Accueil / Portraits et entretiens / Portraits historiques

Naṣīr al-Dīn Muḥammad ibn Muḥammad al-Ṭūsī (1201–1274) est l’une des figures les plus décisives de l’histoire des sciences au XIIIe siècle. Mathématicien, astronome, philosophe et directeur de l’Observatoire de Marageh en 1254, il incarne un moment de recomposition profonde des savoirs, dans un contexte marqué par l’effondrement des structures politiques du monde arabo-persan oriental et par l’émergence de l’Empire mongol comme puissance eurasiatique dominante. Loin de constituer une rupture, cette période voit au contraire la constitution de nouveaux cadres impériaux de production du savoir, dans lesquels l’astronomie et son interprétation astrologique jouent un rôle central. À l’instar d’Abū Maʿshar au IXe siècle, Ṭūsī s’inscrit dans une tradition où l’astronomie mathématique fournit les fondements nécessaires à une lecture signifiante du ciel, orientée vers la compréhension des cycles historiques, politiques et naturels. Abū Maʿshar opérait dans le cadre du califat abbasside qui prônait la traduction des savoirs en arabe, Ṭūsī se meut dans un monde impérial mongol caractérisé par la circulation accélérée des hommes, des textes et des techniques entre le monde arabo-persan, l’Asie centrale et la Chine. Son œuvre et son action institutionnelle témoignent d’une intégration inédite des savoirs astronomiques et astrologiques au service d’un pouvoir universel en quête de légitimation cosmique.
Cet article se concentre sur Naṣīr al-Dīn Ṭūsī du point de vue de l’histoire des sciences astronomiques et astrologiques, en insistant sur son rôle dans la constitution d’une science impériale mongole, sur ses interactions avec les traditions turco-mongoles et chinoises, et sur la continuité intellectuelle qu’il entretient avec l’astrologie historique d’Abū Maʿshar.
Né à Ṭūs, dans le Khorāsān, Naṣīr al-Dīn Ṭūsī reçoit une formation complète dans les disciplines savantes de son temps : mathématiques, astronomie, logique, philosophie avicennienne et sciences du ciel. Dès ses premiers écrits, il apparaît comme l’héritier d’une longue tradition de critique et de reformulation du système ptolémaïque, initiée par Ṯābit ibn Qurra et les Banū Mūsā puis poursuivie par Ibn al-Haytham (965-1040) et al-Bīrūnī. Cette tradition considère l’astronomie non comme un corpus figé, mais comme un ensemble de modèles mathématiques perfectibles, destinés à rendre compte des mouvements célestes avec la plus grande précision possible.
La période qu’il passe dans les forteresses ismaéliennes d’Alamut, avant la conquête mongole, a longtemps suscité des interprétations contradictoires. Les sources montrent cependant que Ṭūsī n’y agit ni comme un idéologue militant ni comme un simple prisonnier, mais comme un savant protégé, intégré dans un milieu intellectuel structuré et servant une vision philosophique. Les Ismaéliens nizârites accordaient une importance particulière aux sciences rationnelles, à la gestion du temps et à la maîtrise des cycles naturels, autant d’éléments où l’astronomie et son interprétation astrologique occupaient une place stratégique.
Les œuvres composées durant cette période, notamment son traité d’éthique l’Akhlaq-i Nāṣirī, témoignent d’une conception profondément cosmologique de l’ordre politique : le gouvernement humain y est pensé en analogie avec l’ordre du monde, régi par des lois rationnelles et cycliques. Ce traité s’adresse initialement aux princes et aux dirigeants, avec pour ambition de guider la perfection morale individuelle tout en jetant les bases d’une organisation sociale juste et rationnelle. Ṭūsī y développe une vision globale de l’éthique : l’homme vertueux doit exercer la maîtrise de ses passions et cultiver la sagesse pour harmoniser ses inclinations naturelles avec la raison. La raison, selon lui, est le fil conducteur de l’action morale, permettant de distinguer le bien du mal et de guider la conduite personnelle comme les décisions politiques.
L’ouvrage se déploie sur plusieurs axes complémentaires. La vertu personnelle inclut le développement intellectuel et spirituel, la prudence et la tempérance. La vie sociale et politique y est abordée comme un prolongement naturel de l’éthique individuelle : un souverain éclairé doit gouverner avec justice, promouvoir le bien commun et assurer la stabilité de la société. L’éducation et la connaissance jouent un rôle central, car l’acquisition de la science et de la philosophie permet de perfectionner l’âme, de comprendre les lois universelles et d’agir avec discernement.
