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Entretien avec Jean Marcou – Retour sur le résultat des élections en Turquie et ses implications sur la politique intérieure et internationale

Par Anne-Lucie Chaigne-Oudin, Jean Marcou
Publié le 14/06/2023 • modifié le 14/06/2023 • Durée de lecture : 11 minutes

Pouvez-vous faire un retour sur le déroulement de la campagne ainsi que sur les résultats des élections présidentielles turques ?

Cette campagne pour des élections, qui étaient à la fois présidentielles mais aussi législatives, a été dominée par l’incertitude. Incertitude concernant l’opposition… Partie de loin, dès le mois de février 2022, et favorite dans les sondages, l’opposition semblait patiemment construire une alliance des forces hostiles à Recep Tayyip Erdoğan. Mais elle a dû attendre mars 2023, soit deux mois avant le scrutin, pour avoir enfin un candidat unique (Kemal Kılıçdaroğlu), et pour obtenir le soutien tactique du parti kurde d’opposition, le HDP, qui allait à ses élections sous l’étiquette YSP (Yeşil Sol Partisi – Parti de la gauche verte). Incertitude concernant l’échéance en elle-même… Normalement prévues le 18 juin 2023, les deux élections avaient été avancées (fin janvier) au 14 mai, pour le premier tour de la présidentielle et le tour unique des élections législatives. Le désastre sismique, survenu dans onze provinces du sud-est, a généré une réflexion de plusieurs semaines sur l’opportunité de respecter ce calendrier ; ce qui sera finalement le cas, à la demande de la plupart des forces politiques. Incertitude concernant la modalité même du scrutin… Une modification des règles concernant les élections législatives (abaissement du seuil de représentation à 7%, changements affectant la constitution des alliances) était intervenue, et la campagne a été dominée par la forte probabilité d’un second tour à l’élection présidentielle ; ce qui ne s’était jamais produit, depuis que la présidentielle se tient au suffrage universel (2014).

Quant aux résultats, la demi-surprise est venue de la résilience de l’électorat de Recep Tayyip Erdoğan. Élu au second tour avec 52,18% des voix, le leader de l’AKP n’avait manqué sa réélection que d’un demi-point, lors du premier tour (49,52%), tout en voyant l’Alliance du peuple, qu’il forme avec le parti d’extrême-droite MHP, remporter les élections législatives avec une majorité absolue confortable au Parlement (323 sièges sur 600). La victoire de l’opposition dans les plus grandes métropoles de la Turquie (Istanbul et Ankara en particulier), lors des municipales de 2019, notamment grâce à un soutien du parti kurde consistant à ne pas présenter de candidat, avait donné l’espoir à l’opposition que ce scénario pourrait être reproduit au niveau national, dans un contexte où, à la crise économique, s’était ajoutée la catastrophe sismique du 6 février. En réalité, cela ne s’est pas produit. Dans un pays, où plus de 80% de la population habite dans des zones urbaines, le socle électoral de Recep Tayyip Erdoğan, reposant sur un tissu dense de grandes et petites villes anatoliennes, a tenu bon, ne laissant la victoire à son rival qu’en Turquie d’Europe, sur les rivages de la mer Égée et de la mer Méditerranée, dans le sud-est kurde et dans les provinces de la frontière orientale ainsi qu’à Ankara et dans quelques bastions anatoliens (Eskişehir, Tunceli). Dans les zones frappées par le séisme, il est vrai acquises pour une majorité d’entre elles à l’AKP, la confiance en Erdoğan n’a pas été réellement ébranlée. Symboliquement, le président sortant l’a emporté à Kahramanmaraş, l’épicentre de la catastrophe, avec un score de 75,77%, et de façon beaucoup plus étonnante dans le Hatay (50,14%), terre plutôt gagnée à l’opposition habituellement.

Avec 44,88% des voix au premier tour, et 47,82% des voix au second tour, Kemal Kılıçdaroğlu est arrivé à rassembler toutes les forces hostiles à la reconduction de Recep Tayyip Erdoğan, mais il n’est pas parvenu à entamer significativement l’électorat de son adversaire, échouant à capitaliser le mécontentement qui s’exprimait depuis plusieurs mois dans les sondages, et à devenir une alternative crédible. Quand il s’est agi d’élire un président, même les électeurs mécontents d’Erdoğan ont préféré s’en remettre à une figure tutélaire, incarnant la tradition patriarcale et religieuse, plutôt que d’oser le changement, incarné par un alévi perçu, au mieux avec suspicion, au pire, avec hostilité.

