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Entretien avec Bayram Balcı – La politique de la Turquie en Afrique à l’épreuve du coup d’état militaire au Niger

Par Bayram Balcı, Florence Somer
Publié le 14/09/2023 • modifié le 14/09/2023 • Durée de lecture : 12 minutes

La présence turque en Afrique se précise avec un développement particulièrement disparate. Comment peut-on l’expliquer ?

Nouveau dans l’histoire de la Turquie, cet engagement en Afrique doit beaucoup à l’équipe AKP au pouvoir depuis une vingtaine d’années. Une des forces de cette politique est sa dimension multiforme, puisqu’elle déploie un volet politique, économique, culturel et humanitaire, et depuis peu, une dimension militaire et sécuritaire aussi. Cependant, l’engagement turc souffre de quelques faiblesses et lacunes. Ainsi, l’économie turque traverse une période difficile, qui contrarie l’investissement turc en Afrique. Aussi, la politique turque tient parce que certains leaders politiques en Afrique entretiennent des liens personnels forts avec Erdoğan, comme c’était le cas au Niger avec le président Bazoum.

Or, justement, le Niger occupe une place particulière dans le dispositif turc en Afrique. De ce fait, le coup d’état militaire qui entraîne des répercussions au-delà du pays et ne laisse indifférent ni l’Europe ni les Etats-Unis, met la politique turque dans l’embarras. Quel sera l’impact de cette crise sur la politique turque dans de pays et au-delà en Afrique, telle sera la question finale à se poser.

On trouve néanmoins une relation historique entre certains pays d’Afrique et la Turquie ottomane. Le lien a-t-il été rompu par la suite ?

L’Afrique du Nord, à l’exception du Maroc, fut en effet partie intégrante de l’Empire ottoman et a donc une relation familière et significative avec son héritière républicaine turque. En revanche, la présence ottomane en Afrique subsaharienne a toujours été faible, à peine visible au Soudan et le long du littoral de la Corne de l’Afrique.

Quant à la République, il lui a fallu beaucoup de temps pour s’implanter fortement en Afrique notamment en Afrique subsaharienne. Ce n’est qu’à la fin des années 1990 que la diplomatie turque affirme un premier intérêt, sous la forme d’une politique africaine spécifique. En effet, Ismail Cem, ministre des Affaires étrangères de l’époque, élabore tout un projet qui ne verra jamais vraiment le jour puisque la Turquie est alors fortement affectée par la crise économique de 1997. Cette crise ayant été jugulée avec l’arrivée au pouvoir en 2002 d’une nouvelle équipe, celle de l’AKP et son leader Erdoğan, une nouvelle stratégie a été mise en place pour permettre à la Turquie de développer ses liens avec l’Afrique. C’est donc bien grâce à l’actuelle équipe AKP au pouvoir, et à son allié de l’époque, la mouvance de Gülen, qui fut la première organisation non gouvernementale à massivement investir en Afrique, que la Turquie inaugure un nouveau champ d’influence sur le sol africain.

A partir de là, les liens politiques se sont-ils directement affermis ?

Les initiatives politiques turques portent rapidement leurs fruits : en 2005, la Turquie devient membre observateur de l’Union africaine et en 2008, elle signe un accord de partenariat stratégique avec cette même instance. La même année se tient à Istanbul le premier sommet Turquie-Afrique et en 2011, la Turquie se fait remarquer par une politique très engagée en Somalie, pays oublié par la communauté internationale découragée face à cet « Etat failli ». D’autres sommets « Turquie Afrique » ont ensuite suivi en 2014 et en 2021. On constate aussi un engament personnel d’Erdoğan dans la politique turque en Afrique. Il est le chef d’Etat non africain à avoir visité le plus grand nombre de pays en Afrique. Ses déplacements sont même plus fréquents sur ce continent qu’en Asie centrale turcophone qui pourtant compte beaucoup pour la Turquie.

Une des forces de la politique turque en Afrique est son aspect multisectoriel. En effet, alors que la politique turque dans certaines régions du monde est cantonnée dans des niches, elle est globale en Afrique et déploie des volets politique, économique, culturel, humanitaire et, depuis peu, militaire et sécuritaire.