Le Akhlaq-i Nāṣirī se distingue par sa capacité à combiner les traditions philosophiques arabo-persanes, la pensée aristotélicienne et les réflexions rationnelles sur le pouvoir. Ṭūsī y propose une approche qui dépasse la simple obéissance religieuse, articulant harmonieusement vertu individuelle, raison et justice politique. L’ouvrage illustre ainsi sa vision d’une vie morale intégrale, où le développement personnel et la responsabilité sociale se nourrissent mutuellement, et confirme la place de Ṭūsī comme un penseur capable de relier philosophie, science et gouvernement dans une perspective cohérente et pratique. Sans jamais proposer de description historique explicite du pouvoir nizârite, il laisse transparaître l’image d’une élite savante disciplinée, pour laquelle le savoir du ciel constitue un instrument de stabilité et de légitimation.
Les conquêtes mongoles, la chute d’Alamut en 1256 et l’intégration de Ṭūsī à l’entourage de Hülegü Khan (1217-1265) marquent un tournant politique majeur, mais non une rupture intellectuelle car le savoir astronomique et astrologique de Ṭūsī trouve dans le cadre impérial un nouvel espace d’expression et d’institutionnalisation. L’Empire mongol, par son extension territoriale et sa diversité culturelle, développe une idéologie du pouvoir fondée sur une relation privilégiée entre le souverain et le Ciel, conception qui résonne aussi bien avec les traditions turco-mongoles qu’avec la cosmologie chinoise. Dans ce contexte, l’astronomie et l’interprétation astrologique des phénomènes célestes deviennent des instruments essentiels de gouvernement. La détermination de dates favorables, l’analyse des conjonctions planétaires, des éclipses ou des apparitions cométaires participent à la construction d’un temps impérial ordonné, garant de la légitimité du pouvoir. Ṭūsī reprend, en éludant la dimension prophétologique, les théories des grandes conjonctions planétaires d’Abū Maʿshar, qui avaient fourni, au IXe siècle, un cadre d’interprétation historique et politique du devenir des empires. Il conserve l’idée selon laquelle les cycles célestes sont porteurs de signification historique, et leur interprétation repose sur des calculs astronomiques rigoureux. Cette continuité permet à Ṭūsī de se positionner adéquatement dans l’entourage de Hülegü, non seulement comme mathématicien, mais aussi comme expert du temps cosmique.
A la demande de Hülegü Khan, l’observatoire de Marāgha fut fondé vers 1259 dans l’Azerbaïdjan iranien actuel à 1560 m au dessus du niveau de la mer. L’objectif des Mongols était à la fois pratique et symbolique : améliorer la précision des calendriers et des prédictions astrologiques, renforcer la légitimité du pouvoir impérial et démontrer le prestige scientifique de la cour des Ilkhanides.
La construction de cet observatoire constitue l’un des moments clés de l’histoire des sciences médiévales. Conçu sous l’impulsion de Ṭūsī et financé par le pouvoir ilkhanide, cet observatoire n’est pas seulement un lieu d’observation, mais une véritable institution scientifique impériale. Il rassemble des savants venus de différentes régions du monde arabe-persan et turc, ainsi que des astronomes d’Asie centrale et de Chine, favorisant une circulation sans précédent des savoirs astronomiques et calendaires. L’œuvre majeure issue de ce milieu est le Zīj-i Īlkhānī, ensemble de tables astronomiques élaborées sous la direction de Ṭūsī en vue de corriger les tables de Ptolémée ou d’al-Battani (858-929). Ces tables reposent sur des observations concrètes sur plusieurs années recensant les mouvements du soleil, de la Lune (notamment en vue de prédire les éclipses) et des planètes visibles ce qui permet la correction de paramètres fondamentaux tels que la durée de l’année solaire, le mouvement de l’apogée ou l’inclinaison de l’écliptique. Ces tables fournissent les paramètres nécessaires au calcul précis des positions planétaires, des éclipses et des cycles lunaires, constituant ainsi la base technique indispensable à l’interprétation astrologique. Leur diffusion dans le monde arabo-persan et au-delà témoigne de leur rôle central dans la pratique impériale du ciel. Ṭūsī et ses collègues ont formé des élèves grâce aux nouveaux outils, à la trigonométrie sphérique et aux observations permettant une amélioration des données ainsi qu’une adaptation plus aisée à des calculs rapides pour des usages pratiques. Cette coordination scientifique au service de l’administration a fait de Marāgha un centre majeur de recherche astronomique dont l’influence s’est étendue bien au-delà de l’Empire mongol.
