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Les autorités afghanes sont formelles : « chaque jour, des dizaines d’artefacts historiques sont interceptés avant de quitter illégalement le territoire », accusant des « organisations criminelles opérant à l’étranger » [1] d’encourager ces activités de contrebande. De fait, le pillage et les excavations illégales de sites archéologiques à des fins de trafics de biens culturels sont particulièrement intenses dans le pays, y compris depuis le retour au pouvoir des Talibans en août 2021. Des chercheurs et médias [2] s’étaient notamment alarmés du pillage de certains sites gréco-bactriens majeurs, projetant un faisceau de lumière sur une page méconnue de l’histoire afghane.
En effet, bien avant la conquête musulmane, le territoire de l’actuel Afghanistan a connu la domination de plusieurs civilisations, au premier rang desquels les Empires achéménide (550 avant Jésus-Christ à 330 avant JC), macédonien (330 avant JC à 323 avant JC), séleucide et maurya (323 avant JC à 255 avant JC) puis, de 255 avant JC à 130 avant notre ère, celle du royaume gréco-bactrien. Héritier direct des conquêtes d’Alexandre le Grand - qui y fonda, entre autres choses, les villes d’Alexandria Ariana, aujourd’hui Herat, et Alexandria Arachosia, actuelle Kandahar -, ce royaume perpétua la tradition culturelle hellénistique, au cœur de l’Asie centrale : pendant un siècle et demi, la Bactriane et divers territoires correspondant peu ou prou à l’actuel Afghanistan jouirent d’une prospérité à laquelle mirent fin, entre autres choses, l’expansion parthe et les incursions de divers groupes nomades tels que les Yuezhi. Ces envahisseurs, fortement influencés par le royaume gréco-bactrien, en adoptèrent de nombreux traits, dont l’alphabet et plusieurs divinités grecques. L’art gréco-bouddhiste, notable dans le nord-ouest de l’Inde, fut d’ailleurs l’un des nombreux produits du syncrétisme culturel entre ce royaume grec et ses voisins, dont plusieurs devinrent des royaumes indo-grecs surpassant en longévité le royaume gréco-bactrien.
Cet article entend ainsi dresser le portrait de ce royaume méconnu et à l’histoire pourtant fascinante et si façonnante culturellement pour la région. Pour cela, une approche chronologique sera adoptée, en détaillant tout d’abord la genèse de ce royaume (I), son apogée et ses accomplissements (II) puis, sa chute et sa postérité (III).
Au IVème siècle avant notre ère, l’Empire macédonien connut une expansion fulgurante impulsée par son souverain, Alexandre le Grand : au terme de douze années de conquêtes, le territoire macédoine s’étendait des Balkans aux confins de l’Indus et comprenait sous sa domination l’essentiel de l’Égypte, de l’Asie mineure, de la Mésopotamie, de l’actuel Iran et de territoires situées à l’est et au nord de ce dernier, notamment la Sogdiane, la Bactrie et le nord-ouest de l’Inde. Cet immense empire se désagrégea à la mort d’Alexandre le Grand en 323 avant JC : ses anciens compagnons engagèrent une lutte pour lui succéder et contrôler son empire. Il en résulta un morcellement des territoires macédoniens en plusieurs royaumes hellénistiques avec, à leur tête, les Diadoques (du grec diadochos, « héritier », « successeur ») : les Séleucides en Asie, les Lagides (dont Cléopâtre sera l’une des plus éminentes représentantes) en Égypte, les Antigonides en Macédoine, etc. La Bactriane, région située aux limites septentrionales et orientales de l’Empire, passa sous contrôle séleucide. Les Séleucides, toujours profondément macédoniens de culture, conservèrent la tradition des satrapies - les provinces -, dirigées par des satrapes grecs. La région de la Bactriane en fut une. Centrée sur la ville de Bactres, actuelle ville afghane de Balkh, cette région revêtait de nombreux atouts stratégiques : elle commandait la route de l’Inde par la passe du Khyber, bénéficiait dans son ensemble de terres fertiles grâce à l’Oxus (actuel fleuve de l’Amou-Daria) et comptait plusieurs emprises urbaines notables, telles que Aï Khanoum -future capitale du royaume gréco-bactrien - et diverses autres villes fondées par Alexandre le Grand, comme Alexandrie d’Arachosie, Alexandrie Eschate ou encore Alexandrie du Caucase (actuelle Bagram). La distance de la Bactriane avec la capitale séleucide Antioche (actuelle ville turque d’Antakya, au nord-ouest de la Syrie), favorisait une certaine forme d’autonomie locale dont les autorités impériales comme provinciales semblent s’être satisfaites durant plusieurs décennies.