Au niveau politique, outre les sommets désormais réguliers entre la Turquie et l’Afrique, les visites d’Etats entre la Turquie et des pays africains sont très fréquents. Le réseau diplomatique de la Turquie en Afrique connait une forte croissance. Le continent accueille désormais 44 ambassades turques, contre une dizaine en 2002. Fer de lance de la présence turque en Afrique, la compagnie aérienne Turkish Airlines dessert 60 destinations dans 40 pays africains, devenant ainsi la compagnie aérienne la plus présente sur ce continent.

L’économie semble plutôt malmenée en Turquie. Pourtant, en Afrique, les investissements économiques turcs sont-ils florissants ?

Les conditions politiques créées entre la Turquie et l’Afrique ont permis la forte croissance des échanges économiques entre les deux parties. Alors que le volume des échanges était de moins de 2 milliards en 2003, il est à l’heure actuelle proche des 15 milliards de dollars, et poursuit sa croissance à la faveur de la guerre en Ukraine qui favorise le commerce entre la Turquie et l’Afrique. Ce dynamisme économique est assez inégalement réparti sur le continent. Il prévaut notamment dans certaines régions, comme l’Ethiopie et l’Afrique du Nord qui occupent une place cruciale dans la politique africaine de la Turquie. Dans le domaine de la construction, des routes et des complexes commerciaux ou infrastructures sportives, les entreprises turques se retrouvent en compétition avec la Chine et même avec la France qui bénéficie pourtant en Afrique d’une place privilégiée fort ancienne. La pandémie du Covid avait permis à la Turquie de renforcer ses échanges avec l’Afrique, par l’envoi de matériel médical, y compris des vaccins de fabrication turque, le Turkovac.

Toutefois, ces liens économiques se trouvent affaiblis par la forte inflation qui secoue l’économie turque depuis 2020. Et, plus largement, les liens aussi bien économiques que politiques reposent à la fois sur la bonne entente du président Erdoğan avec les leaders en Afrique, ainsi que sur les liens étroits qu’il entretient avec les milieux économiques turcs agissant en Afrique. Or, bien que réélu depuis peu, le pouvoir d’ Erdoğan n’est pas éternel, et son départ pourrait à terme impacter négativement la force de la politique turque sur ce continent.

Les bonnes relations entre les dirigeants étatiques n’expliquent pas tout. Quel est le rôle des entreprises turques dans l’investissement en Afrique ?

Une des forces de la présence turque en Afrique est qu’elle repose en grande partie sur les acteurs de la société civile turque, notamment en Afrique subsaharienne. En effet, même si la politique turque a été pensée par les élites politiques avant l’arrivée au pouvoir de l’AKP qui l’a mise en place, en réalité, ce sont les structures quasi missionnaires turques de la mouvance de Gülen qui ont semé les germes de la présence turque en Afrique. Ainsi, des écoles de la mouvance de Gülen, mais aussi des associations culturelles et des fondations caritatives, après avoir été actives dans l’espace ex soviétique, sont parties en Afrique. C’est, encouragé et aidé par ces fondations, que l’Etat turc a par la suite pu mettre en œuvre sa politique d’action en Afrique. Or, après avoir été proches alliés, Gülen et le gouvernement de l’AKP sont entrés en conflit. La rupture est même spectaculaire en juillet 2016 quand des disciples de Gülen sont soupçonnés d’être impliqués dans le coup d’Etat manqué. S’ensuivit une violente répression de l’Etat turc contre la mouvance en Turquie, mais aussi à l’étranger dont en Afrique, où la plupart des établissements gülenistes ont été fermés ou récupérés par l’Etat turc. C’est en effet une fondation publique, Maarif, qui gère désormais la plupart des écoles de Gülen en Afrique. L’avenir dira si cette gestion par l’Etat de structures privées met en péril la coopération entre la Turquie ou l’Afrique. A priori, force est de constater que l’influence turque change de visage mais progresse, puisque les Gülenistes, bien que précurseurs, ne sont pas les seuls acteurs privés turcs sur ce continent.