Sur le plan théorique, les travaux de Ṭūsī à Marāgha aboutissent à des innovations majeures, notamment le dispositif mathématique connu sous le nom de « couple de Ṭūsī » destiné à remplacer l’équant ptolémaïque. Cette innovation, tout en relevant de la géométrie pure, a des implications directes pour la cohérence des calculs utilisés dans l’interprétation astrologique des mouvements planétaires. Le couple de Ṭūsī est un mécanisme géométrique ingénieux permettant de transformer un mouvement circulaire en un mouvement linéaire oscillant. Ce dispositif consiste à faire tourner un petit cercle à l’intérieur d’un cercle plus grand, de sorte qu’un point sur le petit cercle oscille le long d’un diamètre du cercle plus grand lorsque les deux rotations sont coordonnées dans des sens opposés. Cette construction a permis à Ṭūsī de supprimer l’équant du modèle ptolémaïque, qui violait le principe aristotélicien de mouvement uniforme autour d’un centre géométrique, tout en conservant la précision des prévisions planétaires. Le couple de Ṭūsī montre comment des combinaisons de rotations circulaires peuvent expliquer les variations observées des planètes de manière mathématiquement rigoureuse et physiquement cohérente, et il a influencé les astronomes ultérieurs, y compris ceux de la Renaissance européenne. Il sera notamment réapproprié par Copernic dans sa construction du mouvement des planètes inférieures (Vénus, Mercure) et dans l’explication du mouvement de la sphère des étoiles fixes en y ajoutant le balancement de l’axe de la rotation terrestre.
L’un des aspects les plus remarquables de l’œuvre de Ṭūsī réside dans son inscription au cœur des circulations scientifiques eurasiatiques du XIIIe siècle. Les sources chinoises de la dynastie Yuan (1271-1368), fondée par Kubilai Khan (1215-1294), attestent la présence de spécialistes du calendrier et de l’astronomie à la cour impériale, ainsi que l’introduction de méthodes dites Huihui (« musulmanes »). Parmi eux, Jamal ad-Din al-Bukhari fut nommé en 1271 premier directeur du Bureau astronomique Huihui qui fonctionnait en parallèle avec le bureau traditionnel chinois. Il a rapporté et construit sept instruments astronomiques dont un astrolabe, une sphère armillaire et un globe terrestre, et calculé des tables planétaires qui seront ultérieurement traduites en chinois et incorporées dans les traditions du Huihui lifa. Il a également compilé des données qui ont servi de base à des zīj adaptés au contexte chinois. Après sa mort vers 1307, son successeur Shams al-Din est devenu directeur de l’institution en charge de l’astronomie et du calendrier sur le modèle Huihui.
Dans la tradition chinoise, l’astronomie est également indissociable de l’astrologie impériale : l’observation du ciel vise avant tout à interpréter les signes célestes comme manifestations de l’ordre ou du désordre politique. Toute comme dans la tradition arabe-persane et turque, les éclipses, les conjonctions planétaires et les anomalies célestes sont consignées et interprétées comme autant de messages adressés au souverain. La convergence entre cette tradition et l’astrologie savante arabo-persane trouve, sous les Mongols, un terrain d’articulation inédit.
Ces méthodes s’inspirent directement des tables et des modèles mathématiques du Zīj-i Īlkhānī et du couple de Ṭūsī et la transmission se fit par la copie de manuscrits, la traduction de termes techniques et l’adaptation des instruments d’observation. Les tables planétaires ont été converties dans le système de numérotation et les unités de mesure chinois, tandis que les diagrammes illustrant le couple de Ṭūsī ont été retraduits en termes de positions angulaires et de trajectoires linéaires adaptées aux instruments chinois, comme les gnomons et les cercles gradués.
Un exemple concret dans le Huihui lifa montre l’application de ce concept : pour calculer la position moyenne d’une planète sur son épicycle, les astronomes chinois ont repris le principe du couple de Ṭūsī pour transformer le mouvement circulaire composé en un mouvement oscillatoire le long d’un diamètre, ce qui permettait d’approximer le déplacement planétaire sans modifier les instruments traditionnels chinois. Ces diagrammes et calculs étaient accompagnés d’instructions précises sur la conversion des angles et des distances selon les unités locales, montrant que l’adaptation impliquait une réinterprétation active des concepts mathématiques, plutôt qu’une simple copie. Ainsi, le Huihui lifa compile non seulement des tables et des calculs exacts, mais traduit et contextualise également les innovations théoriques de Ṭūsī pour les rendre compatibles avec le calendrier et les pratiques astrologiques chinoises.
