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Parle-leur de batailles, de rois mais surtout d’éléphants : mémoires des batailles orientales

Par Florence Somer
Publié le 10/06/2022 • modifié le 09/06/2022 • Durée de lecture : 10 minutes

Art islamique : "Sohrab (Saharab) devant la tente du roi" Miniature persane tiree d’un manuscrit du poeme epique "Shahnameh" (Shah Nama, Shahnama) (Livre des Rois) de Ferdowsi (Firdawsi, ou Ferdawsi, ou Firdousi, vers 940-vers 1020) (ms. 607) Chantilly, musee Conde.

©Luisa Ricciarini/Leemage
Leemage via AFP

Pour accomplir une telle œuvre et contrer les assauts ennemis d’un bout à l’autre d’un immense empire, un sceau commun doit unifier les provinces, que ce soit un symbole, une religion, une philosophie commune ou toutes ces composantes à la fois. Les représentations mentales et les symboles qui leur permettent de s’ancrer dans les esprits sont alors mis au service du pouvoir politique et deviennent son messager et la preuve ostentatoire de l’invisible présence de l’empereur, du sultan ou du roi, que ce soit pour prélever des impôts ou organiser des armées. La dimension éthique n’est pas absente de ce procédé ; une large littérature de philosophie politique alliant également la sociologique, l’anthropologie et les connaissances des arts ainsi que de la bonne gouvernance est très tôt proposée aux souverains par des savants censés leur servir de guide.
 
Les historiens s’accordent pour parler de l’empire achéménide (550-330 acn) comme l’un des plus grands acteurs de l’Antiquité et l’un des premiers empires dont les conquêtes feront la fierté des dirigeants iraniens après eux. L’habilité légendaire des Achéménides, si l’on en croit Hérodote, pour adopter les coutumes étrangères et les absorber dans leurs usages, témoigne par là d’une ouverture d’esprit et d’une tolérance qui leur permit de dominer tant les Mèdes que les Egyptiens tout en adoptant un système administratif particulièrement efficace et une politique de développement d’un réseau urbain adapté pour parcourir les 2 500 km qui reliaient le littoral de l’Asie mineure, le centre de la Mésopotamie pour continuer vers Suse et Persépolis [1]. En connectant la Méditerranée au cœur de l’Asie, l’empire achéménide est devenu le prototype idéal d’empire dont les rois étaient des messagers divins, bénis par « Dieu, roi du Ciel [2] » à qui il fut accordé magnanimité, sens de la justice et tolérance. Encensés par les écrits bibliques et les auteurs grecs, rappelés dans la pierre en vieux-perse, en élamite et en akkadien à Behistūn à la gloire de Darius (522-486 acn), inscrit dans l’architecture intemporelle à Persépolis, Babylone, Parsargade et Suse par Cyrus, les Achéménides sont à la fois craints, encensés et détestés. Alors qu’Eschyle chante la défaite des Perses contre les Grecs, les premiers vers des Bacchantes d’Euripide en 405 avant notre ère traduisent cette ambivalence et rapportent que Dionysos, le fils du roi solaire Zeus et de la fille du roi de Thèbes Sémélé, à la fois Dieu de la génération et de la démesure, vint d’Orient : « J’ai quitté la Lydie, ses guérets si riches en or, et la Phrygie ; j’ai parcouru les plaines de la Perse frappées par le soleil, les remparts de la Bactriane, la terre des Mèdes aux terribles frimas, l’Arabie heureuse, toute l’Asie, qui repose au bord de la mer salée [3]. ». Pour décourager les potentiels envahisseurs, l’unité des provinces, surtout celles aux frontières de l’empire est une nécessité impérieuse. Alors que la Méditerranée forme une barrière naturelle défendue par une flotte acquise au pouvoir en place, les limites orientales sont protégées par différents procédés qui utilisent à foison les concepts et les images magistrales, magiques ou mystérieuses.
 

Eléphants d’armes et de prestiges

 
Depuis la préhistoire, les animaux fantastiques ont vocation à protéger et légitimer un pouvoir royal ; le dragon a été adopté en Chine, symbole de faste et de force ; l’oiseau Simurgh est protecteur de la lignée royale iranienne et de ses héros mythiques ; son pendant, le Phénix, l’incarnation de la renaissance éternelle dans l’Antiquité grecque et la personnification de l’attachement au culte solaire en Egypte, etc.
 
