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Date : Vers 1470 - 1475
Auteur : Jean Fouquet (enlumineur)
Provenance : BnF, département des Manuscrits, Français 247, fol. 230v. (Livre XI)
https://essentiels.bnf.fr/fr/image/1d9afce7-a7d2-4f72-96ed-3e9d1b8dbd1b-cyrus-ii-grand-et-hebreux
Les liens entre les Juifs et les peuples iraniens constituent l’un des chapitres les plus singuliers de l’histoire du Proche-Orient. Alors que la Bible multiplie les récits où les grandes puissances (l’Égypte pharaonique, l’Assyrie néo-assyrienne, Babylone néo-babylonienne ou encore Rome) se dressent contre Israël, la Perse achéménide apparaît comme une exception radicale. Elle y est décrite non comme une force oppressive, mais comme un agent de réparation, de libération et même de protection. Cette représentation unique repose sur un ensemble cohérent de sources, tant bibliques qu’extra-bibliques. Parmi elles, les prophéties du deutéro-Isaïe, les récits d’Esdras et de 2 Chroniques, le Livre d’Esther, certaines inscriptions cunéiformes de l’époque achéménide ou des passages des papyrus d’Éléphantine convergent pour dessiner un tableau favorable à la souveraineté perse. Cette mémoire est prolongée par la tradition historique du mausolée d’Esther et de Mardochée à Hamadan, lieu de vénération ancien et symbole d’une coexistence plurimillénaire entre Juifs et Iraniens.
Cet article examine les sources bibliques, historiques et archéologiques, et développe particulièrement le Livre d’Esther et le mausolée d’Hamadan. Il ne vise pas à interpréter des événements contemporains, mais fournit un socle scientifique permettant de comprendre les fondements historiques auxquels certains discours modernes font référence.
La figure centrale de l’origine de cette relation est l’empereur fondateur de l’empire achéménide Kūruš (Cyrus) II (r. 559-530 avant notre ère). Dans les chapitres 44 et 45 du Livre d’Isaïe, celui-ci est présenté de manière absolument inédite. Le prophète Isaïe le désigne comme le berger de Dieu, et plus encore, comme son oint, un titre qui dans toute la Bible n’est attribué qu’aux rois d’Israël ou aux grands prêtres. Aucun autre souverain étranger n’a jamais bénéficié d’une telle qualification. Dans Isaïe, la mission royale de Cyrus consiste à restaurer Jérusalem et à relever le Temple, comme si la souveraineté perse avait été placée au service direct du dessein divin.
La théologie du deutéro-Isaïe confère à Cyrus II de Perse un statut d’une grande singularité. Dans Isaïe 44:28, on lit en hébreu : « הָאֹמֵר לְכוֹרֶשׁ רֹעִי וְכָל־חֶפְצִי יַשְׁלִם וְלֵאמֹר לִירוּשָׁלַ͏ִם תִּבָּנֶה וְהֵיכָל תִּוָּסֵד ». La translittération du verset est la suivante : ha‑omer le‑Khoresh ro‘i we‑khol kheftsi yashlim we‑le’mor li‑Yerushalaim tibbane we‑heikhal tiwwased. La traduction donnée par la Bible hébraïque de la TOB est : « Celui qui dit à Cyrus : “Mon berger, il accomplira tout mon désir ; il dira à Jérusalem : Tu seras rebâtie, et au Temple : Tes fondations seront posées.” ». Le qualificatif « mon berger » attribué à un roi étranger s’inscrit dans une tradition politique du Proche-Orient ancien où les souverains pouvaient être décrits comme des bergers chargés de guider leur peuple.
Isaïe 45:1 : « כֹּה־אָמַר יְהוָה לִמְשִׁיחוֹ לְכוֹרֶשׁ », translittéré ainsi : koh amar Adonaï li‑mshikho le‑Khoresh. La traduction de la TOB donne : « Ainsi parle le Seigneur à son oint, à Cyrus ». Le terme hébraïque mashiaḥ, « oint », appliqué à Cyrus, n’est jamais attribué ailleurs dans la Bible à un souverain étranger. Ce choix souligne une théologie de la médiation impériale : la puissance perse se trouve intégrée au dessein divin.
