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Institut des Cultures d’Islam, « Et pourtant ils créent ! Syrie, la foi dans l’art », du 10 avril 2014 au 27 juillet 2014, à Paris

Par La rédaction
Publié le 07/04/2014 • modifié le 20/04/2020 • Durée de lecture : 24 minutes

EXPOSITION, du 10 avril 2014 au 27 juillet 2014

Avec Et pourtant ils créent ! l’Institut des Cultures d’Islam accueille les œuvres de plasticiens contemporains syriens aux pratiques, expressions et écritures variées, dont le premier point commun est d’être postérieures au déclenchement de la révolution syrienne.

Ce marqueur temporel a un sens : il délimite le début d’un temps où il est devenu impossible d’échapper à la folie du monde, où le tragique s’est imposé dans toute sa violence. Un temps donc où, pour les artistes s’est (im)posée la question de la place laissée à cette violence dans leur création.

Certains, par nécessité matérielle ou par impossibilité de faire autrement, ont dû cesser de créer. D’autres ont accueilli cette violence de façon directe ou oblique dans leurs œuvres, y font place à la guerre ou traduisent la manière dont la guerre a un impact sur le processus de création. Ainsi en est-il de l’enchevêtrement des corps dans les œuvres d’Abdul Karim Majdal Al-Beik.

D’autres encore manifestent le refus obstiné de voir la création contrainte à ne parler que de la guerre encore, encore et encore. Ainsi Khaled Takreti passe-t-il du désarroi de J’ai perdu mes couleurs à l’explosion d’une paradoxale renaissance à la vie, célébrée dans l’ironie avec J’ai faim.

Dire la guerre ou célébrer la vie sont alors deux formes distinctes, mais pas si opposées, de résistance à une violence qui irait, si on la laissait faire, jusqu’à prendre possession du territoire même de l’imagination. Et pourtant ils créent ! comme une affirmation de liberté.

L’institut des culture de l’Islam (ICI) présente ainsi la diversité des formes, des expressions et des propos artistiques d’une scène en pleine effervescence, que traduit bien la série d’images tirée du livre Syrie, l’Art en armes, de Delphine Leccas.

Le déclenchement de la révolution en Syrie a fait imploser la scène artistique syrienne. Certains sont établis à l’étranger depuis plusieurs années, d’autres ont quitté la Syrie au début du conflit, d’autres encore, restés sur place, essaient tant bien que mal de résister. En trois ans, la scène artistique syrienne s’est morcelée, dispersée de Damas à Dubaï en passant par Beyrouth ou Paris. Dès les premiers mois de la révolution en mars 2011, malgré les traumatismes psychologiques et physiques, l’éloignement géographique, et pour nombre d’entre eux la précarité de leur situation, les artistes n’ont cessé de nous surprendre avec des œuvres bouleversantes, souvent caractérisées par une ironie décapante,
et empreintes d’une poésie singulière que n’éteint pas la tragédie : ainsi des images mordantes de Mohamad Omran, des palimpsestes de violence d’Amr Fahed, des dessins de Waseem Almarzouki ou des détournements de Jaber Al Azmeh.

Face à cette créativité, une question surgit : comment demeurer artiste dans un pays en conflit ? Que signifie l’acte de création dans un pays en destruction ?

Au-delà des thèmes traités, les pratiques artistiques elles-mêmes ont été affectées : la place prise par les collectifs anonymes (comme les collectifs No, Masasit Mati ou Abounaddara) témoigne d’un engagement artistique sur le plan social et politique qui redonne sa place à la parole commune, à l’adhésion volontaire au collectif dans un pays que d’aucuns voudraient morcelé, éclaté. La question de l’anonymat est ici plus qu’une contrainte sécuritaire : elle pose la dynamique d’une création en synergie comme horizon face à la destruction de l’humain.
Le recours à internet et aux réseaux sociaux, comme le fait par exemple depuis le début de la Révolution, Tammam Azzam, signifie lui aussi la création d’un nouvel espace, moins contraint que la toile qu’il a si longtemps utilisée, plus fluide et plus libre, plus directe et participatif aussi. Un espace où se rencontrent et s’interrogent aussi les temps et les cultures, nous renvoyant à notre commune humanité. Les conditions de vie ont aussi, ne nous le cachons pas, dicté de nouvelles contraintes créatives : les outils numériques pallient parfois l’absence d’ateliers, et ouvrent dans le même mouvement de nouveaux horizons créatifs et espaces de diffusion, comme pour
Yaser Safi ou Akram Al Halabi qui publient désormais leurs œuvres sur internet.

Parmi ces parcours singuliers, celui
de Muzaffar Salman, photographe documentaire, qui peut enfin diffuser
son travail hors des contraintes de la photographie politique officielle, sous contrôle. Celui aussi de Fadi Yazigi, où
des figures quasi-enfantines portent
un message profondément corrosif et
qui trouve dans les objets du quotidien,
 le pain, la farine…, un lieu d’expression bouleversant. Randa Maddah construit une œuvre, littéralement, sur une ruine.

Fait notable, avec l’extension sans fin du conflit, des artistes ont peu à peu abandonné leur pratique de créer dans l’urgence des œuvres témoignant de la réalité de leur quotidien pour mettre en place des projets qui s’inscrivent dans la durée : écriture cinématographique, littéraire, théâtrale ou documentaire.

Ce foisonnement artistique nous rappelle que la survie d’une société passe par la survie de la culture, qui nous rattache à la vie au milieu du désastre.

LES ARTISTES ET COLLECTIFS EXPOSES :

Khaled Takreti
Depuis les récents événements en Syrie,
 les œuvres de Khaled Takreti interrogent
la possibilité de créer et le sens même de
la création artistique, alors que son pays est livré au chaos. Comme dans l’œuvre J’ai perdu mes couleurs, où il met en scène ses propres outils de création, armes de l’artiste qui rappellent étrangement celles de la guerre. Dans une série plus récente encore, l’œuvre J’ai faim recentre sa création sur un propos critique plus global, en s’ancrant dans les stéréotypes de la société de consommation, recréant ainsi un lien entre lui, la Syrie et le village global, dans un pied-de-nez bravache pour dire la vie face au désastre.

