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Israël – Palestine : sans résolution de la question palestinienne, gérer les équilibres politiques fragiles et les violences dans la crainte perpétuelle d’une nouvelle guerre ouverte

Par Ines Gil
Publié le 17/06/2022 • modifié le 23/06/2022 • Durée de lecture : 11 minutes

Photo prise pendant une manifestation au checkpoint de Qalandia, en Cisjordanie, en mai 2018, durant la commémoration de la Nakba.

Crédit photo : Ines Gil

Chaque année, Israël organise la Journée de Jérusalem [Yom Yerushalayim en hébreu] pour commémorer la conquête de Jérusalem-Est par l’armée israélienne en 1967. Des milliers d’Israéliens descendent dans les rues de la ville sainte, noyée pendant une journée de drapeaux bleu et blanc. La plupart des manifestants restent à Jérusalem-Ouest ou entrent éventuellement à l’Est, dans la vieille ville, par la Porte de Jaffa. Mais les plus radicaux d’entre eux, souvent habitants des colonies de Cisjordanie, marchent sur la Porte de Damas, l’entrée principale de la partie musulmane de la vieille ville. Portés par une ferveur nationaliste, certains profèrent des provocations à l’encontre des quelques locaux palestiniens venus observer la scène. Chaque année, c’est le même scénario, les mêmes injures racistes sont recensées : « Mort aux Arabes ! Mort à Mohammad ! » [1] Depuis l’entrée de la Porte de Damas jusqu’au mur des lamentations, l’ambiance est électrique. Au lieu d’une commémoration enjouée, la scène est une démonstration de force visant à montrer par la provocation que la conquête de 1967 fait des Israéliens les uniques maîtres des lieux. Cette année, plus encore qu’auparavant, les craintes de débordements étaient vives. Dans le cortège, un manifestant s’est félicité de la mort de la journaliste palestinienne : « Shireen est morte ! » a-t-il hurlé, sourire aux lèvres. Cette « Marche des drapeaux » nationaliste a pris place après plusieurs semaines de tensions et elle est venue clôturer un calendrier de commémorations infernal qui a fait craindre le pire, cristallisant la peur d’une nouvelle escalade des violences partie de Jérusalem. Si les crispations ont été contenues, ces inquiétudes traduisent la fragilité de la situation.
 

Attentats en Israël, répression violente en Cisjordanie

 
Entre fin mars et début mai, six attentats ont été fomentés contre des Israéliens, tuant au moins une quinzaine de personnes. Ces événements ont ranimé le souvenir de la seconde intifada (2000-2005), créant un vif émoi dans la société israélienne. Tout comme les violences de mai 2021, ils écorchent l’illusion de paix créée par les nouvelles alliances régionales selon Denis Charbit, professeur de sciences politiques à l’Open University d’Israël (Raanana), « ces attaques ont rappelé aux Israéliens que le conflit avec les Palestiniens n’est toujours pas résolu en dépit du rapprochement avec plusieurs pays arabes signataires des accords d’Abraham. » D’autant plus que l’identité de certains assaillants, des Palestiniens citoyens d’Israël qui ont revendiqué appartenir au groupe Etat islamique, a créé l’incompréhension, alimentant le débat et la psychose selon le chercheur : « Habitués aux revendications nationalistes palestiniennes, les Israéliens ont été surpris par l’apparition de Daesh. Les services de sécurité israéliens ont négligé cette menace qui semblait circonscrite à la zone syrienne. Certes, des Palestiniens (dont des Palestiniens d’Israël) avaient rejoint le groupe Etat islamique [plusieurs années auparavant], mais le phénomène était tout à fait marginal. Daesh, dans l’opinion publique israélienne, c’est loin (en Afghanistan) et cela appartient surtout au passé. En même temps, pour apporter un peu de nuance, il faut rappeler que la revendication d’un attentat par Daesh est une affaire assez confuse. Revendiquer l’attaque ne signifie pas forcément que des membres de ce groupe terroriste y étaient directement impliqués. C’est donc l’identité israélo-palestinienne des assaillants qui a semé le trouble. La population israélienne reste encore assez marquée par les violentes émeutes qui ont éclaté dans les villes mixtes d’Israël en mai 2021, auxquelles des Palestiniens d’Israël ont été impliqués. La participation de quelques-uns d’entre eux nous ramène à ces terribles événements. Aussi la revendication de quelques-uns des attentats par Daesh est assez vite passée au second plan. La coalition qui soutient le gouvernement israélien actuel est composée d’un parti arabe (islamiste modéré, Ra’am). Dans ce contexte, la droite, qui est dans l’opposition, en a profité pour mettre le feu aux poudres. La position des Arabes israéliens dans ce type de situation est toujours très délicate en raison des tensions identitaires judéo-arabes et de la question de l’allégeance des citoyens arabes israéliens partagés entre la fidélité à leur peuple - le peuple palestinien - et la loyauté envers l’Etat d’Israël. »
 
