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Guerre(s) au Moyen-Orient : point de situation au 1er avril 2026

Par Michel Isidore
Publié le 01/04/2026 • modifié le 01/04/2026 • Durée de lecture : 12 minutes

I. Faits militaires notables

Sur le plan purement militaire, le conflit s’est poursuivi avec une intensité toute particulière : le 18 mars, en coordination avec les Etats-Unis, Israël a frappé la portion iranienne du champ gazier de South Pars dans le golfe Persique, ainsi que diverses raffineries iraniennes [1]. Ce bombardement a représenté une nouvelle escalade dans le conflit dans la mesure où ce champ gazier, l’un des plus vastes et riches du monde, est la principale source d’approvisionnement énergétique intérieure de l’Iran [2], provoquant un nouveau choc sur les marchés de l’énergie dans le monde [3]. Il s’agit, par ailleurs, de la première attaque depuis le début du conflit ciblant spécifiquement des installations de production d’énergie, plutôt que des sites associés plus généralement à l’industrie pétrolière et gazière [4]. En représailles, l’Iran a visé diverses infrastructures énergétiques dans la péninsule arabique, dont le site hautement stratégique de Ras Laffan, au Qatar [5]. Outre cette escalade, les bombardements se sont poursuivis dans la région, en particulier en Iran et au Liban. Au 28 mars, les Etats-Unis revendiquaient avoir frappé plus de 11 000 cibles en Iran (sur les 16 000 que Washington se serait fixé de détruire, selon le président américain [6]). Les installations nucléaires, civiles comme militaires, sont toujours l’objet de frappes : les sites iraniens d’Ardakan [7], Arak [8] et de Natanz [9] en particulier ont été ciblés par l’aviation israélienne et américaine, de même que celui de Dimona en Israël par des missiles iraniens [10].

L’armée iranienne, de fait, continue de faire la démonstration de sa résilience : en dépit du marmitage américano-israélien dont l’Iran fait l’objet, Téhéran continue de bombarder la région et de mener des opérations audacieuses et, parfois, réussies : si l’attaque le 20 mars de la base américano-britannique de Diego Garcia, située à plus de 4 000 km des côtes iraniennes, s’est avéré un succès médiatique (en démontrant la capacité de l’Iran à frapper aussi loin de son territoire) mais un échec militaire (sur les deux missiles tirés, l’un s’est abîmé en mer, l’autre a été intercepté par un bâtiment américain), d’autres opérations plus récentes ont obtenu, elles, de vrais succès : sans mentionner le F-35 américain endommagé par un tir iranien le 19 mars (première occurrence d’un appareil furtif touché en combat [11]), le bombardement par l’Iran le 27 mars de la base Prince Sultan, en Arabie saoudite, a blessé une dizaine de soldats américains mais a, surtout, détruit ou gravement endommagé deux avions ravitailleurs KC-135, indispensables aux opérations aériennes israélo-américaines, et un appareil de surveillance E-3 Sentry AWACS [12], dont le rôle dans la détection des drones et missiles iraniens est central. Les Etats-Unis ne possèdent, à l’heure actuelle, plus que quinze E-3 Sentry AWACS [13]. Concomitamment à ces événements, les alliés américano-israéliens poursuivent leur campagne d’élimination des hauts dirigeants iraniens : le chef des forces navales du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, Alireza Tangsiri, de même que le responsable du service de renseignement naval de ce même corps, Behnam Rezaei, ont été tués le 26 mars lors d’une frappe israélienne [14]. Trois jours plus tard, un haut-responsable des Gardiens de la Révolution, Hassan Hassanzadeh, était tué à Téhéran [15].

Enfin, les opérations israéliennes au Liban se poursuivent, tant sur terre que dans les airs : sous le couvert de bombardements parmi les plus intenses de toute la région (et à l’origine en partie [16] de la mort de trois Casques bleus de la FINUL, tués dans des explosions « d’origine inconnue » [17] en début de semaine, peu de temps après que des soldats français de la FINUL ont été pris pour cible par des soldats israéliens [18]) et au prix de pertes régulières [19], Tsahal progresse dans le sud du Liban, sans toutefois parvenir pour le moment à sécuriser le territoire israélien et le prémunir des attaques du Hezbollah [20], de l’Iran [21] et, chose nouvelle, des Houthis : ces derniers, qui s’étaient distingués jusqu’alors par leur attentisme, ont tiré leur première salve de missiles contre Israël le 28 mars, sans avoir toutefois cherché, pour le moment, à perturber à nouveau le trafic dans le détroit de Bab el-Mandeb et en mer Rouge [22].