Fadi Yazigi
Depuis plusieurs années, Fadi Yazigi oriente son travail sur un jeu avec les supports
et les matériaux (argile, bronze, encre
ou peinture). Il recouvre les objets du quotidien (couverture, assiette, boite en bois) de ses dessins figuratifs qui, au delà de leur apparente naïveté sont empreints de mélancolie. Cette fois, alors que le pain manque dans le pays, l’artiste s’attaque à des sacs de farine.

Masasit Mati
Dans un esprit pacifiste, le collectif anonyme Masasit Mati diffuse en ligne une série intitulée Top Goon-Journal d’un petit dictateur constituée de plus de 30 épisodes de théâtre de marionnettes. Chaque épisode exprime avec un humour noir la situation en Syrie et la violence quotidienne à l’encontre de la population.

Mohamad Omran
Sculpteur de formation, Mohamad Omran illustre la révolution par des images où ironie et sarcasme servent de révélateurs à l’insensé.

Amr Fahed
L’artiste Amr Fahed retravaille des photographies prises pendant des manifestations : les images en noir et blanc sont grattées, rayées, les visages disparaissent, les oiseaux se transforment en avions, les quadrillages évoquent des pluies d’obus, des tirs et nous entraînent dans un univers hors du temps, quelque part entre la vie et la mort.

Tammam Azzam
L’artiste plasticien Tammam Azzam
publie régulièrement sur les réseaux sociaux ses images numériques inspirées de l’iconographie mondiale (images médiatisées, références à l’histoire de l’art,…). Avec la série Syrian Museum (musée syrien), il met en confrontation
des images qui parcourent et habitent la culture occidentale avec celles de la réalité syrienne, interrogeant notre vision de l’actualité et questionnant la place de l’art.

Abounaddara
Abounaddara est un collectif syrien anonyme particulièrement remarqué ces dernières années sur les réseaux sociaux. Il a été créé afin de faire perdurer le cinéma, donner une voix au peuple syrien et montrer la société. Au départ, le collectif produisait toutes les semaines une vidéo mise en ligne le vendredi, jour de prière
et de manifestation. Ces films très courts privilégient le langage cinématographique loin du voyeurisme du reportage ou de la violence de certains documentaires.

Jaber Al Azmeh
Dans les premiers mois du conflit, intellectuels, artistes et activistes ont
été invités par le photographe Jaber
Al Azmeh à exprimer leur vision de la révolution en détournant le journal officiel du parti. Ce travail a donné lieu à une série de photographies constituée de portraits individuels et qui s’attaquent au symbole le plus connu et controversé du gouvernement syrien : le quotidien Ba’ath.

Yaser Safi
Formé à la gravure, Yaser Safi passe rapidement à la peinture avec des toiles
de grand format puis à la sculpture. Récemment, il a abandonné cette pratique, peu adaptée à ses nouvelles conditions de travail, pour recouvrir les pages de carnets de croquis de ses encres grimaçantes.

Waseem Almarzouki
Dans ses dessins futuristes de grande dimension où figurent puits de forage, machine de guerre ou centrale nucléaire, Waseem Almarzouki déconstruit ses sujets, dénonçant la fragilité du Moyen-Orient pris dans les rouages des enjeux internationaux.

Akram Al Halabi
« Appelons les choses par leur nom pour se rappeler qu’elles existent ». Cette série est constituée d’images vidéo publiées sur les réseaux sociaux ces trois dernières années. L’artiste manipule les images jusqu’à l’abstraction ne laissant apparaitre que l’essentiel, les mots qui résonnent après des heures passées devant un écran sur lequel défilent des images insoutenables.

Collectif NO
Le collectif No est un groupe d’artistes
et d’activistes qui a lancé une page sur Facebook en février 2012. Cette série d’oeuvres multimédia s’inspire des dessins du dessinateur palestinien Naji Al-Ali (1936-1987). Le collectif propose aux Syriens d’exprimer leur opposition en envoyant une image qui utilise le corps pour former le mot “ la“ qui signifie « non » en arabe.

Abdul Karim Majdal Al-Beik
Abdul Karim Majdal Al-Beik place la
Syrie au cœur de son œuvre plastique, qu’il s’agisse de tableaux grands formats presque abstraits qui représentent les murs et leur histoire ou de séries à l’encre sur papier et carton.

Randah Maddah
Filmé sur les ruines d’une maison dans
le village d’Ain Fit dans le Golan, Light Horizon montre une jeune femme s’attelant à des tâches ménagères. Cette réflexion poétique sur l’être humain donne à voir
ses efforts pour créer un espace habitable et faire renaitre un espace intime dans un territoire de violence.

Muzaffar Salman
Photographe pour Associated Press puis, depuis 2013, pour Reuters, Muzaffar Salman se rend régulièrement en Syrie pour couvrir l’actualité. Depuis les débuts du conflit, ses images imprègnent de poésie et d’espoir les situations les plus désespérées.

Syrie : l’art en armes
Cette série d’images imprimées sur papier et placardées sur les murs de l’Institut des Cultures d’Islam est tirée de la publication intitulée Syrie, l’art en armes (La Martinière, 2013) qui présente le travail d’artistes et collectifs syriens actifs sur les réseaux sociaux dès les premiers jours de la révolution.

INFORMATIONS PRATIQUES POUR L’EXPOSITION :

Le parcours d’exposition :
L’exposition Et pourtant ils créent !
(Syrie : la foi dans l’art) est répartie sur les deux bâtiments de l’Institut des Cultures d’Islam : l’ICI Goutte d’Or et l’ICI Léon, distants d’une rue.