Pendant plusieurs semaines, l’actualité était ainsi concentrée sur la menace terroriste en Israël. Mais le 11 mai dernier, le meurtre de la journaliste Shireen Abu Akleh fait glisser le débat d’une problématique sécuritaire dans l’Etat hébreu vers les atteintes aux droits humains causées par l’occupation israélienne des Territoires palestiniens. La mort de la journaliste palestinienne a créé une émotion forte, au-delà même de la Cisjordanie. Palestino-américaine de confession chrétienne, elle était reconnue parmi les cercles intellectuels et populaires pour sa carrière exemplaire sur la couverture du conflit. Au sein de la société palestinienne, l’émotion créée par sa mort s’explique non seulement par son parcours et son identité, facteurs de mobilisation de l’ensemble des Palestiniens, mais aussi par un phénomène de recherche de nouveaux héros selon le chercheur Jean-Paul Chagnollaud, président de l’Iremmo : « les acteurs politiques palestiniens, quel que soit le parti, sont affaiblis. L’assassinat de Shireen Abu Akleh témoigne de cette réalité. De plus en plus, ce sont des représentants de la société civile (dans ce cas, une journaliste), qui deviennent les héros et les symboles de la cause palestinienne. » Même si aucune enquête n’a pu mettre la lumière sur les circonstances de sa mort, plusieurs éléments, comme les témoignages sur place, la nature du tir réalisé par un sniper expérimenté, et l’attitude des autorités israéliennes, ont rapidement posé la question de la culpabilité de l’armée israélienne. Fin mai, la chaîne CNN est venue confirmer ces soupçons avec la publication d’un rapport mettant en cause Israël [2]. Deux narratifs se sont ainsi créés autour de la mort de la journaliste :
1/ Côté palestinien, la quasi-certitude de la culpabilité de l’armée israélienne, renforçant, du fait de l’absence d’enquête internationale, le sentiment que les soldats israéliens jouissent d’une impunité totale.
2/ Côté israélien, le doute autour de l’identité réelle du tireur, même si l’armée israélienne n’est pas exclue, renforçant le sentiment qu’Israël est trop vite accusé sans preuve.

Quelques jours plus tard, le 16 mai, l’attitude de la police israélienne, qui a chargé le convoi funéraire de Shireen Abu Akleh pour retirer des drapeaux palestiniens [3] jusqu’à faire tomber le cercueil, a replacé Jérusalem comme espace de tensions entre Israéliens et Palestiniens. A ce moment, les débats sur un risque d’escalade des violences ont été très vifs. Pour cause, un an plus tôt, les tensions pourtant localisées à Jérusalem-Est suite à la menace d’expulsion de plusieurs familles palestiniennes dans le quartier de Sheikh Jerrah avaient, par ricochet, entraîné l’éclatement d’une guerre de 11 jours à Gaza.
 