Il est vrai que, de surcroit, le parti au pouvoir contrôlait la plupart des moyens de communication traditionnels, et que la campagne a été marquée par une forte polarisation, voire par des tensions (caillassages des convois de leaders de l’opposition, menaces verbales, manœuvres d’intimidation diverses…). On a beaucoup évoqué la culture électorale de la Turquie, en soulignant, avec raison d’ailleurs, la forte participation à ce scrutin (87,04% au premier tour, 84,15% au second) ou l’intérêt de la population pour les enjeux de ces élections. Mais, il s’agissait des premières élections générales à se tenir, depuis que le nouveau régime présidentiel centralisé a été établi (2017-2018), et peut-être qu’à l’issue du mandat 2018-2023, on a basculé, sans trop s’en rendre compte, de la culture d’un régime libéral pluraliste à celle d’un régime hybride où l’opposition est plus tolérée qu’elle n’est véritablement reconnue.

Comment se compose le nouveau gouvernement ?

L’équipe de ministres qui entoure Recep Tayyip Erdoğan n’est pas à proprement parler un gouvernement, puisque le régime politique turc est désormais un régime présidentiel. Il n’y a donc pas de Premier ministre et de gouvernement responsables devant le Parlement. Le président dispose toutefois d’un vice-président. Ce dernier a changé. Fuat Oktay, qui a exercé la fonction entre 2018 et 2023, n’a pas joué un rôle politique majeur. Il semble bien que Cevdet Yılmaz, un ancien ministre et député de l’AKP, qui vient d’être nommé à cette fonction, soit promis au même sort. Pour le reste, l’équipe présidentielle comprend 17 ministres, ayant tous des champs de compétences sectoriels. Elle a été révélée au soir de la cérémonie d’investiture du président réélu, le 3 juin 2023. Sa composition a été profondément remaniée par rapport au quinquennat précédent, puisque seules quelques personnalités ont été maintenues, comme par exemple, Fahrettin Koca, à la santé ou Mehmet Ersoy, à la culture et au tourisme. Cette équipe est essentiellement masculine, puisqu’il n’y a qu’une seule ministre, Mahinur Özdemir Göktaş, à la Famille et aux services sociaux. Cette quadragénaire binationale turco-belge, née à Schaerbeeck et diplomée de l’Université libre de Bruxelles, avait été députée pendant 10 ans au Parlement de la région de Bruxelles-Capitale, avant d’être nommée ambassadrice de Turquie en Algérie.

La surprise véritable a concerné les Affaires étrangères et la sécurité. Hakan Fidan, le chef des services turcs de renseignement (MİT) a en effet remplacé Mevlüt Çavuşoğlu, qui était à ce poste depuis 2014, c’est-à-dire depuis que le fameux Ahmet Davutoğlu l’avait quitté pour devenir Premier ministre d’Erdoğan, élu pour la première fois à la présidence de la République. Hakan Fidan était à la tête du MİT depuis 2010. Il avait tenté de se lancer en politique en 2015, en démissionnant de ses fonctions pour se présenter à la députation. Mais Recep Tayyip Erdoğan l’avait finalement forcé à revenir sur cette décision et rétabli comme chef du MİT. À ce poste-clef, il a souvent été associé à des négociations internationales cruciales, notamment sur les dossiers syrien ou ukrainien. En tant que chef du MİT, il est remplacé par Hüseyin Kalin, l’un des principaux conseillers politiques d’Erdoğan, et porte-parole de la présidence jusqu’à présent. En tant que ministre des Affaires étrangères, Fidan travaillera avec un nouveau ministre de la Défense, Yaşar Güler, qui était chef d’état-major de l’armée turque depuis 2018. Ce dernier remplace le général Hulusi Akar qui, resté fidèle au pouvoir en place, lors de la tentative de coup d’État de 2016, alors qu’il était lui-même chef d’état-major, était devenu ministre de la Défense après les élections présidentielles de 2018 et la mise en place du régime présidentiel, issu de la révision constitutionnelle de 2017. Ainsi se confirme une tendance relevée dès cette époque, qui veut que le ministère de la Défense s’inscrive désormais dans le cursus honorum des militaires de haut rang, et représente l’armée en tant qu’institution, au sein de l’exécutif ; l’ordre de cette marche aux honneurs étant ainsi : chef de l’armée de terre, chef d’état-major des Armées et ministère de la Défense.

La surprise annoncée dans cette équipe résidait dans la désignation du ministre du Trésor et des Finances. Car, le retour de Mehmet Şimşek (il avait occupé ce poste entre 2009 et 2015) était à l’ordre du jour, depuis quelques jours, notamment depuis la réélection de Recep Tayyip Erdoğan, le 28 mai. Le président réélu avait même rencontré ce collaborateur tombé en disgrâce au cours des dernières années, et cette reprise de contact avait été considérée comme l’indice d’un retour à une politique économique et monétaire plus respectueuse des fondamentaux traditionnels. On observe aussi au ministère de l’Intérieur, la mise à l’écart de Süleyman Soylu remplacé par l’ancien gouverneur d’Istanbul, Ali Yerlikaya ainsi que l’arrivée d’ingénieurs et d’hommes d’affaires à d’autres postes, comme par exemple : Alparslan Bayraktar, à l’Énergie ou Mehmet Fatih Kacır, à l’Industrie.