Vous trouverez ainsi, à l’ICI Goutte d’Or, les œuvres de Khaled Takreti, Fadi Yazigi, Mohamed Omran, Masasit Mati, Akram Halabi, Tammam Azzam, Muzaffar Salman, Yaser Safi, Jaber Al Azmeh, Abounaddara, Amr Fahed, Abdul Karim Majdel Baik et Waseem Almarzouki.

A l’ICI Léon, sont présentées les œuvres du collectif No, de Randah Maddah et de l’ouvrage Syrie, l’art en armes.

Visites commentées :
les 12 avril, 10 mai, 14 juin et 12 juillet à 15h00
durée : 1h30 ∙ sur réservation ∙ gratuit
L’ICI propose aux visiteurs individuels une découverte vivante et dialoguée des œuvres et des artistes présentés.

Horaires d’ouverture :
L’exposition est ouverte en entrée libre à l’ICI Léon et l’ICI Goutte d’Or
du mardi au samedi de 10h00 à 21h00.
sauf le vendredi : ouverture de 16h00 à 21h00
le dimanche, seul l’ICI Goutte d’Or est ouvert, de 12h00 à 19h00.

Groupes :
Visites sur demande
L’ICI propose pour les groupes des visites commentées de l’exposition.
Contacts : 01 53 09 99 85 ou
publics@institut-cultures-islam.org

Il était une fois la Syrie

Dans cette conflagration immense qui affecte la Syrie, des voix de musiciens, réalisateurs, poètes, acteurs, chanteurs se donnent aussi à entendre.
La poète Hala Mohammad interprétée par Noma Omran nous ouvre sur une liberté conquise chaque jour, un territoire de poésie contre l’ensevelissement de la terre d’origine sous la violence. La musique de Khaled Al Jaramani, celle de Refugees of Rap, Naissam Jalal & Rythms of Resistance, de Hewar (« Dialogue ») ou de Wael Alkak résonneront à l’ICI comme autant de preuves de liberté.

Lieu de rencontre et de réflexion, l’ICI accueillera également Jean-Pierre Filiu pour son livre Je vous écris d’Alep, pour
un dialogue avec Salam Kawakibi ainsi que François Burgat, avec Ziad Majed. Des tables rondes organisées par Ila Souria permettront de réfléchir collectivement sur la question du patrimoine en Syrie et des cultures émergentes.

Une soirée spéciale consacrée aux journalistes français retenus en otage sera également organisée, parce que nous ne les oublions pas et attendons leur retour. Pour dire aussi notre solidarité avec tous ceux qui prennent des risques pour témoigner de la tragédie.

Des rencontres poétiques autour de Joumana Maarouf, Hala Mohammad
et Omar Souleimane, avec Dom, ainsi qu’une programmation de documentaires et courts métrages complèteront cette programmation, qui n’oublie pas les enfants avec Layla Darwiche et ses contes : Kan ya ma kan… phrase qui ouvre les contes arabes, le il était une fois d’Orient.
Kan ya ma kan. Il était une fois la Syrie…

CONCERTS

- Jeudi 10 avril ⋅ 20h30 ⋅ ICI Léon, entrée libre

WAEL ALKAK dj set

Wael Alkak mixe à partir de chants révolutionnaires enregistrés lors des manifestations pacifistes et inspirés de la musique populaire syrienne. Ce travail est issu d’un projet plus large de sauvegarde du patrimoine musical syrien intitulé « Cha’bi ».

- Samedi 7 juin ⋅ 19h00 ⋅ ICI Léon, tarif plein : 15€ / réduit : 10€

TRIOLINE
Avec Wael Alkak (synthétiseur, bouzouk et musique électronique), Lynn Adib (voix) et Shadi Khries (percussions)

Récemment installé à Paris, le trio mélange, dans un style expérimental-fusion, la musique populaire et traditionnelle orientale, notamment syrienne, au free jazz.

- Fête de la musique, samedi 21 juin ⋅ 20h30 ⋅ ICI Léon, entrée libre

REFUGEES OF RAP (LES RÉFUGIÉS DU RAP)

Le groupe syro-palestinien a été créé dans le camp de réfugiés de Yarmouk, situé dans les banlieues de Damas et s’est produit
sur différentes scènes du Moyen-Orient et d’Europe. En 2013, menacé en raison du contenu de leur texte, le groupe fuit la Syrie après la destruction de son studio. Exilés
en France, ils chantent la révolution. Leur album The Age of Silence is Over/ Le temps du silence est fini, sort en 2014 sur leur label Refugees Of Rap Records.

- Fête de la musique, samedi 21 juin ⋅ 21h30 ⋅ ICI Léon, entrée libre

NAÏSSAM JALAL & RYTHMS OF RESISTANCE
Avec Naïssam Jalal (flûte), Mehdi Chaib (saxo tenor et soprano), Karsten Hochapfel (guitare et violoncelle), Matyas Szandai (double basse) et Francesco Pastacaldi (batterie).

Composition : Naïssam Jalal

Née à Paris, Naïssam Jalal étudie au Conservatoire et rejoint, très jeune, la fanfare Tarace Boulba avant de s’initier à la flûte nay à Damas puis au Caire. Surnommée « The Lady Flute on the Groove », Naïssam Jalal est l’une des plus captivantes découvertes de la scène improvisée française. Le quintette conjugue passionnément les influences, entre jazz et musique savante, musique européenne et musique orientale.

- Jeudi 26 juin ⋅ 19h00 ⋅ ICI Léon, tarif plein : 15€ / réduit : 10€

INTERZONE
Avec Serge Teyssot-Gay (guitare) et Khaled Aljaramani (oud et voix)

La rencontre à Damas, en 2002, de l’ex- guitariste de Noir Désir et du virtuose du oud va donner lieu à expérience inattendue, vibration électroaccoustique entre rock et musique proche-orientale. Leurs cultures musicales respectives ne se fondent pas en une zone de fusion mais dialoguent dans une vivante interzone. Ils ont enregistré trois albums ensemble.