Appelé en sanskrit gaja, diggajāḥ, dvidanta ou nagaja [4], les éléphants vivaient également à l’état sauvage sur le cours moyen de l’Euphrate selon les sources assyriennes et égyptiennes, et c’est là que les anciens Babyloniens ont rencontré l’animal qu’ils ont nommé pīru ou pēru, nom dont dérivent les mots désignant l’éléphant dans les langues iraniennes : vieux-perse : pīru (attesté uniquement dans le sens d’"ivoire"), moyen-perse et persan : pīl, sogdien : pyδ, Ḵᵛārizmian : pyz. Le mot est également entré dans certaines langues sémitiques (Syriaque : pīlā, Arabe : fīl), en turc (fil) et même dans des langues d’Europe du Nord (vieux norrois et islandais : fīll, manifestement emprunté à l’arabe ou au persan par les raiders vikings du sud de la Russie) [5].
 
Venu des régions humides tropicales de l’Afrique sub-saharienne, d’Inde et du sud-est asiatique, ce paisible pachyderme, dont la force servait à déplacer des troncs d’arbre ou transporter des princes et des promises, va devenir, sous le joug des empires chinois, indiens, mésopotamiens ou égyptiens, une machine de guerre implacable. Broyant sous ses pieds les troupes ennemies, l’éléphant fut des batailles antiques les plus marquantes de l’histoire du Moyen-Orient, traversa les mers et les déserts et devint l’emblème du pouvoir terrestre et céleste.
 
Les preuves les plus anciennes proviennent de la civilisation de la vallée de l’Indus ou civilisation harappéenne, vers 2 000 av. J.-C. et des indices soulignent la présence d’éléphants sauvages dans la vallée du fleuve Jaune en Chine Shang (1600-1100 av. J.-C.) ce qui peut laisser penser qu’ils utilisaient également les éléphants pour la guerre [6]. Les épopées du Ramayana ou du Mahābhārata (5ème-4ème siècle acn) parlent également de la présence d’éléphants au sein des armées royales indiennes où chacun reçoit un nom et des honneurs notamment en tant que digne représentant du dieu à tête d’éléphant, symbole de commencement, de la sagesse et de l’écriture Ganesha.
 
La circulation des éléphants en tant que cadeau diplomatique ou commande des souverains pour faire partie de leur ménagerie et de leurs atouts guerriers, en armure et avec au bout des défenses des pics affutés, montre une diffusion d’une idéologie symbolique commune, initiée par la préséance des savoirs de l’Inde mais dont l’origine est également africaine. Se représenter le transport maritime de ces énormes animaux tient de l’incroyable et fait sourire mais pourtant, c’est bien par la voie fluviale que les éléphants africains des forêts (loxodonta cyclotis) - plus petits que les éléphants de la savane (loxodonta africana) et que l’on distingue des indiens aux petites oreilles (elephas maximus) par leur large lobe auditifs - sont parvenus en Egypte alors que leurs cousins indiens sont arrivés à Bagdad, ou en Iran.
 
La légende grecque d’Alexandre rapporte la bataille qui eut lieu aux abords de la rivière Jhelum, dans l’actuel Pakistan. Face à l’armée du roi indien Porus et de ses 100 000 éléphants de guerre, les Grecs stratèges auraient, en 331 avant notre ère, mis en déroute le contingent ennemi. Après cet épisode, les éléphants seront présents sur les front asiatiques et occidentaux ; le cousin d’Alexandre, Pyrrhus (318-272 acn) est réputé avoir pris d’assaut le sud de l’Italie avec une légion assistée de 20 éléphants. Plutarque (env.46-125) nous fait parvenir les mémoires de Pyrrhus basées sur ses propres écrits. Malgré l’aide des pachydermes, les victoires « à la Pyrrhus », c’est-à-dire lourdes de pertes humaines et très couteuses, ont laissé de Pyrrhus une image controversée.
 
Transcendant l’histoire du monde iranien, l’emblème de l’éléphant a servi la cause de grandes dynasties telles que les Séleucides (305-64 acn), les Sassanides (224-651) [7], les Ghaznévides (962-1187) ou les Seldjoukiques (fondée en 1037). L’animal originaire d’Inde est un symbole divin de chance et de sagesse que s’attribuent les souverains qui utilisent l’image de cette puissante créature pour s’en faire le miroir - pīl-tan (corps d’éléphant) est un attribut donné aux héros) - et montrer tant leur légitimité ancienne que leur attachement aux frontières occidentales et les connexions entre l’Inde et l’Iran.
 