Au milieu du IIIème siècle avant JC toutefois (vers -256), une révolte éclata : le satrape Diodote, à la tête de la satrapie de Bactriane, profita de l’affaiblissement des Séleucides, alors aux prises avec l’Égypte et avec divers troubles en Asie mineure, à l’ouest, pour proclamer son indépendance. Il fonda alors le royaume gréco-bactrien et prit le titre de roi Diodote Ier, régnant jusqu’en -234 (ou -238 selon les sources). Il associa son fils Diodote II Théos à une corégence qui dura jusqu’en -230, date à laquelle il mourut, laissant l’intégralité du pouvoir à son fils qui lui succéda jusqu’en -225 ou -223. Incapables de reprendre le contrôle de la région, les Séleucides semblent avoir accepté la création de ce nouvel Etat grec à leurs frontières : le roi séleucide Séleucos II aurait même donné l’une de ses sœurs à Diodote Ier afin de s’assurer de sa fidélité. Pragmatique politiquement, ce calcul l’était aussi certainement militairement : Diodote Ier était parvenu à repousser les Parthes de Bactriane, poussant involontairement ces derniers à s’installer en Parthiène et menaçant dès lors la satrapie séleucide de Médie (c’est-à-dire plus ou moins le territoire de l’actuel Iran). Une expédition militaire conjointe séleuco-bactrienne contre la menace parthe aurait été envisagée, mais abandonnée à la mort de Diodote Ier. Finalement, pour des raisons que cherchent encore à définir les historiens (manœuvre des Séleucides, trahis par Diodote II qui s’était finalement allié aux Parthes ? Mauvaise gouvernance du fils de Diodote Ier et affaiblissement de son pouvoir ?), un coup d’État éclata en Bactriane en -225/-223 et propulsa Euthydème Ier au pouvoir, créant par la même occasion la dynastie euthydèmide. Ce fut alors le début de l’âge d’or du royaume gréco-bactrien.
Le règne d’Euthydème Ier fut celui de la consolidation et de la pérennisation du jeune royaume gréco-bactrien : il parvint à contenir les assauts du roi séleucide Antiochos III le Grand (-241 à -187) qui, ailleurs, s’était employé à étendre considérablement son empire, (re)prenant le contrôle de la Thrace, de la Galatie, de l’Arménie, de la Parthiène, de la Drangiane, ou encore de l’Arachosia. Euthydème Ier obtint en 206 avant JC non seulement un traité de paix avec Antioche mais, plus encore, la reconnaissance de son royaume et de sa dynastie par son ancien maître séleucide. Euthydème Ier, qui mourut entre -200 et -195, initia une politique d’expansion territoriale qui s’intensifia durant le règne de son fils, Démétrius Ier, en particulier vers l’Inde : des historiens comme Strabon, de même que certaines archives indiennes, laissent entendre que les troupes gréco-bactriennes seraient allées jusqu’à Pataliputra, actuelle Patna, non loin du Népal et du Bangladesh, se créant une véritable aire de domination dans le territoire indien : c’est de ces conquêtes notamment que naquirent les royaumes indo-grecs (du IIème siècle avant JC au 1er siècle après JC), sous la domination - ou en tous cas l’influence - du royaume gréco-bactrien.