- Samedi 28 juin ⋅ 19h00 ⋅ ICI Léon, tarif plein : 15€ / réduit : 10€

KHALED ALJARAMANI, MOHANAD ALJARAMANI ET OLIVIER MORET
Avec Olivier Moret (contrebasse), Khaled Aljaramani (oud et chant) et Mohanad Aljaramani (percussions et chant).
Composition : Olivier Moret

Le concert, à l’occasion de la sortie de l’album Exil (2014), est né d’une réalité : les frères Aljaramani ne peuvent plus rentrer en Syrie. Face à cette solitude, la musique devient un partage des sentiments où la nostalgie et l’espoir se croisent, un espace suspendu entre l’Orient et l’Occident.

- Samedi 5 juillet ⋅ 19h00 ⋅ ICI Léon, entrée libre

HEWAR & GUESTS
Avec Kinan Azmeh (clarinette), Jasser Haj- Youssef (viole d’amour) et Dima Orsho (voix)

« Hewar », qui signifie dialogue en arabe, réunit les talents de Kinan Azmeh, Dima Orsho et Jasser Haj-Youssef. Entre jazz
et musique orientale le trio dépasse les frontières musicales. Hewar a tourné internationalement depuis sa création en 2003 et a déjà plusieurs albums à son actif, chez Dreyer.Gaido.

En partenariat avec
L’Onde et Cybèle / Festival Rhizomes

- Samedi 12 juillet ⋅ 20h30 ⋅ ICI Léon, entrée libre

GRAND BAL DU MIX

Le collectif Mix Bros organise son « Grand Bal du Mix » le 12 juillet 2014 à l’Institut des Cultures d’Islam, au cœur de la Goutte d’Or. MIX TA RACE, on est ensemble ! Ouvert à tous les publics et tous les âges, « Mix Ta Race » vous invite à la rencontre de l’autre et au mélange des cultures, traversant les époques de 1789 à 2014. Clin d’œil humoristique et métissé au bal du 14 Juillet, les artistes du collectif Mix Bros vous proposeront un voyage musical de Paris à Damas, en passant par Tunis, Bamako, Fort-de-France ou Essaouira. Cette soirée inédite mêlera concerts et créations live, Djing et projections vidéos, le temps d’une escale festive et conviviale dans le grand Bal du Mix.

Venez, ensemble et ICI, vibrer au rythme des sons, lumières et images de la 3ème édition du bal de l’ICI !

En partenariat avec le collectif Mix Bros - www.mixtarace.com

SPECTACLES

- Samedi 17 mai ⋅ 20h30 ⋅ ICI Léon, entrée libre

LE PASSAGE

Texte : Fadwa Souleimane
Traduction : Rania Samara
Images et mise en scène : Catherine Boskowitz Comédiennes : Fadwa Souleimane, Catherine Boskowitz
Scénographie : Jean-Christophe Lanquetin Composition et son : Benoist Bouvot Lumières : Laurent Vergnaud

Figure de la résistance syrienne réfugiée en France, Fadwa Souleimane a écrit Le Passage sous la forme d’un autoportrait théâtral. Ce texte rend compte d’un combat, le sien, partagé avec nombre de Syriens qui l’ont soutenue et suivie lorsque de Damas à Homs en passant par Hama, elle s’est opposée à la violence du pouvoir, aux armes de la guerre et aux divisions communautaires et confessionnelles. Fadwa Souleimane et Catherine Boskowitz s’étaient rencontrées autour d’une création théâtrale à Damas en 2006. Plusieurs lectures de ce texte ont été données notamment au festival d’Avignon en 2012.

Dans le cadre de la Nuit Européenne des Musées

- Samedi 31 mai ⋅ 19h00 ⋅ ICI Léon, tarif plein : 15€ / réduit : 10€

LE PAPILLON SYRIEN
Musique originale et interprétation : Noma Omran

Ce spectacle chanté évoque la Syrie millénaire. Noma Omran entonne ainsi
les premières notes de l’humanité… Une fontaine, dit-elle, dont jaillit l’eau de notre passé, de notre présent et de notre futur.

« Ce sont des notes Syriennes
Un voyage vers l’Autre et avec lui,
Depuis l’avant l’histoire ougaritique, syriaque, araméen,
En passant par le soufisme et la musique arabe classique.
Jusqu’à l’après révolution.
Une histoire et une civilisation qui habitent le son et le Maqam.
Qui nous emportent vers la paix, la liberté et la beauté. »

En partenariat avec l’association Norias

RENCONTRES LITTERAIRES

- Samedi 19 avril ⋅ 11h00 ⋅ ICI Goutte d’Or, entrée libre

JE VOUS ÉCRIS D’ALEP, AU CŒUR DE LA SYRIE EN RÉVOLUTION
de Jean-Pierre Filiu, Editions Denoël , 2013

Dialogue entre Jean-Pierre Filiu et Salam Kawakibi.

Alep est devenue, depuis le rapt en juin 2013 de deux journalistes d’Europe 1, une zone interdite à la presse internationale. Cette enquête, réalisée après cet enlèvement, représente donc un des derniers témoignages sur la « capitale » de la révolution syrienne, où un million de personnes vivent depuis un an sous contrôle de l’opposition. Alep n’est pas seulement un laboratoire de l’après- Bachar al-Assad, c’est aussi le lieu où se lisent les trajectoires possibles de la révolution syrienne, depuis la plus ouverte jusqu’à la plus sectaire. Alep, c’est la Syrie d’aujourd’hui et le Moyen-Orient de demain.

Jean-Pierre Filiu est professeur des universités en histoire du Moyen-Orient contemporain à Sciences Po.

Salam Kawakibi est un politologue d’origine syrienne, directeur adjoint de l’Initiative de Réforme Arabe (Arab Reform Initiative).