Cette transmission illustre une fusion de savoirs où les principes géométriques et les méthodes de calcul du Zīj-i Īlkhānī ont été intégrés dans les pratiques locales, assurant à la fois la continuité scientifique et le développement d’une expertise astronomique originale dans l’empire Yuan.
Ṭūsī ne peut être directement crédité d’une influence personnelle sur les textes astrologiques chinois, mais son œuvre et l’institution de Marāgha constituent un maillon essentiel dans la chaîne de transmission des méthodes astronomiques qui rendent possible cette interprétation impériale du ciel à l’échelle eurasiatique. À cet égard, il apparaît comme l’un des architectes d’une science du temps et du destin adaptée à un empire universel.
Naṣīr al-Dīn Ṭūsī occupe une place centrale dans l’histoire de l’astronomie et de l’astrologie médiévales en tant que savant, organisateur et médiateur interculturel. Héritier d’Abū Maʿshar dans sa conception cyclique et signifiante du ciel, il inscrit cette tradition dans un cadre impérial nouveau, celui de l’Empire mongol, où la science du ciel devient un instrument de gouvernement à l’échelle du monde connu. À l’observatoire de Marāgha, il dirigea des observations systématiques et produisit le Zīj-i Īlkhānī, un ensemble de tables astronomiques précises qui intégrait des innovations théoriques telles que le couple de Ṭūsī, permettant de modéliser les mouvements planétaires sans recours à l’équant. Ces méthodes et modèles furent ensuite transmises à la Chine sous la forme des méthodes Huihui, compilées dans le Huihui lifa, où elles furent traduites, adaptées aux instruments locaux et intégrées dans le calendrier et les pratiques astrologiques impériales. Parallèlement, le Akhlaq-i Nāṣirī témoigne de la dimension philosophique et éthique de Ṭūsī, combinant réflexion sur la vertu individuelle, l’exercice de la raison et l’organisation de la société, et illustrant la manière dont il articulait science, pensée rationnelle et responsabilité morale. L’ensemble de ces réalisations montre que Ṭūsī ne se limita pas à l’innovation technique : il établit un pont entre observation, théorie et application interculturelle, dont l’influence sur l’astronomie, les méthodes de calcul et les pratiques scientifiques en Chine et au-delà se fit sentir pendant plusieurs siècles, consolidant son héritage comme l’un des grands penseurs et scientifiques de son époque.
Bibliographie sommaire :
Moin, A. A. (2012), The millennial sovereign : Sacred kingship and sainthood in Islam, New York, NY : Columbia University Press.
Morgan, D. (2007), The Mongols (2nd ed.), Malden, MA : Blackwell.
Needham, J. (1959), Science and civilisation in China (Vol. 3 : Mathematics and the sciences of the heavens), Cambridge : Cambridge University Press.
Pingree, D. (1968), The Thousands of Abū Maʿshar, London : Warburg Institute.
Ragep, F. J. (1993), Naṣīr al-Dīn Ṭūsī’s Memoir on Astronomy (al-Tadhkira fī ʿilm al-hayʾa), New York, NY : Springer.
Ragep, F. J. (2001), Ṭūsī and Copernicus : The Earth’s motion in context, Science in Context, 14(1–2), 145–163.
Saliba, G. (1994), A history of Arabic astronomy : Planetary theories during the Golden Age of Islam, New York, NY : New York University Press.
Saliba, G. (2007), Islamic science and the making of the European Renaissance, Cambridge, MA : MIT Press.
Sidoli, N., & Thomann, J. (2021), The Huihui lifa and the influence of Islamic astronomy in China, Nazariyat : Journal for the History of Islamic Philosophy and Sciences, 7(1), 1–42.
Subrahmanyam, S. (2012), Courtly encounters : Translating courtliness and violence in early modern Eurasia, Cambridge, MA : Harvard University Press.
Sun, Xiaochun, & Kistemaker, J. (1997), The Chinese sky during the Han, Leiden : Brill.