II. Éléments diplomatiques d’intérêt

En matière diplomatique, les négociations sont restées confuses et infructueuses depuis le dernier point de situation. Le 21 mars, Donald Trump a lancé un ultimatum à Téhéran, exigeant la réouverture du détroit d’Ormuz sous 48 heures, menaçant de frapper les centrales électriques iraniennes [23], avant de se raviser et d’annoncer le surlendemain suspendre cette menace pour cinq jours, affirmant que des discussions étaient en cours avec les autorités iraniennes pour mettre fin au conflit [24]. Si l’Iran a catégoriquement démenti toute négociation, certaines sources [25] feraient toutefois état de discussions entre Washington et Téhéran ; les autorités iraniennes auraient, notamment, rejeté la proposition américaine en exigeant que le Liban soit inclus dans le périmètre du cessez-le-feu, conditionnant tout accord à la fin de la guerre contre le Hezbollah [26].

Ailleurs dans la région, le gouvernement libanais a ordonné l’expulsion de l’ambassadeur iranien à Beyrouth en guise de protestation face à l’ingérence de l’Iran au Liban et de son rôle dans le retour de la guerre dans le pays. Téhéran a toutefois donné comme consigne à son ambassadeur de rester, engageant un bras-de-fer diplomatique avec Beyrouth dont l’issue est pour le moment incertaine [27]. Enfin, en Irak, le Premier ministre Mohammed Shia’ al-Sudani a convoqué le représentant américain afin de protester contre plusieurs frappes ayant provoqué des dizaines de morts sur le sol irakien : bien moins médiatisée que les autres pays du Golfe, la campagne de frappes dont l’Irak fait l’objet est pourtant l’une des plus intenses du Moyen-Orient, juste après l’Iran et le Liban : tandis que les forces américano-israéliennes s’en prennent aux milices chiites irakiennes affiliées à l’Iran [28], ces dernières et Téhéran ciblent de leur côté les bases des Etats-Unis et de leurs alliés en Irak.

III. Au sujet du détroit d’Ormuz et de la hausse mondiale des prix du pétrole

L’Iran continue de bloquer le détroit d’Ormuz en attaquant tout navire cherchant à le traverser (un peu moins d’une trentaine de bateaux ont ainsi été attaqués à dessein depuis le début de la guerre) et de bombarder les pétromonarchies du Golfe (de même que les installations pétrolières israéliennes, à l’instar de la frappe ayant provoqué l’incendie d’une raffinerie à Haïfa le 30 mars [29]). En mer, la dernière attaque majeure de l’Iran remonte au 18 mars : le chimiquier Parimal, battant pavillon paluan, a été la proie des flammes après un impact de missile et a dû être abandonné par son équipage [30]. Dernière attaque en date, le 31 mars, le pétrolier koweïtien Al Salmi a été touché par drone au large de Dubaï, l’endommageant modérément [31].

Sans surprise, la stratégie iranienne fonctionne : alors que le détroit d’Ormuz voyait en moyenne 138 navires croiser quotidiennement, seuls une centaine de vaisseaux au total ont pu traverser le détroit depuis le début du conflit [32]. Les prix du pétrole continuent donc de croître et sont la proie de variations régulières. Ainsi, alors que le cours du pétrole Brent atteignait 166 dollars le 19 mars, la déclaration de Donald Trump relative à de potentielles négociations américano-iraniennes le 23 mars faisait redescendre ce prix à 102 dollars [33]. Finalement, faute d’avancée ou de preuve de l’existence de ces négociations, le cours remontait à 114 dollars le 27 mars [34]. Les missiles tirés par les Houthis contre Israël le 28 mars, et avec eux une nouvelle perturbation du trafic dans le détroit de Bab el-Mandeb - par lequel transite, en moyenne, 12% du commerce mondial -, ont accru la volatilité des cours du pétrole [35]. Face aux contraintes croissantes que représente cette hausse des prix des hydrocarbures pour de nombreux pays, certains sont parvenus à trouver des accords avec Téhéran : ainsi, le 26 mars, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a annoncé que les navires appartenant à cinq pays - la Chine (qui a été le pays destinataire, ces dernières années, d’une quantité allant de 80% à 90% des exportations de pétrole iranien [36]), la Russie, l’Inde, l’Irak et le Pakistan [37] - seraient autorisés à transiter par Ormuz. Le même jour, la Malaisie indiquait que ses navires avaient, eux aussi, obtenu le droit de passage [38]. Des bâtiments thaïlandais ont également été admis à utiliser le détroit après des discussions entre l’Iran et la Thaïlande le 28 mars [39].