- Samedi 3 mai ⋅ 11h00 ⋅ ICI Goutte d’Or, entrée libre

SYRIE : DÉJOUER LE SILENCE, COMBATTRE OUBLI
Dialogue entre François Burgat et Ziad Majed.

A l’occasion de la sortie de leurs ouvrages respectifs, l’ICI vous invite à un dialogue entre François Burgat et Ziad Majed. Avec Pas de printemps pour la Syrie (Les clefs pour comprendre les acteurs et les défis de la crise), paru aux éditions La Découverte, François Burgat décrypte les jeux des grandes puissance et la désinformation autour du conflit. Ziad Majed, dans Syrie, la révolution orpheline, paru chez Actes Sud, interroge l’inaction internationale au secours du peuple syrien. Un dialogue nécessaire pour mieux combattre l’oubli.

François Burgat est politologue, directeur de recherches au CNRS et l’auteur de nombreux ouvrages. Il a été directeur de l’Institut Français du Proche Orient de mai 2008 à avril 2013.

Ziad Majed est chercheur, politologue et professeur en sciences politiques à l’Université américaine. Il est l’auteur d’articles et d’études sur les transitions démocratiques et la citoyenneté au Liban, en Syrie et dans le monde arabe.

- Samedi 24 mai ⋅ 19h00 ⋅ ICI Léon, entrée libre

LETTRES DE SYRIE
de Joumana Maarouf, Documents Buchet Chastel, 2014

Institutrice à Damas, Joumana Maarouf écrit depuis plus de deux ans des lettres sur la situation dans son pays. Initialement parues sur le blog « Un oeil sur la Syrie » de Wladimir Glasman (Ignace Leverrier),
ces lettres ont été rassemblées par Jean François Delage (Documents Buchet Chastel) pour constituer l’ouvrage Lettres de Syrie. La rencontre donnera toute sa part à la lecture des lettres avec la comédienne Laure Marie Legay. Seront également présents Wladimir Glasman, Jean François Delage et la traductrice Nathalie Bontemps.

En partenariat avec ChamS Collectif Syrie

ChamS Collectif Syrie rassemble, sous forme de résistance civile, des hommes et des femmes qui se rendent dans les quartiers les plus touchés de leur ville et évaluent les besoins de première nécessité (aliments, médicaments et matériel médical, etc…). Ils collectent par la suite des fonds pour répondre à ces besoins essentiels à la dignité humaine.

POESIE

« Du plus profond de la tragédie de la révolution syrienne, cette révolution humaine, j’ai tiré un titre-lieu, symbolique, qui puisse témoigner d’où résident en ce moment les poètes syriens :
« Réfugiés dans la poésie ».

Nous dédions ces soirées aux poètes syriens qui sont, jusqu’à cet instant, sous les verrous d’un régime qui essaye de réduire au silence les voix s’élevant pour réclamer la liberté de la parole, s’élevant pour récupérer les mots d’une parole confisquée.

Aux poètes enlevés par les extrémistes islamistes qui tentent à leur tour de faire taire toute autre voix que la leur.
À ceux qui, en ces jours noirs, se réfugient dans la poésie, vivent en elle.

À chaque poète et poétesse qui se révolte contre toutes les formes de despotisme, militaire ou religieux, pour se dévouer à
la justice et à l’égalité, dans la vie comme dans la poésie.

À Nadhem Hammadi.

À Ajwad Amer, Wael Saad Eddine, Nasser Boundouq.

Le despotisme, c’est la géographie de l’injustice.

La poésie c’est la géographie de la liberté. »

Hala Mohammad

- Samedi 3 mai • samedi 10 mai • samedi 14 juin • 19h00 ⋅ ICI Léon, entrée libre

RÉFUGIÉS
 DANS LA POÉSIE, carte blanche
à Hala Mohammad

Trois soirées exceptionnelles autour de la poésie syrienne.

Hala Mohammad invite plusieurs poètes syriens qui feront le déplacement ou qui, assignés à résidence, seront salués à distance. Ces cartes blanches donneront l’occasion de découvrir un art vivant au coeur de la révolution. Les textes seront
lus par des acteurs syriens et traduits en simultané. Réfugiés dans la poésie, c’est
un voyage tant au cœur des rêves qu’au cœur de l’horreur ; dont personne ne ressort indemne.

Traduction : Dima Abdallah
Lecture : Hala Omran
Poètes : Hala Mohammad, Monzer Masri, Yasser Khangar, Lukman Derky, Aref Hamza, Racha Omran, Khouloud Sageiar, Mohammed Al Hamwi, Dara Al Abdallah, Rana Zeid

En partenariat avec l’association Norias

- Samedi 24 mai ⋅ 11h00 ⋅ ICI Léon, entrée libre

DOUBLE // CHANT
Avec Dom et Omar Souleimane

Entre « Double » et « Chant », nous avons dessiné un parallèle : deux chants, deux cultures, deux visions, un monde. De Syrie, le poète Omar Youssef Souleimane est venu en France il y a presque deux ans rencontrant une autre culture où le poète français AxoDom vit et écrit, là où il est né. Comment chacun regarde son pays et l’autre, les choses les plus simples de
la vie et les plus profondes, l’indicible.
Leur dialogue est une manière d’ouvrir un chemin pour interroger le monde pour qu’il devienne normal. Leurs deux chemins venus de deux maisons aboutissent à un point unique : le chant, l’espace, la poésie.

L’association Norias promeut l’échange culturel et civique entre l’Union européenne et la Syrie. Elle œuvre pour le droit fondamental des êtres à la liberté de l’expression culturelle ainsi qu’à l’accès à la culture, par le développement d’outils et de compétences pour préserver et faire évoluer le patrimoine culturel face aux menaces.