Les livres d’Esdras et de 2 Chroniques complètent ce portrait théologique en rapportant un décret royal attribué à Cyrus. Dans Esdras 1:2, le texte hébreu affirme : « כֹּה אָמַר כּוֹרֶשׁ מֶלֶךְ־פָּרַס יְהוָה אֱלֹהֵי הַשָּׁמַיִם נָתַן לִי כָּל־מַמְלְכוֹת הָאָרֶץ », translittéré : koh amar Koresh melekh Paras, Adonaï Elohé ha‑shamayim natan li kol mamlakhot ha‑arets. La traduction de la Tanakh [1] de la Jewish Publication Society (JPS) est : « Ainsi parle Cyrus, roi de Perse : Le Seigneur, Dieu des cieux, m’a donné tous les royaumes de la terre ». Esdras transmet ensuite plusieurs passages en araméen impérial, langue administrative de l’empire. Dans Esdras 6:3, le texte araméen mentionne : « בִּשְׁנַת חֲדָה לְכוֹרֶשׁ מַלְכָּא שִׂים טְעֵם בֵּית אֱלָהָא בִּירוּשְׁלֶם בַּיִת יִתְבְּנֵא », translittéré : bishnat chada le‑Khoresh malkā, sim te‘em beit Elaha bi‑Yerushalem, bayit yitbene. La traduction conforme à l’édition BHS est : « La première année du roi Cyrus, un ordre fut donné : que la maison de Dieu à Jérusalem soit rebâtie ». Ces extraits montrent la cohérence du récit biblique avec le contexte administratif perse.
Les descendants de Cyrus II sont également les héritiers de ces liens entre les perses et les juifs.
Darius Ier (550-486 avant notre ère), mentionné dans Esdras 6, confirme le décret de Cyrus et ordonne aux gouverneurs locaux de financer la reconstruction du Temple.
Artaxerxès Ier apparaît dans Esdras 7 et Néhémie 2 comme garant d’une autonomie judéenne étendue, autorisant notamment la reconstruction des murailles de Jérusalem.
Ce récit trouve un écho remarquable dans les sources cunéiformes contemporaines. Le Cylindre de Cyrus, découvert à Babylone en 1879, évoque la décision du souverain de renvoyer chez eux les peuples déportés par les Babyloniens et de restaurer leurs sanctuaires.
Cette cohérence se confirme lorsqu’on confronte ces textes à la documentation cunéiforme contemporaine. Le Cylindre de Cyrus, rédigé en akkadien et découvert en 1879 à Babylone, constitue la principale source extra-biblique. Aux lignes 30 à 33, on lit en akkadien : « ummānīšunu aškunni šubšūnūtišunu ana maḫrīya ušēšib ». La translittération standard est : ummānī‑šunu aš‑kun‑ni šub‑šu‑nu‑ti‑šunu ana maḫ‑ri‑ya u‑še‑ši‑ib. La traduction d’Irving Finkel (British Museum) est : « J’ai rassemblé leurs habitants et je les ai fait retourner dans leurs foyers ». Le texte mentionne également la restauration des dieux locaux dans leurs temples, ce qui rejoint la logique d’Esdras.
La Chronique de Nabonide (BM 35382), autre source babylonienne majeure, décrit une prise de pouvoir pacifique, ce qui correspond à l’image d’un changement non violent présent dans la Bible. De telles convergences montrent que Juda n’a pas bénéficié d’un traitement isolé, mais qu’elle fut intégrée à une politique impériale plus vaste fondée sur la restauration des cultes locaux.
« Kūruš ana Bābili illik šulmu », translittéré : Kiruš ana Bābili illik šulmu. Andrew Grayson traduit : « Cyrus entra dans Babylone en paix ». Ces données confirment que l’arrivée perse ne s’est pas faite par destruction, mais par intégration.
Les papyrus d’Éléphantine en Egypte (AP 30-31), écrits en arménien impérial et datés de 407 av. n. è., montrent que les officiers perses supervisent la reconstruction d’un temple juif en Égypte, confirmant l’implication impériale dans les cultes juifs au-delà de Jérusalem.
Le papyrus AP 30 est une lettre de la communauté juive au gouverneur perse Bagōhi (Bagoas). Le temple juif de l’île d’Éléphantine a été détruit par des prêtres égyptiens hostiles. Les Juifs écrivent au gouverneur perse de Juda, Bagōhi, pour demander l’autorisation impériale de le reconstruire. Celui-ci est sous les ordres de l’empereur Darius II (423-404 av. n. è.) ou éventuellement d’Artaxerxès II (404-358 av. n. è.) au début de son règne.