IV. Une guerre qui a changé de visage

Au fil des jours et de l’évolution du conflit - et face, notamment, à une résistance iranienne que n’avaient pas anticipé Washington et Tel-Aviv -, la guerre entre l’Iran et le bloc américano-israélien a changé de nature, passant d’une campagne officiellement ciblée sur des objectifs militaires et stratégiques visant à « libérer le peuple iranien » (sic) [40] à une logique beaucoup plus large de pression systémique sur les infrastructures vitales du pays. En effet, dans les premiers temps du conflit, les États-Unis et Israël affirmaient viser prioritairement les capacités militaires iraniennes, les sites nucléaires et les centres de commandement, tout en soutenant publiquement agir dans l’intérêt du peuple iranien, notamment en affaiblissant le régime sans frapper les bases civiles indispensables à la vie quotidienne. Cependant, à mesure que le conflit s’est intensifié et que la résilience iranienne s’est confirmée, les frappes ont progressivement ciblé des infrastructures énergétiques, pétrolières et industrielles, ainsi que des installations critiques comme des usines de désalinisation ou des sites liés à l’approvisionnement en ressources. Israël et les Etats-Unis ont, d’ailleurs, souvent été les initiateurs de cette escalade, à l’instar de la frappe américaine contre l’usine de désalinisation iranienne de Qeshm le 7 mars [41] ayant poussé Téhéran à s’en prendre à son tour à de telles infrastructures dans la région en guise de représailles [42], la frappe israélienne sur le champ gazier de South Pars le 18 mars comme vu supra, ou encore les menaces américaines « d’oblitérer » les centrales électriques iraniennes si Téhéran n’acceptait pas de cessez-le-feu prochainement [43].

Ces actions militaires et menaces explicites visant les centrales électriques, les champs pétroliers ou encore les installations de désalinisation ont marqué un basculement vers une stratégie de coercition économique et logistique dont les populations civiles apparaissent, inévitablement, comme l’une des principales victimes, tant en Iran que dans la péninsule arabique. En effet, ces infrastructures constituent le socle du fonctionnement quotidien de ces pays, conditionnant l’accès à l’électricité, à l’eau potable et à l’énergie nécessaire pour assurer le bon fonctionnement des transports, de l’agriculture… Leur destruction ou leur dégradation affecte directement la population civile, bien au-delà des cercles du pouvoir. Si l’opacité informationnelle régnant en Iran ne permet que difficilement d’appréhender les sentiments de la population iranienne à l’égard des autorités, il apparaît en revanche probable que de telles actions américano-israéliennes puissent contribuer au rapprochement d’une partie des Iraniens avec le pouvoir qui, jusqu’à maintenant, semble toujours tenir bon et ne montrer aucun signe d’affaiblissement.

V. Perspectives à court et moyen terme : vers une opération terrestre américaine ?

A court terme, c’est-à-dire peu ou prou au cours des deux prochaines semaines, le conflit devrait se poursuivre comme il l’a fait ces derniers jours : les campagnes de bombardements devraient continuer avec une intensité égale, parcourues d’incidents médiatisés (à l’instar de la frappe israélienne sur South Pars) et ponctuées de déclarations triomphalistes ou belliqueuses de la part des belligérants, sans qu’aucun ne parvienne véritablement à prendre le dessus sur l’autre. Sur le moyen terme cependant, des évolutions devraient avoir lieu, en raison notamment de la nécessité, pour Washington comme pour Israël, de trouver une issue à ce conflit qui est devenu, pour eux, une guerre d’attrition : en raison de l’intensité des bombardements, et malgré leurs dénégations initiales, les Etats-Unis commencent à manquer de plus en plus de munitions : ainsi, les stocks de missiles Tomahawk, l’un des projectiles les plus couramment utilisés par l’armée américaine, seraient « alarmants » selon des sources sécuritaires américaines [44] : en quatre semaine de conflit, quelque 850 de ces missiles ont été utilisés (sur les 3 100 dont l’armée américaine disposerait [45]), soit neuf fois le nombre de Tomahawk achetés chaque année par les Etats-Unis [46]. Les systèmes d’interception de missiles et drones THAAD seraient, eux aussi, à court progressif de munitions : il resterait assez de stock aux Etats-Unis pour moins d’un mois de conflit ; quant aux missiles ATACMS et PrSM, utilisés pour les frappes de précision, les réserves devraient s’épuiser dans les deux prochaines semaines [47]. De fait, après avoir rapatrié du théâtre asiatique certains de ses systèmes d’armes antiaériens ces dernières semaines, Washington aurait approché Varsovie afin d’évaluer si la Pologne accepterait un retrait temporaire des batteries de défense antiaériennes Patriot positionnées face à la Russie afin de les redéployer au Moyen-Orient [48].

