un drone sur l’une des bases britanniques (Akrotini) qui s’y trouve. À l’occasion de cet incident, le gouvernement chypriote (grec) a reproché aux Britanniques le temps mis à déployer des renforts pour sécuriser leurs bases, et leur absence de concertation avec les autorités locales.

Mais au-delà de ce souci de sécurité, on peut penser que la Turquie s’inquiète des conséquences que pourrait avoir la guerre en cours sur les équilibres stratégiques régionaux, et notamment sur le statut de démilitarisation des îles de la mer Égée. Ce statut est complexe parce qu’il relève de plusieurs traités historiques (Traité de Lausanne de 1923, Convention de Montreux de 1936 et Traité de Paris de 1947) dont l’interprétation est de longue date l’objet d’une querelle avec Athènes, Ankara n’étant au demeurant même pas partie de l’un d’entre eux (Paris).

Par ailleurs on observe que la France, dont le porte-avions Charles de Gaulle a été envoyé en Méditerranée orientale et dont le président s’est rendu à Chypre le 9 mars 2026, a décidé d’apporter son soutien à l’île européenne, au large de laquelle elle a envoyé la frégate Languedoc. D’autres pays européens (l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas) ont pris des mesures d’appui similaires. Ces dernières ne s’insèrent pas dans le cadre de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) de l’UE, qui n’a pas été formellement activée. Ce sont des décisions d’États, comme d’ailleurs celle d’envoyer des F-16 par la Turquie. En réalité, les réactions en ordre dispersé de ces différents acteurs (Chypre, Grèce, Turquie, Royaume-Uni, États-membres de l’Union européenne-UE) reflètent le morcellement et les contradictions de la défense occidentale en Méditerranée orientale.

En premier lieu, il faut rappeler que l’île de Chypre, membre de l’UE, formellement dans sa totalité, est concrètement divisée, depuis l’intervention turque de 1974, sa partie nord ayant fait sécession et s’étant autoproclamée RTCN. Pour parvenir à la réunification de l’île, des pourparlers sous l’égide de l’ONU ont eu lieu en vain jusqu’en 2017. Mais, depuis leur interruption, tant la RTCN que la Turquie font de la reconnaissance d’une solution à deux États, le préalable à la reprise de toute négociation. En deuxième lieu, bien qu’abritant des bases du Royaume-Uni, membre de l’OTAN, Chypre qui n’était pas indépendante, lors de la création de l’Alliance, n’en fait pas partie, et demande à y adhérer depuis des années ; ce à quoi la Turquie s’oppose. La crise actuelle pourrait donc relancer la question de la candidature de Chypre à l’OTAN ; ce qui est d’autant plus problématique qu’en troisième lieu, la Turquie qui est, elle, membre de l’OTAN, demande à être associée à la PSDC de l’UE (dont elle n’est pas membre) ; ce que la Grèce et Chypre rejettent.

On comprend donc que la sécurité de Chypre renvoie à la Turquie l’image confuse de la défense occidentale dans la zone et de la place incertaine qui y est la sienne. Il est vrai qu’on pourrait aussi imaginer que la crise actuelle amène à débattre d’une défense européenne autonome et du rôle que la Turquie pourrait y tenir. Ce serait une manière de sortir par le haut de polémiques sans fin. Mais il n’est pas sûr que le moment s’y prêtent.

Publié le 13/03/2026


Anne-Lucie Chaigne-Oudin est la fondatrice et la directrice de la revue en ligne Les clés du Moyen-Orient, mise en ligne en juin 2010.
Y collaborent des experts du Moyen-Orient, selon la ligne éditoriale du site : analyser les événements du Moyen-Orient en les replaçant dans leur contexte historique.
Anne-Lucie Chaigne-Oudin, Docteur en histoire de l’université Paris-IV Sorbonne, a soutenu sa thèse sous la direction du professeur Dominique Chevallier.
Elle a publié en 2006 "La France et les rivalités occidentales au Levant, Syrie Liban, 1918-1939" et en 2009 "La France dans les jeux d’influences en Syrie et au Liban, 1940-1946" aux éditions L’Harmattan. Elle est également l’auteur de nombreux articles d’histoire et d’actualité, publiés sur le Site.


Jean Marcou est actuellement Professeur des Universités à l’IEP de Grenoble (France) après avoir été pensionnaire scientifique à l’Institut Français d’Études Anatoliennes d’Istanbul où il a dirigé, de 2006 à 2010, l’Observatoire de la Vie Politique Turque (OVIPOT – http://ovipot.hypotheses.org/). Il a été aussi directeur de la Section francophone de la Faculté d’Économie et de Sciences Politiques de l’Université du Caire (Égypte), entre 2000 et 2006.
A l’IEP de Grenoble, il est directeur des relations internationales et dirige également le Master « Intégration et Mutations en Méditerranée et au Moyen-Orient. » Ses principaux champs d’enseignement et de recherche concernent la vie politique turque (Constitutions, élections et partis politiques…), les transitions politiques dans le sud de l’Europe, l’Union européenne, et l’évolution des équilibres politiques au Moyen-Orient (vue notamment au travers de la politique étrangère turque).

Derniers articles parus (2011-2012)
 Nombreux articles dans le « Blog de l’OVIPOT » : http://ovipot.hypotheses.org
 Marcou (Jean), « Turquie. La présidence de la République, au cœur des mutations du système politique », P@ges Europe, 26 mars 2012 – La Documentation française © DILA http://www.ladocumentationfrancaise.fr/pages-europe/d000481-turquie.-la-presidence-de-la-republique-au-caeur-des-mutations-du-systeme-politique-par/article
 Marcou (Jean). « Le modèle turc controversé de l’AKP », in Moyen-Orient, N°13, janvier-mars 2012, p. 38 à 43.
 Marcou (Jean). « La place du monde arabe dans la nouvelle politique étrangère d’Ahmet Davutoglu », in Dorothée Schmid (dir.), Le retour de la Turquie au Moyen-Orient, Editions du CNRS - IFRI, décembre 2011, p. 49-68
 Marcou (Jean).- « La nouvelle politique étrangère de la Turquie », Les Clés du Moyen-Orient, décembre 2011, http://www.lesclesdumoyenorient.com/La-nouvelle-politique-etrangere-de.html
 Marcou (Jean). « Les multiples visages du modèle turc », Futuribles, N°379, novembre 2011, p. 5 à 22.
 Marcou (Jean). « La politique turque de voisinage », EurOrient (L’Harmattan), N°35-36, novembre 2011, p. 163-179
 Marcou (Jean). « Recep Tayyip Erdogan, plus que jamais maître à bord », Grande Europe (La Documentation française), N°36, Septembre 2011, p. 12 à 21.
 Marcou (Jean). « Turcs et Arabes : vers la réconciliation ? » in Qantara (Revue de l’Institut du Monde Arabe), N°78, janvier 2011, p. 49 à 54.


 


Gaz

Iran

Politique