(AP 30, lignes 1-4) [2] « Alors nous, Juifs demeurant à Éléphantine, avons écrit à notre seigneur Bagôhi, gouverneur de Juda. »
(lignes 12-14) « Le temple de Dieu qui était à Éléphantine fut abattu et détruit, toutes les portes et tout ce qui s’y trouvait furent anéantis. »
(lignes 16-18) « Nous avons demandé à notre seigneur la permission de le rebâtir, selon l’ordre que le roi donnerait. »
(AP 31, lignes 6-8) « Maintenant, Bagôhi, gouverneur de Juda, a ordonné que soit rebâti le temple de Dieu à Éléphantine. »
(lignes 9-10) « Mais qu’aucun sacrifice sanglant n’y soit offert. »
Le document précise que les Perses autorisent la reconstruction mais interdisent les sacrifices sanglants, conformément aux règles perses locales.
Ces documents démontrent l’existence historique d’un temple juif officiel sous administration perse à Éléphantine, bien avant la destruction du Second Temple à Jérusalem (70 de notre ère). Lors de sa destruction, les juifs s’adressent au gouverneur perse de Juda pour en obtenir la reconstruction. Les autorités perses répondent positivement et donnent une autorisation formelle, confirmant la politique impériale de reconnaissance des cultes locaux, exactement comme dans Esdras 1 et 6.
Pour l’historien, ces documents sont la confirmation la plus directe que les Perses interagissaient réellement avec les communautés juives en tant qu’autorités protectrices et administratives, ce qui corrobore les représentations bibliques. La Bible et les sources achéménides convergent pour présenter les rois perses comme protecteurs des Judéens et facilitateurs de leur restauration nationale.
L’un des livres bibliques qui témoignent le mieux de l’univers perse est le Livre d’Esther. Il se déroule entièrement à Suse, capitale achéménide bien connue grâce aux fouilles archéologiques.
Bien que son genre littéraire soit souvent débattu, s’agissant pour certains d’une nouvelle historique romancée ou d’une légende étiologique pour la fête de Pourim plutôt qu’une chronique historiographique stricte (Clines 1984 ; Berlin 2001), il n’en demeure pas moins un document fondamental pour la compréhension de la perception des relations judéo-perses dans la mémoire juive. L’ouverture (Esther 1:1-2) donne un cadre impérial précis : « Il y avait en ces jours-là Assuérus qui régnait sur cent vingt-sept provinces, de l’Inde à l’Éthiopie ; le roi Assuérus était alors assis sur son trône royal à Suse ». Cet ancrage géographique correspond aux réalités historiques du règne de Xerxès Ier (486-465 av. n. è.), l’identification majoritaire d’Assuérus. Le livre dépeint la vaste étendue de l’empire achéménide, ce qui correspond à la géographie historique de l’Empire perse. La cour royale de Suse, avec ses banquets, ses intrigues et ses décrets impériaux irrévocables, est présentée de manière vivante (Esther 1:3-8 ; 3:12-15). L’intrigue, centrée sur une tentative de génocide contrecarrée par des interventions à la cour royale, reflète un empire structuré, multilingue et administrativement complexe. Le cœur du récit est la menace d’un génocide planifié par Haman, un haut fonctionnaire perse, contre tous les Juifs de l’empire (Esther 3:6, 13). Face à ce danger existentiel, la reine Esther, elle-même juive et cousine de Mardochée (Mordekhaï), utilise sa position auprès du roi Assuérus pour intervenir. Le texte montre les Juifs comme membres d’une diaspora intégrée et Mardochée est un fonctionnaire présent « à la porte du roi », position qui serait attestée dans les archives perses. En effet, les tables de la fortification de Persépolis, dans l’édition de référence de Richard T. Hallock mentionnent à plusieurs reprises le nom d’un certain Marduka qui reçoit ou supervise des rations et fait partie d’un réseau administratif.
Le tournant narratif survient lorsque le roi, après avoir découvert la machination d’Haman, émet un nouveau décret permettant aux Juifs de se défendre (Esther 8:11). Le pouvoir royal perse devient, dans la narration, l’arbitre suprême qui, une fois éclairé, protège sa minorité. Ce revirement ancre dans la tradition juive l’idée que le souverain perse, bien que non-juif, peut être un garant de la sécurité de son peuple. Lorsque la menace surgit, la reine Esther se révèle au roi Assuérus et obtient la protection de son peuple. La fête de Pourim, instituée à la fin du livre (Esther 9), conserve cette mémoire d’un salut obtenu grâce à la monarchie perse. Cette fête, célébrée à ce jour, rappelle l’alliance non pas avec Dieu directement, mais avec un souverain perse, ce qui pérennise une mémoire positive de l’Empire achéménide dans la conscience juive.