D’autres mouvances, notamment les ordres religieux comme celui des Suleymanci [1], les Nakshibendis de Mahmut Hudayi Vakfi [2] sont aussi actifs, sous forme caritative, éducative et économique ou les trois à la fois. Enfin, il faut aussi mentionner le rôle de la Diyanet, Direction des affaires religieuses. Bras religieux de l’Etat en Turquie pour la gestion de l’islam, la Diyanet participe très activement depuis quelques années à la diffusion de l’islam turc dans le monde, y compris en Afrique. Des mosquées ont été construites par la Turquie, et des cadres religieux africains sont formés en Turquie.

Le soft power de la Turquie a aussi une dimension estudiantine. Des programmes de bourses gouvernementales permettent l’accueil et la formation en Turquie de milliers d’étudiants africains. Les autorités officielles turques affichent la présence de près de 60 000 étudiants africains en Turquie en 2023.

Enfin, les Instituts Yunus Emre, du nom de ce célèbre poète turc du 13ème siècle, sont ouverts dans le monde pour la diffusion de la langue et de la culture turques. Ces dernières années, c’est sur le continent africain que leur nombre croît de façon importante.

D’un point de vue militaire, les intérêts convergent-ils également ?

La dimension militaire est récente mais en fort développement. Elle s’inscrit dans la politique extérieure turque qui est de plus en plus militarisée, avec une armée turque qui agit désormais au-delà du voisinage immédiat de la Turquie (Syrie, Irak, Libye, entre autres). Les progrès de l’industrie militaire turque permettent à Ankara cette projection. Ainsi, pour ne citer que celle-ci, l’industrie des drones dont on a constaté les succès au Haut-Karabakh, en Ukraine, en Syrie et en Libye, permettent à Ankara de séduire les Etats africains soucieux de diversifier leurs fournisseurs en armement. De ce fait, la dimension militaire de la politique turque prend deux aspects :

Le premier consiste à prendre place sur le marché mondial de vente d’armes. Des entreprises d’armement tant publiques que privées sont présentes sur le marché d’armement en Afrique. Des pays comme l’Ethiopie, le Tchad, le Niger, ont déjà acquis des drones turcs et d’autres pays sont sur la liste d’attente, comme l’Angola et le Rwanda. Même les avions turcs, dont la conception est récente, trouvent preneurs en Afrique. Le Niger aurait déjà acquis des Hürkuş turcs.

Le second concerne les formations militaires que la Turquie propose à des Etats intéressés par l’expérience turque de lutte contre la guérilla et les insurrections. En Somalie, la présence militaire turque est la plus massive, avec la présence d’une base militaire, et une politique d’encadrement de l’armée somalienne de grande ampleur. Mais, le succès militaire de la Turquie en Afrique n’est pas sans poser de problèmes. Ainsi, en Ethiopie, où l’utilisation des drones turcs est attestée, des bavures ont été commises contre des civils, morts par dizaines voire centaines. Malgré cela, le fait que l’armement turc soit bon marché, et que la vente par Ankara ne s’accompagne pas de conditions politiques ou d’exigences de respect des droits de l’homme, offre de bonnes perspectives au complexe militaro-industriel turc sur le continent africain.

Quelle est la particularité des relations entre la Turquie et le Niger ?

Le Niger occupe une place à part dans le dispositif turc en Afrique pour plusieurs raisons. En premier lieu à cause du fait que ce pays est un pont entre l’Afrique de l’Est et l’Afrique de l’Ouest, ce qui incite Ankara à baser une partie de ses moyens à Niamey pour agir dans plusieurs pays d’Afrique. De plus, ces dernières années, la Turquie a su bâtir avec ce pays une relation multisectorielle et équilibrée. Les liens politiques sont excellents depuis 2012 où une ambassade turque a été ouverte au Niger et les visites et rencontres politiques sont régulières entre les deux pays. Sur le plan économique, le volume des échanges a connu un fort développement des dernières années. Il était de 79 millions de dollars en 2019, il se situe à l’heure actuelle à 203 millions de dollars. Dans la capitale Niamey, la présence économique turque est visible : le grand hôtel de la capitale, un Radisson, a été construit et est géré par les Turcs, de même que l’aéroport de la capitale par la même société, Summa, qui est aussi présente au Sénégal. La Turkish Airlines compte parmi les quelques compagnies qui ont des vols réguliers à Niamey.