Durant l’ère euthydèmide, le territoire bactrien prospéra : les monnaies de l’époque, retrouvées au fil des siècles par les archéologues et autres numismates, témoignent de la richesse de la vie artistique et culturelle du royaume. Celui-ci devint ce que l’archéologue français Jean-Claude Gardin caractérisa de « miracle grec en Orient » [3] : de culture grecque, le royaume en parlait la langue, y frappait des monnaies similaires et construisait des bâtisses à l’architecture analogue à celle de la péninsule hellénique, tout en y mêlant des influences perses et indiennes. Ainsi, les vestiges des villes construites ou développées durant l’ère gréco-bactrienne - Alexandrie d’Arachosie, Bactres, Aï Khanoum, etc. - étaient construites suivant un plan hippodamien (c’est-à-dire où les rues sont rectilignes et se croisent à angle droit) et comportaient des acropoles, théâtres, gymnases ou temples à péristyle. Les rois, à l’instar d’Euthydème ou Démétrios, se faisaient représenter à la manière des souverains hellénistiques : certaines monnaies portaient par exemple au revers des divinités comme Zeus, Athéna ou Nikaïa (la Victoire). L’influence des cultures locales transparaissait toutefois aussi dans ces éléments hellénistiques : sur ces mêmes monnaies, des motifs orientaux comme des éléphants, des lions ou des symboles solaires ont pu être observés. De même, dans le domaine religieux, des formes plus ou moins avancées de syncrétisme virent le jour, dont le gréco-bouddhisme est - dans l’art et la philosophie - l’un des exemples les plus éloquents : si les débats perdurent à cet égard, certains historiens affirment que les premières apparitions iconiques et sous forme humaine de Bouddha, pourtant aniconique avant l’interaction gréco-bouddhiste, serait le fruit de cette influence hellénistique. Les célèbres Bouddhas de Bâmiyân, dynamités début 2001 par les Taliban, en furent l’une des plus fertiles incarnations.
De retour en Bactriane, en -170, le fils de Démétrius Ier, Euthydéme II - et avec lui la dynastie des Euthydémides - fut renversée par Eucratide Ier, dont les historiens ne parviennent pas à établir s’il était un général de Démétrius Ier ou un allié des Séleucides. La branche indienne des Euthydémides tenta de riposter, envoyant une armée chasser l’usurpateur, en vain. Eucratide Ier mena alors de vastes opérations militaires dans l’ouest de l’Inde à son tour, contre des rois indo-grecs cette fois. Il fit alors connaître à son royaume son apogée territoriale, de courte durée toutefois. En effet, l’un de ces rois indo-grecs, Ménandre Ier, mit fin à ses ambitions expansionnistes, contraignant le roi gréco-bactrien à se concentrer à nouveau sur son territoire originel, alors menacé par une rébellion des Ariens et les velléités expansionnistes des Parthes : le roi parthe Mithridate Ier venait d’initier entre -163 et -155 une invasion du royaume gréco-bactrien, s’emparant de l’Aria, de la Margiane et de la Bactriane occidentale. La fin d’Eucratide Ier est confuse : en fonction des sources, il serait mort face à Mithridate Ier en -145 avant JC, en serait devenu un simple vassal, ou aurait été tué par son propre fils, Hélioclès Ier, voire par un prince euthydèmide, Démétrius II. Quoi qu’il en soit, Hélioclès Ier succéda à son père et régna jusqu’en -120. Son règne fut pour le moins tumultueux, le roi ayant eu à faire face à des guerres dynastiques - les monnaies découvertes en Bactriane montrent qu’après Eucratide Ier, plusieurs rois frappèrent monnaie simultanément, en particulier Eucratide II et Platon Epiphane, tendant à montrer une concurrence dans l’exercice du pouvoir - et à des invasions multiples profitant de la fragilité croissante du royaume : la Bactriane fut envahie à partir de -130 par les Yuezhi, pasteurs nomades originaires de l’actuelle Chine, et les Sakas, peuples nomades indo-européens proches des Scythes, tandis que les derniers territoires indiens aux mains de Hélioclès Ier furent saisis par le roi indo-grec Ménandre Ier. Hélioclès Ier fut ainsi le dernier véritable roi gréco-bactrien à proprement parler : face aux divers envahisseurs et aux dissensions internes, il évacua la Bactriane et s’installa dans la région de Kaboul afin d’administrer, depuis son nouveau fief, les maigres territoires encore en sa possession, avant de les perdre définitivement aux mains des peuples nomades qui poursuivirent leur invasion par le nord, probablement poussés eux-mêmes par l’expansion des Wusun, un autre peuple nomade originaire de Chine. L’arrivée brutale de ces peuples nomades provoqua la fuite d’une grande partie des Grecs bactriens vers les royaumes indo-grecs, dont l’épopée était amenée à durer presque encore deux siècles de plus ; mais il s’agit là d’une autre histoire.