Bien que l’éléphant soit, selon la tradition zoroastrienne, classé sous la catégorie des êtres « ahrimaniens » ou xrafstar dans le chapitre 23 du Bunhahišn [8], il est pleinement associé à la royauté iranienne dont il est un puissant symbole. L’ambiguïté de cette notion peut être expliquée par la nature même de son apparence maléfique, censée mettre en déroute l’ennemi, qu’il soit tūranien ou romain.
 
Les Scriptores Historiae Augustae qui narrent la biographie des empereurs romains des deuxième et troisième siècles mentionnent la présence d’éléphants de combat. Bien qu’il soit possible que cet aspect de la guerre interminable entre Perses et Romains soit tiré des détails des conflits qui ont opposé le dernier roi achéménide, Darius III et Alexandre III de Macédoine [9]. A la mort d’Alexandre en 323 acn, les Diadoques se partagent le territoire conquis et l’ancienne amitié fait place à la concupiscence. Ptolémée fils de Lagos fonde la dynastie des Lagides, aussi appelée ptolémaïque, et contrôle tout le pourtour du bassin méditerranéen en s’étendant vers l’Afrique du nord à l’ouest et l’Egypte au Sud. La thalassocratie lagide est alors supportée par une puissante flotte portant haut le pavillon lagide en mer Rouge, en mer Egée et dans une grande partie de la Méditerranée. Sous cette dynastie, s’opère un syncrétisme entre les cultes grecs et égyptiens. Antigone « le borgne » hérite de la Méditerranée orientale (les actuelles Grèce, Turquie et Egypte du sud) et d’un royaume dirigé par ses fils Démétrios (le preneur de ville), Ptolémée, Cassandre ou Lysimaque. Le royaume antigonide fait à la fois face aux ligues grecques à l’ouest et aux volontés d’expansion des Lagides et des Séleucides. L’empire fondé par Séleucos 1er Nikator qui va de l’Anatolie à l’Indus se distingue par sa volonté d’adopter les coutumes de l’empire achéménide en vue d’unifier une diversité de langues anatolienne, persane ou araméenne parlées par des populations adeptes de cultes mésopotamiens, mazdéens et juifs. Les rois séleucides adoptent la Syrie comme berceau mythique et continuent d’honorer les divinités indigènes et de respecter le pouvoir des clergés en place. Le calendrier séleucide qui débute en 311 avant notre ère avec la conquête du pouvoir par Séleucos vient s’ajouter à une diversité calendaire et deviendra un modèle pour le calcul temporel par la suite.
 
Revenons à nos éléphants et leur rôle dans les guerres ayant opposées les Diadoques (de 321 à 281 acn) et façonnées la carte de la Méditerranée et de l’Orient. Ainsi, à la bataille de Gabiène (317 acn), Antigone oppose 64 éléphants aux 114 de son ancien camarade Eumène. Bien que la supériorité numérique n’ait finalement pas assuré la victoire (Antigone est vainqueur), des duels entre mastodontes ont lieu au cours de ce combat. À Gaza, en 312, le même Antigone est battu, malgré ses 43 éléphants. Du côté oriental, l’éléphant devient un symbole d’une telle puissance confédératrice que les rois Séleucides font figurer son portrait sur leur blason, devenant alors, pour la postérité, la dynastie des « Rois Eléphants ». L’image de cet imposante créature entraînée à piétiner tout ce qui se trouve sur son passage permet alors de transformer un territoire aux peuples éparses et sans réelle connexion historique avec la génération régnante en un empire unifié et puissant. Les géographes œuvrant à la cour invitent l’Asie centrale et l’Inde dans les frontières de l’empire.
 
La place des éléphants dans la tradition sassanide est inscrite dans l’histoire fondatrice du « Kār-nāmag ī Ardašīr Pābagān », la geste d’Ardašīr fils de Pābag [10], un récit épique narrant la vie du premier roi sassanide, Sāsān, descendant du roi achéménide Darius. Un des trois rêves prémonitoires du roi Pābag lui montre Sāsān assis sur un éléphant alors que la population s’incline devant lui. L’astrologue de la cour interprète ce songe qui désigne Sāsān comme le futur roi [11]. Masʿūdī [12] écrit que Ḵosrow II Parvēz gardait mille éléphants blancs, et d’autres sources arabes parlent de l’utilisation d’éléphants par les Perses contre les envahisseurs arabes lors de la bataille de Qādesīya en 14/635.
 