Au plan du « soft power », nombre d’ONG turques sont actives, pour des activités caritatives, éducatives et développementalistes. De même, il faut noter que depuis une dizaine d’années, nombreux sont les étudiants du Niger à se rendre en Turquie où les universités turques proposent un enseignement de qualité, en anglais ou turc, à un prix tout à fait abordable. Une récente visite à Niamey a permis de voir l’importance de ces échanges qui placent la Turquie parmi les pays les plus actifs et qui, pour s’implanter, ne cessent de rappeler qu’eux n’ont pas de passé colonial sur ce continent. Enfin, il faut aussi mentionner la coopération militaire. La Turquie dont les drones Bayraktar ont une réputation mondiale depuis leur utilisation efficace dans le conflit du Karabakh, en Syrie et en Libye, cherche à exporter son savoir-faire militaire en Afrique. Elle a ainsi récemment vendu 6 drones Bayraktar au Niger, un avion Hürkus et une importante quantité de véhicules blindés.

A ce titre, pour ces raisons, la Turquie suit de très près ce qui se passe au Niger et s’intéresse au pays non seulement pour lui-même, mais aussi pour ce qu’il représente dans cette région stratégique de l’Afrique. Par exemple, la Turquie a tissé des liens particuliers avec le gouvernement légitime de Tripoli, et vient d’acquérir la gestion d’un port à Tripoli pour 99 ans. Il faut dès lors éviter un débordement de la crise du Niger qui déstabiliserait la Libye où Ankara a de nombreux intérêts. En effet, la Turquie, pour assurer ses intérêts en matière de gisement gazier en Méditerranée, a passé un accord avec la Libye pour agrandir sa zone maritime exclusive. Or si ce pays venait à être déstabilisé par la crise actuelle au Niger, cela viendrait mettre en péril toute cette stratégie turque.

Dès lors, comment se positionne Ankara dans cette crise politique qui serait amenée à durer ?

Pour Erdoğan, le dilemme est complexe, étant en face à un choix cornélien. Soutenir les putschistes va à l’encontre de ses principes car lui-même a été victime de l’interventionnisme de l’armée dans la vie politique turque. En 2008, ce sont les militaires qui, en Turquie, ont failli faire interdire son parti politique alors qu’il était Premier ministre du pays. En 2016, il a déjoué un coup d’état qui a failli lui coûter la vie. Enfin, dans tous les pays où il cherche à implanter une influence turque, Erdoğan se présente comme l’homme qui tire sa légitimité des urnes. Toutefois, au Niger, la situation est particulière. Même si ses relations avec le président Bazoum étaient bonnes, et même si les putschistes sont des militaires et que par principe Erdoğan est contre les putschistes, force est de constater que le changement de régime au Niger pourrait être favorable à la Turquie. Ici comme dans les autres pays récemment secoués par des coups d’états militaires, au Mali et au Burkina Faso notamment, les nouveaux maitres du pays cherchent à limiter le poids de la France. Or, sans être une concurrente directe de la France en Afrique, elle n’en a pas les moyens, la Turquie, comme les autres nouvelles puissances qui s’implantent en Afrique - Russie, Chine, Inde, et autres - voient d’un bon œil les changements de pouvoir qui leur sont indirectement favorables. Vu l’ampleur de la crise, il est quasiment certain que la France va devoir se retirer complètement, y compris en mettant fin à sa coopération miliaire avec Niamey. Or, la Turquie, même si elle n’a pas les moyens de remplacer la France, trouvera dans le retrait de celle-ci de nouvelles opportunités économiques et même militaires, puisqu’on a vu ces dernières années la Turquie former des armées en Afrique et les aider à mettre en place des stratégies de lutte contre le djihadisme.

Cette situation explique pourquoi la Turquie est prudente et silencieuse face à ce qui se passe au Niger. Dans l’expectative, elle attend de voir comment vont évoluer les choses pour ensuite prendre une position plus claire.

Dans le contexte actuel de la situation en Afrique, comment la politique turque dans ce continent se maintient-elle ?

La politique turque en Afrique connaît à la fois des opportunités, mais devra également résoudre des difficultés et relever des défis.