Pour les Palestiniens, l’enterrement de la journaliste a vivement renforcé les crispations, alimentant le sentiment d’une politique à deux vitesses, notamment à cause de la place des drapeaux palestiniens et de leur représentation en Israël et dans les territoires annexés de Jérusalem-Est. Selon Denis Charbit, « On s’est demandé pourquoi a été donnée l’instruction d’interdire tout déploiement de drapeaux palestiniens à Jérusalem-Est. On peut comprendre cette consigne en temps ordinaire, mais en de telles circonstances, il était préférable et justifiable de la suspendre provisoirement. Cette interdiction est d’autant plus difficile à admettre, côté palestinien que le dimanche suivant, on a défilé dans la Vieille Ville, à l’occasion de la "Journée de Jérusalem", drapeaux israéliens déployés tout au long du cortège. La question des drapeaux n’a pas tardé à émerger dans les jours qui ont suivi l’enterrement à l’occasion de la commémoration de la Nakba. A l’Université de Tel-Aviv, des manifestants ont été chahutés pour avoir brandi des drapeaux. Un débat a surgi : faut-il autoriser le droit de brandir le drapeau palestinien ? Est-ce le drapeau de l’ennemi ? Celui du nationalisme palestinien ? De l’Autorité palestinienne qui n’est pas stricto sensu un pays ennemi ? Est-ce un symbole culturel ? Concernant l’Université de Tel-Aviv et l’enterrement de Shireen Abu Akhleh, il aurait fallu tenir compte de la durée relativement brève des deux cérémonies pour s’abstenir de toute intervention (…). Il aurait fallu montrer de la retenue, au risque de voir la droite israélienne s’emparer d’une telle image afin d’engranger des résultats politiques, affirmant (à tort) que c’est la première fois que des drapeaux palestiniens sont brandis à Jérusalem-Est depuis 1967. »
 

Terreau favorable à la violence, mais pas de volonté politique de guerre ouverte

 
Attentats en Israël, meurtre de la journaliste Shireen Abu Akleh, Palestiniens tués en marge de manifestations en Cisjordanie (moins médiatisé) : ces événements se sont inscrits dans un calendrier très sensible. Plusieurs fêtes religieuses et commémoratives mobilisant des narratifs historiques et politiques opposés se sont succédées en mai dernier. Les responsables israéliens et palestiniens ont vu s’écouler les semaines avec appréhension, craignant une escalade des violences incontrôlable qui viendrait déclencher la guerre tant ‘’promise’’. Fin avril, tirs de roquettes contre frappes israéliennes, Gaza s’est de nouveau embrasée. Au pic des tensions, la presse s’est emparée du sujet en se demandant si un an après la guerre de Gaza, la région pouvait de nouveau basculer dans une guerre ouverte entre Israël et le Hamas. Mais la situation aujourd’hui est-elle vraiment comparable au printemps 2021 ? Les acteurs politiques, côté israélien comme palestinien, ont-ils intérêt à déclencher un nouveau conflit de grande intensité ?
 
En mai 2021, l’étincelle était partie de Jérusalem. Dans le contexte de la mobilisation de la société civile palestinienne contre les expulsions à Sheikh Jarrah, les policiers israéliens avaient répondu par une répression brutale, entrant chaussés dans la mosquée al-Aqsa pour réprimer des manifestants, et tirant dans le lieu saint (le troisième plus important en islam) du gaz lacrymogène en pleine prière pendant le Ramadan. La diffusion de ces images dans les médias et sur les réseaux sociaux a profondément choqué l’opinion publique palestinienne. Le Hamas au pouvoir à Gaza en a profité pour répondre aux provocations de la police israélienne, instrumentalisant les événements par le tir de roquettes en direction de Jérusalem. Cette réaction du groupe islamiste est à replacer dans le contexte de la rivalité Fatah-Hamas de l’époque. Début mai, quelques jours avant les tirs de roquettes sur Jérusalem, le président Mahmoud Abbas (Fatah) a annulé l’organisation des élections palestiniennes. La décision, très impopulaire parmi les Palestiniens, avait provoqué la colère du Hamas, qui espérait gagner des points en Cisjordanie avec ce scrutin. A l’époque, en tirant des roquettes sur Jérusalem, le parti qui contrôle la Bande de Gaza voulait alors se placer comme défenseur unique de la cause palestinienne. Mais depuis, l’équation politique a changé, « de chaque côté, Palestiniens inclus, personne ne veut une nouvelle guerre » assure Hamada Jaber. Selon le chercheur au Palestinian Center for policy and survey research (PCPSR), « le Hamas considère que son action de mai 2021 a constitué une victoire et qu’il peut jouer sur ce nouveau rapport de force avec les Israéliens. » En effet, ces derniers mois, le gouvernement Bennett a facilité l’entrée de travailleurs gazaouis en Israël, offrant un peu d’oxygène dans une Bande de Gaza dévastée sur le plan économique. Selon le chercheur Jean-Paul Chagnollaud, « le Hamas a obtenu un peu d’ouverture à Gaza pour les permis de travail accordés aux Gazaouis, et il n’a donc pas intérêt à entrer de nouveau en guerre ouverte avec Israël. »
 