TABLES RONDES

- Mardi 6 mai ⋅ 19h00 ⋅ ICI Goutte d’Or, entrée libre

SOIRÉE DÉDIÉE
AUX JOURNALISTES RETENUS EN OTAGES

Parce que nous n’oublions pas l’importance de ceux qui témoignent, en dépit des risques, un temps dédié aux journalistes retenus en otages sera organisé sous la forme d’une rencontre de journalistes et d’associations qui luttent pour la défense des droits de l’homme.

Thématique : « Comment témoigner sur la Syrie ? ».

En partenariat avec Reporters sans frontières, la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme et la Maison des Journalistes.

- Samedi 7 juin ⋅ 11h00 ⋅ ICI Goutte d’Or, entrée libre

PATRIMOINE ET CONSTRUCTIONS IDENTITAIRES

L’un des territoires les plus riches au monde en éléments patrimoniaux de toutes périodes depuis la préhistoire, sites archéologiques, bâtiments, villes, y compris savoir-faire,
 la Syrie souffre terriblement depuis près
de trois ans de destructions et donc de
la disparition de patrimoines. Nombreux
sont ceux qui risquent leur vie pour leur protection, nombreux sont ceux qui de par le monde se mobilisent à ce sujet. Mais l’usage idéologique de la notion de patrimoine n’est pas neutre et elle peut être utilisée comme un outil - souvent pervers - pour museler
les cultures. Cette table ronde débattra de l’usage de la notion de patrimoine dans la construction des identités.

Intervenants :
Mohamed Taha, archéologue

Martin Makinson, archéologue et doctorant à l’université de Genève

Modérateur :
Amin Azzam, enseignant-chercheur en psychologie sociale et interculturelle

En partenariat avec l’association Ila Souria

- Samedi 14 juin ⋅ 11h00 ⋅ ICI Goutte d’Or, entrée libre

Cultures émergentes et politique #1 : ARTS DE L’IMAGE

Le bouleversement politique en Syrie
a offert à la création les moyens contemporains de communication et de diffusion, et a vu le surgissement d’œuvres qui se rattachent sans transition aux mouvements artistiques contemporains. Elles font évoluer notre façon de voir et de comprendre.

La question des « Cultures émergentes » sera traitée en deux volets. Cette première table ronde débattra des créations utilisant l’image (vidéos, films, caricatures, créations plastiques…).

Intervenantes :
Maryam Samaan, artiste
Hala Al Abdallah, cinéaste

Modératrice :
Charlottte Bank, historienne de l’art et commissaire indépendante, chercheuse à l’université de Genève

En partenariat avec l’association Ila Souria

- Samedi 21 juin ⋅ 11h00 ⋅ ICI Goutte d’Or, entrée libre

Cultures émergentes et politique #2 : SPECTACLE VIVANT

Cette seconde table ronde consacrée aux « Cultures émergentes » portera sur la création dans le domaine du spectacle vivant (théâtre, danse, performances, musiques…).

Intervenants :
Fadwa Souleimane, comédienne, auteure de théâtre et de poésies
Rami Hassoun, directeur artistique de la Compagnie Danse Hassoun

Modératrice :
Nadia Leila Aissaoui, sociologue et secrétaire du Fonds pour les Femmes en Méditerranée

En partenariat avec l’association Ila Souria

- Samedi 28 juin ⋅ 11h00 ⋅ ICI Goutte d’Or, entrée libre

RELIGION & POLITIQUE

La guerre qui ravage la Syrie actuellement, est fréquemment présentée sous le seul angle d’un conflit religieux (pourquoi ? dans quelles intentions ?), tendant à dissimuler les réelles questions politiques. Mais qu’en est-il de fait ? Le religieux, les religions, éléments constitutifs de la société et leur relation avec la vie politique syrienne, seront l’objet de cette table ronde.

Intervenants :
Thomas Pierret, maître de conférence en Islam contemporain, université d’Edimbourg
Akram Kachee, chercheur en sciences politiques, Crisyr, Gremmo, Lyon

Modératrice :
Elisabeth Picard, Directrice de recherche émérite au CNRS

En partenariat avec l’association Ila Souria

Ila Souria : avec, pour et par les Syriens… L’association Ila Souria œuvre à la réflexion et à des échanges sur la reconstruction immatérielle et matérielle de la Syrie avec un mot-clé : la pédagogie. Son intervention principale actuelle est centrée sur l’organisation de colloques scientifiques internationaux et multidisciplinaires. Le premier colloque a eu lieu à l’Institut du monde arabe à Paris en octobre 2013 avec un « état des lieux » dressé dans différents domaines : archéologie, patrimoine, architecture, urbanisme, droit, économie, information, littérature et politique. Le second colloque s’est déroulé à Montréal en avril 2014 avec des intervenants répartis sur deux thématiques : « Expériences passées de villes en reconstruction » (patrimoine, urbanisme, politique, art et éducation) et « Projet de création d’une université populaire syrienne ». Pour ces troisièmes échanges, Ila Souria propose quatre tables rondes débats avec le questionnement suivant : comment la révolution et les bouleversements en cours ont-ils dépoussiéré la relation au patrimoine, libéré la création et comment la (les) religion(s) interfèrent avec le politique.

PROJECTIONS

- Mardi 15 avril ⋅ 19h00 ⋅ ICI Léon, entrée libre

THE TRUE STORY OF LOVE, LIFE, DEATH AND SOMETIMES REVOLUTION
de Nidal Hassan

Documentaire, 2012, 65 min.

Production : DOX:LAB – Copenhague

En février 2011, Nidal Hassan commence
le tournage d’un film sur la condition des femmes en Syrie. Lorsque les premières émeutes éclatent, viennent se rajouter, à la trame initiale, les images de son quotidien, manifestations, arrestations de proches. Se pose aussi la question de faire un film.

Le film a été présenté dans une dizaine de festivals tels que le Festival international du film documentaire de Copenhague (2012), le Cinéma du réel à Paris (2012), le Festival du film de Dubai (compétition officielle, 2012), le Festival de Cannes (Doc Corner, 2013), le Festival de Locarno (2013).