Cette mémoire textuelle trouve un prolongement dans un lieu de mémoire situé en Iran même, le mausolée d’Esther et de Mardochée. Le mausolée est situé au cœur de Hamadan, l’une des plus anciennes villes d’Iran nommée Ecbatane et ancienne capitale des Mèdes, puis résidence d’été des rois achéménides. Le bâtiment actuel, composé d’une chambre funéraire et d’un dôme conique, remonte aux périodes médiévale et islamique, mais la tradition associant ce lieu à Esther et Mardochée est beaucoup plus ancienne (Netzer 1996). Le complexe consiste en une structure en briques et pierres, surmontée d’un dôme conique caractéristique de l’architecture islamique iranienne. À l’intérieur se trouvent deux cénotaphes en bois, recouverts de brocarts, que la tradition identifie comme les tombes d’Esther et de Mardochée. Des inscriptions hébraïques et persanes ornent les murs, attestant de l’ancienneté du site et de son caractère sacré.
La localisation du tombeau d’Esther et Mardochée à Hamadan repose sur une tradition juive remontant au moins au XIIIe siècle mais la tradition associant Hamadan aux figures bibliques d’Esther et de Mardochée est plus ancienne et pourrait prendre racine au cours des premiers siècles de l’ère commune. Bien que l’historicité des sépultures ne puisse être vérifiée scientifiquement (comme pour la plupart des tombeaux de figures bibliques), l’importance réside dans la pérennité et la vénération de cette tradition par les Juifs d’Iran et de la diaspora. Pour de nombreux Juifs iraniens, ce site est le plus saint en dehors d’Israël, un point focal de leur identité et de leur mémoire collective. Le site constitue un symbole puissant de la présence juive en Iran et de la pérennité d’un lien culturel ancien. Fait notable, le mausolée a été respecté et protégé par plusieurs autorités iraniennes au fil des siècles, y compris durant la période islamique, ce qui témoigne de la continuité d’une forme de reconnaissance mutuelle. Ce monument est mentionné par Benjamin de Tudèle au XIIe siècle. « Et dans la ville de Hamadan se trouvent les tombeaux de Mardochée et d’Esther. Une belle construction est élevée au-dessus d’eux, et des Juifs viennent s’y rendre et y réciter leurs prières. Les nations respectent ce lieu et ne permettent à personne de lui faire du mal. On y entretient en permanence des lampes allumées sur leurs tombes » [3].
Bien qu’il soit un sanctuaire juif, le site est un exemple de lieu saint partagé et a, par le passé et dans une certaine mesure encore aujourd’hui, attiré des non-Juifs, notamment de certains musulmans locaux. Ces derniers peuvent respecter Esther comme une femme pieuse ou associée à des récits de sagesse et de justice [4]. Cette vénération est liée à l’interconnexion des traditions prophétiques dans l’islam, où de nombreuses figures bibliques sont également reconnues.
Les relations entre Juifs et Iraniens s’enracinent dans des sources historiques solides : décrets perses de restauration du culte, exil babylonien suivi du retour, diaspora intégrée dans l’empire achéménide et présence continue attestée par les textes et par l’archéologie. Le Livre d’Esther, œuvre littéraire mais profondément ancrée dans la réalité historique et culturelle de la Perse achéménide impériale, constitue un témoignage majeur de la coexistence, de l’intégration et même de la protection des Juifs dans la société iranienne antique. Le mausolée d’Esther et de Mardochée à Hamadan, monument de mémoire partagée, vient incarner matériellement cette relation millénaire. La mémoire biblique et historique des relations judéo-iraniennes repose sur des bases textuelles et archéologiques solides, qui permettent de comprendre comment certaines traditions anciennes ont continué de nourrir les imaginaires culturels, religieux et historiques jusqu’à nos jours.
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Florence Somer
Florence Somer est docteure en anthropologie et histoire religieuse, chercheuse à l’Observatoire de Paris et chercheuse associée à l’IFEA (Istanbul). Ses domaines de recherche ont pour cadre les études iraniennes, ottomanes et arabes et portent principalement sur l’Histoire transversale des sciences, de la transmission scientifique, de l’astronomie et de l’astrologie.
Notes
[1] Acronyme pour les trois section du Canon hébraïque : la Torah (les cinq livres de Moïse, Nevi’im (Prophètes) et Ketuvim (les écrits).
[2] La traduction de ces papyri par Bezalel Porten (The Elephantine Papyri in English, 1996) est donnée en français.
[3] Traduction française de Adler, 1907, p. 63.
[4] Voir Shaked, 1994.
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