Sans processus de paix en vue, le conflit de basse intensité maintenu

 
Une fois ce calendrier infernal passé, la journée de Jérusalem achevée sans incidents majeurs fin mai, les responsables politiques ont montré leur soulagement. Pourtant, la fin de cette période sensible ne devrait pas faire oublier une réalité : il n’existe aucun signe de processus de paix enclenché, et les pages de ce calendrier tendu ont beau avoir été tournées, le conflit demeure.
 
Pour Israël, qui se contente du statu quo (occupation de la Cisjordanie morcelée incluant Jérusalem-Est et poursuite de la colonisation dans les Territoires palestiniens), l’enjeu est de stopper la planification des attentats et de gérer les violences au jour-le-jour. Mais aucune volonté d’amorcer un processus de paix n’émerge. Le gouvernement hétéroclite de Naftali Bennett, qui a fait tomber Benyamin Netanyahou, est composé d’éléments de la gauche radicale israélienne (Meretz) et il est soutenu par un parti arabe (Ra’am). Il avait donc fait naître espoirs et soulagements chez une partie des défenseurs d’une relance des négociations avec les Palestiniens. Mais cette coalition est extrêmement hétéroclite, elle n’a donc ni les moyens ni les ambitions de relancer le processus de paix. Son principal objectif est de répondre aux demandes d’une large partie des Israéliens, à savoir : former un gouvernement pour éviter de nouvelles élections, assurer ainsi de nouveau le bon fonctionnement de l’Etat en votant le budget, et accessoirement, faire tomber Netanyahou dont l’image est entachée par diverses affaires de corruption. La résolution du conflit n’entre pas dans ces équations. Le soutien au gouvernement du parti arabe Ra’am ne constitue pas, par ailleurs, un pas vers un processus de paix. Certes, l’attitude de la police israélienne à Jérusalem est sensible car l’électorat de ce parti islamiste modéré est composé d’une large frange d’Arabes israéliens pratiquants. Mais son leader Mansour Abbas concentre ses demandes sur les préoccupations économiques et sécuritaires des Palestiniens citoyens d’Israël. Il n’a pas fait de la relance des discussions avec Ramallah une condition pour son soutien. Du fait des différents groupes politiques qui le composent, ce gouvernement est donc instable. Il n’est pas en capacité de lancer une politique ambitieuse à l’égard du conflit, selon Jean-Paul Chagnollaud : « s’il fait un pas de côté, il peut être renversé. Il a déjà perdu la majorité au Parlement. Il maintient donc le statu quo. Il dépend notamment de Mansour Abbas, qui est apprécié, de manière paradoxale, par une partie de l’opinion publique conservatrice israélienne. Cette situation surréaliste peut rapidement évoluer, elle est fragile. »
 
Il ne faut pas non plus oublier qui est à la tête de cette coalition. Le Premier ministre Naftali Bennett (Yamina), issu de l’extrême droite israélienne, s’oppose fermement à la création d’un Etat palestinien sur les frontières de 1967 et s’est montré favorable à l’annexion unilatérale par Israël de la zone C, en Cisjordanie. Malgré le départ de Benyamin Netanyahou, la construction de nouveaux logements dans les colonies de Cisjordanie incluant Jérusalem-Est continue [4] en violation du droit international. Et ce, alors même que la colonisation est un des principaux freins à la paix selon les Palestiniens [Cf derniers sondages PCPSR]. Les actions politiques et le profil de Naftali Bennett sont des obstacles majeurs à la reprise de négociations avec les Palestiniens.
 