Quant à Israël, engagé en Iran, au Liban, en Syrie, en Palestine et en Irak - et qui doit surveiller sa façade méridionale, sous la menace des Houthis au Yémen -, ses forces armées s’épuisent aussi progressivement : le chef d’état-major israélien Eyal Zamir a ainsi averti le gouvernement que Tsahal était au bord de l’effondrement, appelant à faire adopter une loi visant à accroître les capacités de la conscription et, avec elle, le nombre de soldats déployés (ou en tous cas déployables) sur le terrain [49]. L’armée israélienne a en effet indiqué avoir besoin de renforts au Liban afin de créer la « zone de sécurité » voulue par Tel-Aviv, et alors que la résistance du Hezbollah s’avère plus tenace que prévue [50]. Le principal chef de l’opposition israélienne, Yaïr Lapid, a affirmé quant à lui le 27 mars que l’armée israélienne était « poussée à ses limites et au-delà » et que les opérations actuelles risquaient de conduire à un « désastre sécuritaire » [51].

Pour ces raisons, et parce que le régime iranien semble tenir bon envers et contre tout, l’armée américaine serait en train de prendre les dispositions nécessaires pour une potentielle opération terrestre en Iran, alors que les négociations entre Téhéran et Washington se poursuivraient [52]. Le but de ses préparatifs est double : à la fois disposer des ressources nécessaires pour conduire une telle opération, naturellement, mais aussi accroître la pression militaire et diplomatique contre les autorités iraniennes en leur montrant qu’une opération terrestre pourrait devenir un risque crédible pour elles suivant l’issue des négociations avec les Etats-Unis. Les modalités et objectifs exacts de cette offensive terrestre ne sont pas connus à l’heure actuelle ; toutefois, il apparaît certain, à l’heure actuelle, qu’il ne s’agira pas d’une invasion de l’intégralité du territoire iranien, qui n’aurait que peu de chances d’aboutir et qui n’aurait que peu de sens d’un point de vue stratégique. Il devrait donc s’agir essentiellement de raids menés par des forces spéciales et de la prise de contrôle, par des forces conventionnelles, de sites stratégiques, à l’instar de l’île de Kharg - clé de voûte de l’industrie pétrolière iranienne - ou de diverses positions le long du détroit d’Ormuz. Le Pentagone amasse en tous cas les forces et le matériel nécessaire pour des opérations de « plusieurs semaines » [53], qui ont consisté pour le moment en deux unités expéditionnaires de Marines et d’environ 2 000 soldats de la 82ème division aéroportée [54].

Des opérations terrestres de l’armée américaine en Iran pourraient toutefois constituer une escalade majeure dans le conflit, à l’origine de représailles potentiellement majeures de la part de l’Iran et de ses alliés [55] : minage du détroit d’Ormuz, blocus du détroit de Bab el-Mandeb, intensification des frappes contre les pays du Golfe et notamment contre des cibles civiles stratégiques (usines de désalinisation par exemple)… A l’heure actuelle, quelle que soit la cible potentielle de ces éventuelles incursions terrestres, ces dernières ne semblent que très difficilement être la promesse d’une fin au conflit ou d’une capitulation de l’Iran, mais bien d’une aggravation de ce dernier et des séquelles qu’il laisserait au Moyen-Orient : tous les belligérants et Etats de la région ont dès lors intérêt à ce que des négociations se produisent et aboutissent en un cessez-le-feu crédible ou, à tout le moins, ont intérêt à ce que la guerre prenne rapidement fin d’une manière ou d’une autre. Les affirmations de Donald Trump, hier, relatives à la cessation « très prochaine » des opérations américaines en Iran, évoquant une échéance de deux à trois semaines [56], semblent abonder dans ce sens, tout comme la déclaration concomitante du président iranien, Massoud Pezeshkian, affirmant que l’Iran avait la « volonté nécessaire » de mettre fin au conflit mais cherchait des garanties qu’un tel conflit ne se reproduirait pas. L’allocution télévisée à laquelle le président américain va se livrer ce soir à 21h aux Etats-Unis (jeudi à 3h du matin sur le fuseau horaire français) devrait, à cet égard, donner des pistes de compréhension de la stratégie américaine pour les prochains jours et prochaines semaines.

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Publié le 01/04/2026


(publiant auparavant sous le nom de plume Émile Bouvier) est consultant en sûreté internationale, analyste des risques (politiques, sécuritaires et économiques) et chercheur indépendant, spécialisé sur le Moyen-Orient, en particulier la Turquie et son voisinage proche-oriental. Formé en géopolitique à l’Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne, il a développé une expérience reconnue au sein d’environnements étatiques et privés, en France comme à l’étranger. Il accompagne les décideurs et organisations de toute nature dans l’analyse des environnements complexes, l’anticipation des menaces et la sécurisation de leurs activités.


 


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