Projection suivie d’un échange
avec la co-réalisatrice Lilibeth Rasmussen

- Mardi 22 avril ⋅ 19h00 ⋅ ICI Léon, entrée libre

THE IMMORTAL SERGEANT
de Ziad Khaltoum
Documentaire, 2013, 72 min.

Tourné en plein cœur de Damas, The Immortal Sergeant montre avec beaucoup de pudeur le quotidien des habitants et la situation schizophrénique dans laquelle ils se trouvent. Le film se déroule entre la caserne dans laquelle Ziad Kalthoum fait son service militaire et le tournage du film du réalisateur syrien Mohamed Malas dont il est l’assistant.

Projection suivie d’un dialogue entre Ziad Khaltoum et la réalisatrice Hala Al Abdallah.

En partenariat avec l’association Souria Houria.

- Mardi 13 mai ⋅ 19h00 ⋅ ICI Léon, entrée libre

LE CHEMIN DE LA LIBERTÉ, Paroles de révolutionnaires syriens
de Naïssam Jalal et Samuel Lehoux
Documentaire, 2012, 48 min.

Ce documentaire donne la parole à trois jeunes démocrates syriens, récemment réfugiés en France : Shadi Abu Fakher, Assem Hamsho et Rudi Osman. Le film met en valeur les propos poignants de
ces jeunes militants, présents à Damas dès les premières manifestations contre le régime syrien. En livrant leur expérience, ces jeunes Syriens viennent tordre le cou aux nombreuses analyses erronées, parfois volontairement, qui ont circulé à propos de la révolution syrienne.

Projection suivie d’un échange
avec Naïssam Jalal et Samuel Lehoux.

Souria Houria (Syrie Liberté) est un groupe de soutien à la révolte du peuple Syrien. Il rassemble des intellectuels, professionnels et étudiants syriens, français, franco-syriens ou amis de la Syrie. Il s’est constitué en mai 2011 pour soutenir le combat et les revendications légitimes du peuple syrien. Il contribue à l’avènement d’une Syrie démocratique, fondée sur l’Etat de droit, l’égalité entre tous les citoyens, le respect des droits de l’Homme et des libertés publiques et la transparence économique. Il intervient notamment via la publication et la diffusion d’informations, de documents écrits, audiovisuels ou numériques ; via l’organisation de débats, réunions publiques, conférences sur la situation en Syrie ainsi que le développement des relations avec les associations nationales et internationales de solidarité et de défense des droits de l’Homme.

- Mardi 10 juin ⋅ 19h00 ⋅ ICI Léon, entrée libre

SYRIE : JOURNAUX INTIMES DE LA RÉVOLUTION, 
LE COMBAT DE TROIS JEUNES SYRIENS POUR LA DÉMOCRATIE - L’HISTOIRE AU PLUS PRÈS
de Caroline Donati et Carine Lefebvre-Quennell
Webdocumentaire

Avec les vidéos de Amer Abdel-Haqq, Majid Abdel-Nour, Oussama Chourbaji. Produit par Emmanuel Barrault –DKB productions Conception Stéphane Léon – Fullsize.

Révolution ? Révolte populaire ? Guerre civile ? Que se passe-t-il en Syrie ? Ce webdocumentaire est une carte blanche donnée à trois jeunes Syriens. Depuis l’hiver 2012, ils filment eux-mêmes des moments de leur vie dans la révolution, comme un journal intime. Ce n’est pas la guerre telle qu’on la voit dans les actualités télévisées, c’est le hors champs, les coulisses. Ce sont les confidences de trois hommes qui exposent leur vie à tout moment. Le combat de trois jeunes Syriens pour la démocratie. L’histoire au plus près.

La projection sera suivie d’un échange
avec Caroline Donati. Chaque semaine, retrouvez leurs vidéos sur Arte (Syria.Arte.tv) et
 facebook.

- Mardi 24 juin ⋅ 19h00 ⋅ ICI Léon, entrée libre

LIBRES COURTS
Courts-métrages

Ce programme de films courts présente une vision intimiste de la Syrie.
Damascus Rain de Reem Al-Ghazi, Syrie, 2013. Reem Al Ghazi publie régulièrement de très courts films, poèmes en image et en musique qui racontent son quotidien.
Bullet de Khaled Abdulwahed, Syrie, 2011. Entre film d’animation et vidéo, l’artiste propose une allégorie de la guerre.

The Sun’s Incubator de Ammar Al-Beik, Syrie, 2011. La vie de jeunes parents dont le quotidien est envahi par le journal télévisé et les images d’enfants martyrs.
La femme aux pantalons + City Lights, Abounaddara, 2013. Ce collectif syrien anonyme s’est assigné la mission de faire revivre le cinéma et de donner une voix au peuple syrien.
La ville amoureuse de Maryam Samaam, France, 2013. L’artiste raconte avec beaucoup de poésie l’histoire
d’une reconstruction géographique et sentimentale.
- Ibn Al Am online d’Ali Atassi, Syrie, 2012. Le film trace le portrait de Riad al Turk, octogénaire surnommé le Mandela syrien.

Projection suivie d’un échange avec le réalisateur Ali Atassi.

CONTE

- Samedis 12 avril et 12 juillet ⋅ 15h00 ⋅ ICI Léon, entrée libre, 60 min., à partir de 6 ans

Layla Darwiche raconte : PETITE LENTILLE ET AUTRES HISTOIRES DOUCES ET CRUELLES
« Kan ya ma kan… » « Il était une fois… » Layla a été bercée dans son enfance par les contes merveilleux de sa grand-mère libanaise, conteuse « à la bouche fleurie », qui racontait sous l’oranger des histoires fantastiques de djinns et d’ogresses à faire rire ou frémir.

Laissez-vous porter par la voix de la conteuse et vous croiserez une petite lentille à l’appétit féroce, un prince en quête d’amour, des chameaux chargés d’or qui courent dans le désert, un pays où tout s’achète et se vend sans argent, une jeune fille rusée qui transforme le coeur d’un ogre… Bon voyage dans les contes de la Méditerranée orientale, histoires syriennes, libanaises, palestiniennes.