L’invasion des Yuezhi et leur installation dans les territoires du royaume gréco-bactrien ne se traduisit pas, pour autant, par une disparition de son héritage culturel, bien au contraire même. En effet, les Yuezhi, qui créèrent par la suite l’Empire kouchan (Ier siècle avant JC-Vème siècle après JC), s’hellénisèrent au contact des populations et institutions locales et en adoptèrent même l’alphabet, les monnaies ou encore certains styles artistiques, dans le domaine de la sculpture notamment. Les interactions permanentes de l’Empire kouchan avec la Chine, la Perse et l’Inde contribueront, progressivement, à faire disparaître l’héritage hellénistique. L’invasion des Huns blancs, et plus part l’expansion de l’islam, en actèrent définitivement la fin.
Les vestiges du royaume gréco-bactrien furent exhumés au XIXème et XXème siècle par des explorateurs britanniques (Charles Masson (1800-1853) et James Prinsep (1799-1840) notamment) et français (tel Alfred Foucher (1865-1952)) ; les Soviétiques, qui dominèrent durant l’essentiel du XXème siècle la plupart des pays à cheval desquels s’étendait le royaume gréco-bactrien, jouèrent également un rôle notable dans les fouilles, bien souvent aux côtés d’archéologues français, historiquement très actifs au Moyen-Orient. En raison du contexte sécuritaire actuel en Afghanistan depuis maintenant plusieurs années, les fouilles légales sont au point mort et les chantiers archéologiques laissés pour la plupart sans surveillance, ouvrant la voie à des excavations illicites et à des activités de contrebande d’artefacts archéologiques ; outre la disparition quasi-irrémédiable de biens culturels, ces razzias endommagent fortement les sites archéologiques : des chercheurs de l’Université de Chicago ont ainsi mis en évidence, l’année dernière, que des dizaines de sites antiques avaient été rasés au bulldozer afin d’être pillés [4], notamment dans la région de Balkh, l’ancienne Bactres. La priorité des Taliban n’apparaissant pas, à l’heure actuelle, comme particulièrement tournée vers la valorisation ou la protection du passé hellénistique de leur pays, il est probable que ces pillages se poursuivent dans les mois et années à venir, contribuant à atténuer toujours plus les chances de connaître davantage ces pages relativement méconnues et pourtant passionnantes de l’histoire de l’Asie centrale et du Moyen-Orient.
A lire sur les Clés du Moyen-Orient :
– Compte rendu de l’exposition « Sites Eternels, de Bâmiyân à Palmyre », au Grand Palais
– L’archéologie dans le golfe Persique : la mission française aux Emirats arabes unis
– Parle-leur de batailles, de rois mais surtout d’éléphants : mémoires des batailles orientales
– Cléopâtre : de l’Histoire à la légende
– Des Parthes aux Sassanides : l’unification de l’espace iranien
– Destruction du patrimoine culturel irakien : les villes de Nimrud et de Hatra
Bibliographie :
– AUDOUIN, Rémy et BERNARD, Paul. Trésor de monnaies indiennes et indo-grecques d’Aï-Khanoum. I. Les monnaies indiennes. Revue numismatique, 1973, vol. 6, no 15, p. 238-289.
– BANNIKOV, Andrei Valerievich et POPOV, Artem Anatolievich. War elephants in Greco-Bactrian and Indo-greek Armies. World Applied Sciences Journal, 2013, vol. 27, no 9, p. 1206-1211.
– BERNARD, Paul. La Bactriane à l’époque Kushane d’après une nouvelle publication soviétique. Journal des savants, 1979, vol. 4, no 1, p. 237-256.
– BERNARD, Paul. Les nomades conquérants de l’empire gréco-bactrien. Réflexions sur leur identité ethnique et culturelle. Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1987, vol. 131, no 4, p. 758-768.
– BERNARD, Paul. Quatrième campagne de fouilles à Aï Khanoum (Bactriane). Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1969, vol. 113, no 3, p. 313-355.
– BOPEARACHCHI, Osmund. L’indépendance de la Bactriane. Topoi. Orient-Occident, 1994, vol. 4, no 2, p. 513-519.