Dans la littérature grecque, persane et arabe, le genre littéraire des « Merveilles » donnait également un foisonnement d’indication sur les animaux censés peupler l’œcoumène. Ce type de littérature qui associe les êtres mythiques et réels traduit d’abord une vision animiste pour laquelle le sacré est présent de manière diffuse dans le monde, derrière chaque pierre ou dans chaque rivière. Associée à la foi musulmane au 12ème siècle pour l’intermédiaire du soufisme, cette littérature encense l’œuvre divine, issue de la volonté transcendante d’un seul Dieu. A côté du célèbre Kalila wa Dimna traduit par Ibn al-Muqaffaʿ en 750, d’autres récits moraux antérieurs tels le « Husraw ī Kawādān ud Rēdag-ē » [13] tracent un chemin vertueux qui guidera les souverains pour assurer le bien terrestre et gagner leur renommée céleste.
 
Toghrul Beg (993-1063), le fondateur de la dynastie seldjoukide, est rentré à Bagdad avec des éléphants. Dédié à Maḥmūd de Ghazna, le Šahnāmeh de Ferdowsi mentionne à de multiples reprises les éléphants qui jouent un rôle important dans les épisodes héroïques et sur les champs de batailles. Lors de la guerre de Shapur Ier (240-270 ap. J.-C.) contre l’empereur romain Valérien en 259 à Altouyaneh [14] où Valérien est vaincu et capturé, les éléphants sont utilisés comme un moyen de terroriser les forces romaines.
 
Les sultans Ghaznévides (962-1187) sont réputés, de par leur position géographique dans le Grand Ḫurasān, détenteur de centaines d’éléphants concentrés dans les pīl-ḫāna, ce qui n’a pas empêché les Seldjoukides, après la bataille de Dandanakan (1040) d’envahir leurs territoires à l’ouest, repoussant leurs prétentions au Punjāb.
 
Les éléphants continuent d’être considérés pour leur valeur emblématique associée au pouvoir royal. Ils sont particulièrement soignés comme en témoigne le médecin iranien Sharaf al-Zamān Ṭāhir al-Marwazi (1056-1057/1124-1125) qui explique, dans Ṭabā’iʿal-ḥayawān (la nature des animaux), qu’il administre des soins à deux éléphants du sultan seldjoukide Malik Šah Ier (1055-1092) à Ispahan, dont un souffre d’un ulcère à la patte (fi firsinihā). Au second chapitre concernant les traitements, il donne une description du pachyderme dont l’excellence de la mémoire est notoire et qui pourrait vivre jusque 400 ans, ce qui enclin à le traiter correctement car sa vengeance peut être terrible. Marwazi est témoin à Merv, en 1090-1091, de la façon dont un éléphant, qui avait été battu par son cornac quelques années auparavant, a châtié ce dernier alors qu’il passait la porte firūzi, laquelle était juste assez grande pour la taille de l’éléphant. Pressé contre la porte jusqu’à en mourir, le cornac, ou ce qu’il en restait, a été piétiné rageusement, barrissement furieux à l’appui, au point que ses os ont été broyés [15].

Bibliographie :
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Canepa, M.P. (2009), The Two Eyes of the Earth. Art and Ritual of Kingship between Rome and Sasanian Iran, California : p. 93–94.
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Schafer, Edward H. (1957)"War Elephants in Ancient and Medieval China," Oriens (Volume 10, Number 2, p.289–91.
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Publié le 10/06/2022


Diplômée de Master en Sciences des Religions à l’Université Libre de Bruxelles (2015), Florence Somer Gavage a préalablement travaillé pendant 8 ans en tant que journaliste professionnelle dont trois ans pour la chaîne de télévision Kahkeshan TV où elle a produit des documentaires culturels en persan. Cette activité lui a également permis de voyager en Afghanistan ainsi qu’en Iran. Elle a également réalisé des reportages au Moyen-Orient (Irak, Jordanie, Égypte), en Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie), en Asie et en Amérique du Sud.

Elle est actuellement doctorante à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (Paris). Sa thèse vise à proposer une édition d’un texte inédit, les Ahkām ī Jāmāsp (« Décrets de Jâmâsp ») sur base de manuscrits persans et arabes qui n’ont, à ce jour pas été rassemblés ni systématiquement étudiés.


 


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