L’INSTITUT DES CULTURES D’ISLAM

Président : Jamel Oubechou

Directrice générale : Elsa Jacquemin

Directrice artistique, culturelle et scientifique : Zeynep Morali

Coordonnées :

ICI Léon : 19, rue Léon, Paris 18


ICI Goutte d’Or : 56, rue Stephenson, Paris 18

• Renseignements : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org
• Visites groupes : 01 53 09 99 85 publics@institut-cultures-islam.org
• Locations d’espaces : 01 53 09 99 87 location@institut-cultures-islam.org
• Presse : 01 53 09 99 83 presse@institut-cultures-islam.org
www.ici.paris.fr

Horaires d’ouverture :

L’exposition est ouverte en entrée libre à l’ICI Léon et l’ICI Goutte d’Or
du mardi au samedi de 10h00 à 21h00.
• sauf le vendredi, ouverture de 16h00 à 21h00
• le dimanche, seul l’ICI Goutte d’Or est ouvert, de 12h00 à 19h00

Le hammam Azhar :

Le hammam de l’ICI Goutte d’Or est ouvert pour les femmes les mardi, mercredi, jeudi et samedi de 10h00 à 21h00. Pour les hommes, il est ouvert les vendredi de 16h00 à 21h00 et dimanche de 12h00 à 19h00.

Prix d’entrée : 21€ ou sur abonnement.

www.azharspa.fr ∙ 01 42 58 02 02

Le café d’ICI :

Rendez-vous au Café d’ICI tous les midis et les soirs d’événements à l’ICI Léon.

Ce café-restaurant associatif vous fait découvrir ses plats du jour variés et frais issus de produits de la Goutte d’Or, toujours à prix raisonnables. A déguster en intérieur ou dans le patio ensoleillé, avec un thé ou une pâtisserie.

AGENDA

Exposition :

ET POURTANT ILS CRÉENT ! (SYRIE : LA FOI DANS L’ART) du 10 avril au 27 juillet 2014

Concerts :

WAEL ALKAK
10 avril • 20H30 • ICI Léon • entrée libre

TRIOLINE
7 juin • 19h00 • ICI Léon • 15/10€

REFUGEES OF RAP
21 juin • 20h30 • ICI Léon • entrée libre

NAÏSSAM JALAL & RYTHMS OF RESISTANCE
21 juin • 21h30 • ICI Léon • entrée libre

INTERZONE
26 juin • 19h00 • ICI Léon • 15/10€

KHALED ET MOHANAD ALJARAMANI ET OLIVIER MORET

28 juin • 19h00 • ICI Léon • 15/10€

HEWAR & GUESTS
5 juillet • 19h00 • ICI Léon • entrée libre

LE GRAND BAL DU MIX
12 juillet • 20h30 • ICI Léon • entrée libre

Rencontres littéraires :

JEAN-PIERRE FILIU ET SALAM KAWAKIBI
19 avril • 11h00 • ICI Goutte d’Or • entrée libre

FRANÇOIS BURGAT ET ZIAD MAJED
3 mai • 11h00 • ICI Goutte d’Or • entrée libre

LETTRES DE SYRIE • JOUMANA MAAROUF
24 mai • 19h00 • ICI Léon • entrée libre

[Poésie :

RÉFUGIÉS DANS LA POÉSIE
CARTE BLANCHE A HALA MOHAMMAD
3 mai • 19h00 • ICI Léon • entrée libre

10 mai • 19h00 • ICI Léon • entrée libre

14 juin • 19h00 • ICI Léon • entrée libre

DOUBLE // CHANT
24 mai • 11h00 • ICI Léon • entrée libre

Spectacles :

LE PASSAGE de Fadwa Souleimane
17 mai • 19h00 • ICI Léon • entrée libre

LE PAPILLON SYRIEN de Noma Omran
31 mai • 19h00 • ICI Léon • 15/10€

[Conte :

PETITE LENTILLE ET AUTRES HISTOIRES DOUCES ET CRUELLES • LAYLA DARWICHE
12 avril • 15h00 • ICI Léon • 10/15€

12 juillet • 15h00 • ICI Léon • 10/15€

Tables rondes :

SOIRÉE DÉDIÉE AUX JOURNALISTES RETENUS EN OTAGE

6 mai • 19h00 • ICI Goutte d’Or • entrée libre

PATRIMOINE ET CONSTRUCTIONS IDENTITAIRES
7 juin • 11h00 • ICI Goutte d’Or • entrée libre

CULTURES ÉMERGENTES ET POLITIQUE #1
14 juin • 11h00 • ICI Goutte d’Or • entrée libre

CULTURES ÉMERGENTES ET POLITIQUE #2
21 juin • 11h00 • ICI Goutte d’Or • entrée libre

RELIGION & POLITIQUE
28 juin • 11h00 • ICI Goutte d’Or • entrée libre

Projections :

THE TRUE STORY OF LOVE, LIFE, DEATH AND SOMETIMES REVOLUTION •
Nidal Hassan

15 avril • 19h00 • ICI Léon • entrée libre

THE IMMORTAL SERGEANT • Ziad Khaltoum
22 avril • 19h00 • ICI Léon • entrée libre

LE CHEMIN DE LA LIBERTÉ • Naïssam Jalal et Samuel Lehoux

13 mai • 19h00 • ICI Léon • entrée libre
SYRIE : JOURNAUX INTIMES DE LA RÉVOLUTION • Caroline Donati et Carine Lefebvre-Quennell
10 juin • 19h00 • ICI Léon • entrée libre

LIBRES COURTS
24 juin • 19h00 • ICI Léon • entrée libre

Les clés du Moyen-Orient est partenaire de l’Institut des cultures d’Islam

Publié le 07/04/2014



 


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