– BORDEAUX, Olivier et BOPEARACHCHI, Christie Osmund. Royaumes gréco-bactrien et indo-grec aux portes de l’Inde du Nord. Histoire ancienne et médiévale de l’Inde du Nord (VIe s. avant notre ère, XIIIe s. après), 2025, p. 131-162.
– BRAIS, Patrice. Le royaume de Bactriane : Grecs et Iraniens à la périphérie du monde antique. 2000.
– BRIANT, Pierre. Des Achéménides aux rois hellénistiques : continuités et ruptures. Collection de l’Institut des Sciences et Techniques de l’Antiquité, 1982, vol. 269, no 1, p. 291-330.
– CHASSANITE, Christophe. L’idéologie et les pratiques monarchiques des rois grecs en Bactriane et en Inde. 2015. Thèse de doctorat. Université de Franche-Comté.
– FRANCFORT, H.-P. Figures emblématiques de l’art grec sur les palettes du Gandhāra. Cahiers de la Villa Kérylos, 2016, p. 305-339.
– FRANCFORT, Henri-Paul. L’hellénisme, fil directeur de recherches archéologiques en Afghanistan. Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 2022, vol. 2022, no 4, p. 1389-1415.
– GARDIN, Jean-Claude et GENTELLE, Pierre. Irrigation et peuplement dans la plaine d’Aï Khanoum de l’époque achéménide à l’époque musulmane. Bulletin de l’École française d’Extrême-Orient, 1976, vol. 63, p. 59-110.
– KUBICA, Olga. Greco-Buddhist relations in the Hellenistic Far East : sources and contexts. Routledge, 2023.
– LITVINSKIY, Boris A. et PICHIKIYAN, Igor R. From the throne of stone ; a treasure-trove of Greco-Bactrian art. UNESCO Courier, 1985, vol. 38, no 7, p. 28-32.
– MARTINEZ-SÈVE, Laurianne. Les Grecs d’extrême Orient : communautés grecques d’Asie Centrale et d’Iran. Pallas. Revue d’études antiques, 2012, no 89, p. 367-391.
– PAGANO, Michael. Money and Identity : The Socio-Political Power of Ancient
– RAPIN, Claude. Relations entre l’Asie centrale et l’Inde à l’époque hellénistique. Cahiers d’Asie centrale, 1996, no 1/2, p. 35-45. Coinage and the Emergence of Greco-Bactrian Culture. Print Publication Letter, p. 55.
– SANAHUJA, Marc Mendoza. Graeco-Bactrian Historiography and Archaeology : A brief guide. Karanos. Bulletin of Ancient Macedonian Studies, 2020, vol. 3, p. 131-156.
– SCOTT, David. The Greek Kingdom of Bactria : From Alexander to Eucratides the Great. The Historian, 2002, vol. 65, no 1, p. 231-233.
– WIDEMANN, François. Civil Wars and Alliances in Bactria and North-Western India after the Usurpation of King Eucratides. East and west, 2007, vol. 57, no 1/4, p. 9-28.
Sitographie :
– Afghanistan : Archaeological sites ’bulldozed for looting’, BBC, 22/05/2024
https://www.bbc.com/news/world-asia-68311913
– Afghanistan thwarts foreign mafia networks in historical artifact smuggling : official, Xinhuanet, 25/08/2025
https://english.news.cn/asiapacific/20250825/7278ce8b62374b23ae1f2e3cfa5e9d0f/c.html
Emile Bouvier
Emile Bouvier est chercheur indépendant spécialisé sur le Moyen-Orient et plus spécifiquement sur la Turquie et le monde kurde. Diplômé en Histoire et en Géopolitique de l’Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne, il a connu de nombreuses expériences sécuritaires et diplomatiques au sein de divers ministères français, tant en France qu’au Moyen-Orient. Sa passion pour la région l’amène à y voyager régulièrement et à en apprendre certaines langues, notamment le turc.
Notes
[3] J.C. GARDIN et P. GENTELLE, Irrigation et peuplement dans la plaine d’Aï-Khanoum de l’époque achéménide à l’époque musulmane, BEFEO, LXIII, 1976, 59-99 t Pl. XVIII-XXXIII.
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