Yabuuti, K. (1987), Islamic astronomy in China. In E. S. Kennedy (Ed.), « From deferent to equant » (pp. 547–559). Annals of the New York Academy of Sciences.
Yano, M. (2002), Calendar, astrology and astronomy. In R. Israeli (Ed.), The Muslim merchants of pre-modern China (pp. 123–145). Richmond : Curzon Press.
Yano, M. (2013), Eastern perspectives : Arabic astronomy in India and China. In D. C. Lindberg & M. H. Shank (Eds.), The Cambridge history of science (Vol. 2, pp. 509–527). Cambridge : Cambridge University Press.
Yingsheng L., Jackson P. (2013), Chinese-Iranian relations iii. In the Mongol Period, Encyclopaedia Iranica, Vol.V, Fasc.4, pp.434-436.
Yuanshi 元史 [History of the Yuan Dynasty] (1976), Beijing : Zhonghua Shuju. (Chapters 47–49 : Astronomy, calendar, celestial omens).
van Dalen, B. (2002), Islamic astronomical tables in China : The sources for the Huihui li. In S. M. R. Ansari (Ed.), History of Oriental astronomy (pp. 19–36). Dordrecht : Kluwer.
van Dalen, B. (2016), The transmission of Islamic astronomy to China. In R. Mercier (Ed.), Astronomy across cultures (pp. 201–226), Dordrecht : Springer.
van Dalen, Benno (2007), Zhamaluding : Jamāl al-Dīn Muḥammad ibn Ṭāhir ibn Muḥammad al-Zaydī al-Bukhārī, In Thomas Hockey ; et al. (eds.). The Biographical Encyclopedia of Astronomers. New York : Springer. pp. 1262–3.
Florence Somer
Florence Somer est docteure en anthropologie et histoire religieuse, chercheuse à l’Observatoire de Paris et chercheuse associée à l’IFEA (Istanbul). Ses domaines de recherche ont pour cadre les études iraniennes, ottomanes et arabes et portent principalement sur l’Histoire transversale des sciences, de la transmission scientifique, de l’astronomie et de l’astrologie.
Autres articles sur le même sujet

Astronome juif persan probablement originaire du Khorasān mais éduqué à Basra, Māshāʿallāh Ibn Atharī (vers 740-815 après J.-C.) est le réceptacle d’un savoir astronomique hérité des traditions écrites en grec, moyen-perse et sanskrit. En tant que savant, il s’épanouit sous le califat abbasside (…)
par ,
dans Portraits historiques,
Histoire •
12/09/2025 • 6 min

Abū Maʿshar Jaʿfar ibn Muḥammad ibn ʿUmar al-Balkhī, plus souvent nommé Abū Maʿshar ou Albumasar dans le monde latin médiéval est l’astronome/astrologue par excellence dont la production scientifique a été la plus suivie à travers le temps et l’espace depuis Bagdad vers l’ensemble du monde (…)
par ,
dans Portraits historiques,
Histoire •
05/09/2025 • 7 min

Nous avions évoqué dans un article précédent l’histoire des ministres barmakides et de leur influence sur le développement technique et scientifique à la cour abbasside. La famille de lettrés dont il est question dans ce nouvel article est elle aussi originaire du Khorāsān, légataire des savoirs (…)
par ,
dans Portraits historiques,
Histoire •
15/08/2025 • 5 min
Sohrawardî héritier multiple : platonisme, zoroastrisme et péripatétisme
Sans vouloir rentrer plus en détail dans la métaphysique des Orientaux (ishrâqîyûns), notons simplement qu’il s’y trouve inscrit un héritage péripatéticien et avicennien, un héritage plotinien (que Sohrawardî prend selon (…)
par ,
dans Portraits historiques,
Histoire •
03/09/2018 • 8 min
Poursuivre votre lecture
Culture
Iran
Histoire

Pianiste virtuose, compositeur et dramaturge engagé, Ziad Rahbani est décédé à l’âge de 69 ans. Il a marqué des générations par son audace musicale, son humour corrosif et son engagement politique. Fils de la légendaire Fayrouz, il laisse derrière lui une œuvre colossale, à la croisée du jazz, (…)
par ,
dans Portraits historiques,
Culture •
14/08/2025 • 4 min

par ,
dans Analyses de l’actualité,
Diplomatie •
13/02/2026 • 9 min
03/07/2025 • 8 min
17/06/2025 • 9 min
12/07/2023 • 4 min
30/06/2023 • 6 min