Le changement de gouvernement en Israël a néanmoins quelque peu apaisé les tensions entre Tel-Aviv et Ramallah. La coopération sécuritaire entre l’Autorité palestinienne et Israël s’est renforcée depuis l’arrivée de Naftali Bennett au poste de Premier ministre. Mahmoud Abbas fait ainsi le choix de préserver des relations correctes avec l’Etat hébreu, même si la coopération sécuritaire est très impopulaire parmi les Palestiniens de Cisjordanie. Il fait aussi le choix d’imposer son pouvoir face à la menace que représente pour lui le Hamas, qui gagne en popularité en Cisjordanie. Selon le dernier sondage du PCPSR, 75% de la population palestinienne de Cisjordanie exige aujourd’hui la démission de Mahmoud Abbas [5]. L’impopularité montante du président palestinien, perçu en Cisjordanie comme un autocrate corrompu, affaiblit le Fatah selon le chercheur Hamada Jaber : « le parti paye le prix de cette impopularité. Les élections estudiantines de l’Université de Birzeit ont été remportées par le Hamas à la mi-mai. Or, on dit souvent que Birzeit prend le pouls de la société palestinienne. Ce scrutin est un bon exemple de la perte de terrain du Fatah dans la société ces dernières années. » Inquiet de perdre son pouvoir, le président de l’AP renforce son autoritarisme.
 
Malgré tout, le « raïs » ne semble pas faire face à une menace susceptible d’ébranler son pouvoir. Selon le chercheur Jean-Paul Chagnollaud, on peut comprendre le maintien de Mahmoud Abbas en s’appuyant sur le concept de l’assabiya développé par Ibn Khaldoun : « c’est l’esprit de corps et la solidarité qui soude un groupe contre ses adversaires. Ses membres sont liés par le sang comme dans les dynasties du Golfe ou par des épreuves de combat partagées dans la lutte de libération nationale et/ou la conquête du pouvoir. Dès lors ce groupe autour d’un leader entend tout faire pour conserver ses positions et son pouvoir. Ce concept éclaire le positionnement de l’Autorité palestinienne. Mahmoud Abbas est entouré d’un groupe composé des mêmes membres qui se connaissent depuis très longtemps. Même bien avant son élection qui date pourtant déjà de 17 ans (janvier 2005). Ce groupe sans doute allié de quelques autres fait tout pour garder le pouvoir. L’année dernière, on a vu un exemple de cette volonté de s’accrocher au pouvoir avec l’annulation des élections palestiniennes. Les partisans d’Abbas savaient qu’ils allaient les perdre. Cette posture autoritaire est soutenue par les Israéliens. Notamment par les services de renseignement israéliens via l’étroite coopération sécuritaire que l’Autorité palestinienne entretient avec eux. »
 
Mais le leader palestinien âgé de 87 ans n’est pas éternel. La dégradation de son état de santé nourrit l’inquiétude : qui lui succédera, comment les équilibres des forces vont-ils se reformer dans l’après Abbas, et la succession se fera-t-elle dans la violence ?

Publié le 17/06/2022


Ines Gil est Journaliste freelance basée à Beyrouth, Liban.
Elle a auparavant travaillé comme Journaliste pendant deux ans en Israël et dans les territoires palestiniens.
Diplômée d’un Master 2 Journalisme et enjeux internationaux, à Sciences Po Aix et à l’EJCAM, elle a effectué 6 mois de stage à LCI.
Auparavant, elle a travaillé en Irak comme Journaliste et a réalisé un Master en Relations Internationales à l’Université Saint-Joseph (Beyrouth, Liban). 
Elle a également réalisé un stage auprès d’Amnesty International, à Tel Aviv, durant 6 mois et a été Déléguée adjointe Moyen-Orient et Afrique du Nord à l’Institut Open Diplomacy de 2015 à 2016.


 


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