Les opportunités s’appuient sur une expérience acquise sur le terrain depuis vingt ans. Le chemin est ouvert et les gouvernements à venir devraient continuer de profiter de la brèche ouverte pour consolider la présence turque en Afrique. De plus, la plupart des Etats africains sont dans la logique de se libérer de la tutelle et du caractère monopolistique des politiques menées par les puissances traditionnelles, anciennement colonisatrices, que sont la France et la Grande-Bretagne. Ainsi, partout en Afrique, les nouvelles élites, comme on le voit de façon plus affirmée au Mali, au Burkina Faso et au Niger tout juste entré sous la coupe d’une junte militaire très souverainiste, aspirent à diversifier leurs partenaires, et accueillent avec bienveillance les nouvelles puissances émergentes, Turquie, Brésil, Arabie saoudite, Russie et autres.

Mais les défis sont tout aussi nombreux que les opportunités pour la Turquie en Afrique. En premier lieu, même si les puissances anciennes perdent de l’influence, les nouveaux concurrents sont tout aussi nombreux. De plus, et c’est sans doute plus grave, l’économie turque se trouve dans une conjoncture très instable. A des périodes de grande croissance suivent des moments de forte fragilité, comme c’est le cas depuis 2020 où l’inflation et l’endettement du pays ont un impact sur l’action extérieure des acteurs turcs tant publics que privés. Par ailleurs, défi majeur, la politique turque en Afrique repose sur la personnalité d’Erdoğan qui est, à ce jour, le plus africain des présidents turcs. Son aura n’aura qu’un temps pour ancrer l’influence turque et marquer profondément les relations turco-africaines. Enfin, comme le montre le Niger, des crises politiques et militaires peuvent survenir subitement en Afrique. Et, face à des putschs comme celui de Niamey (et on risque d’en voir d’autres), la Turquie n’a pas l’expérience de la gestion. Sa politique est alors mise à l’épreuve et les investissements de plusieurs années peuvent s’envoler avec un simple changement de pouvoir.

Bibliographie :
Soner Cagaptay, Spencer Cook, Amal Soukkarieh, « Turkish Influence in Sub-Saharian Africa », The Washington Institute For Near East Policy, June 2022, N° 120, URL : file :///C :/Users/80569/Downloads/PolicyNote120CagaptayCookSoukkarieh%20(1).pdf
Abdinur Dahir, « The Turkey-Africa Bromance : Key Drivers, Agency, and Prospect », Insight Turkey, Vol. 23, N°4, 2021, pp. 27-38
Federico Donelli, Turkey in Africa, Turkey’s Strategic Involvement in Sub-Saharan Africa, Bloomsbury Publishing, 2021, 224 p
Nosmot Gbadamosi, « Turkey’s Newest African Ally », https://foreignpolicy.com/2022/06/08/turkey-niger-arms-drone-sale-counterterrorism-sahel/
Samuel Ramani, « Who Benefits From Niger’s Coup ? », https://foreignpolicy.com/2023/08/02/niger-coup-russia-wagner-china-france-turkey-uae/
Michaël Tanchum, « The Niger Coup and Turkey’s Military Industrial Complex in Africa »https://www.turkeyanalyst.org/publications/turkey-analyst-articles/item/712-the-niger-coup-and-turkey%E2%80%99s-military-industrial-complex-in-africa.html
Eyrice Tepeciklioğlu, Ali Onur Tepeciklioğlu, Turkey in Africa, A New Emerging Power ?, Routledge, 2021
Nebahat Tanrıverdi Yaşar, « Unpacking Turkey’s Security Footprint in Africa », SWP Comment No. 42/2022, URL : https://www.swp-berlin.org/publications/products/comments/2022C42_Turkey_Security_Africa.pdf

Publié le 14/09/2023


Florence Somer est docteure en anthropologie et histoire religieuse et chercheuse associée à l’IFEA (Istanbul). Ses domaines de recherche ont pour cadre les études iraniennes, ottomanes et arabes et portent principalement sur l’Histoire transversale des sciences, de la transmission scientifique, de l’astronomie et de l’astrologie.


Bayram Balcı est chercheur au CNRS et au CERI-Science Po, directeur de l’Institut Français d’Etudes Anatoliennes, spécialiste de l’islam et de la politique en Asie centrale post-soviétique, dans le Caucase et en Turquie.


 


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