Quelles sont les grandes priorités de politique intérieure ?

Vous l’aurez compris, cette équipe exécutive se donne résolument une allure pro-business. La nomination de Mehmet Şimşek a été suivie, quelques jours plus tard, par celle d’Hafize Gaye Erkan, à la tête de la banque centrale de Turquie. Passée, comme le nouveau ministre du Trésor et des Finances, par des postes de responsabilité dans de grandes banques américaines, elle est en outre la première femme à diriger la banque de Turquie. Ce virage économique, au moins en apparence (nous verrons dans les faits), n’est pas étonnant quand on connait l’état dégradé de l’économie turque, qui a valu à Erdoğan de devoir affronter, pour la première fois, une réélection au second tour. Dès que celle-ci a été acquise, cependant, le président a annoncé que l’économie et en particulier la réduction de l’inflation seraient ses priorités. Cela n’a pas empêché la livre turque de connaitre une nouvelle baisse de 5%, face au dollar (23,6 LT pour 1$) et à l’euro (25,4 LT pour 1€), même si l’inflation a poursuivi la baisse tendancielle qu’elle avait amorcée depuis le début de l’année 2023, tombant en mai, pour la première fois, depuis 17 mois, au-dessous de la barre des 40% (39,6%).

La politique migratoire s’affirme également de plus en plus comme une priorité. Car il s’agit de l’autre reproche fait à Erdoğan par son électorat. Dans un pays qui accueille le plus grand nombre de personnes déplacées au monde (notamment près de 4 millions de réfugiés syriens), la question migratoire a été l’un des grands thèmes de la dernière campagne, avec le score surprenant du troisième homme du premier tour, Sinan Oğan, crédité de 5,17% des voix. Bien que situé sur la gauche de l’échiquier politique turc, Kemal Kılıçdaroğlu avait annoncé un plan destiné à permettre le retour des Syriens en l’espace de deux ans, après un rétablissement des relations entre Ankara et Damas. Il n’a pas hésité, dans l’entre-deux-tours à prendre des positions nationalistes, confinant parfois à la xénophobie, pour essayer de capter la maigre réserve que constituaient les voix de Sinan Oğan, et garder une chance de l’emporter.

Enfin, encore et toujours, la question kurde ne doit pas être oubliée. Si la poursuite de la lutte contre la guérilla du PKK ne fait pas de doute, c’est surtout sur le devenir des forces politiques kurdes légales d’opposition que l’on s’interroge. Alors même que ses anciens leaders, en particulier, Selahattin Demirtaş, sont toujours en prison, le parti kurde s’est à nouveau classé troisième aux élections législatives, le 14 mai, avec 10,55% des voix et 61 sièges au sein du Parlement. Le HDP (Hakların Demokratik Partisi - Parti démocratique des peuples) est sous le coup d’une procédure de dissolution devant la cour constitutionnelle. Certes, pour ne pas rencontrer d’obstacles légaux, il s’est présenté sous une nouvelle étiquette, lors de ces dernières élections, mais il faut voir comment évoluera la marge de tolérance à son égard qu’il avait réussi à préserver, en dépit de la rigidification d’un régime, qui ne cesse de l’accuser d’être le complice du PKK et de brandir contre lui l’accusation de « terrorisme ». Il est probable aussi que cette force politique aura à conduire un débat politique interne sur sa propre stratégie. Selahattin Demirtaş, deux fois candidats et deux fois troisième à l’élection présidentielle, a en effet fait connaitre son désaccord à propos de la stratégie consistant à ne pas présenter de candidat lors de l’élection de 2023. Quant aux coleaders actuels du parti, Pervin Buldan et Mithat Sancar, ils ont annoncé qu’ils ne brigueraient pas une nouvelle coprésidence, en évoquant entre autres leur déception, après les derniers résultats électoraux.

Quelles sont les grandes orientations de politique extérieure, tant régionales que mondiales ?

Le changement de ministre des Affaires étrangères laisse-t-il présager une évolution sensible de la politique étrangère de la Turquie, et notamment, après un nouveau succès électoral de l’AKP, une reprise de la politique extérieure turque offensive en Méditerranée orientale (Chypre, mer Égée, Libye…), qui avait marqué les esprits, en 2020, avant l’épidémie ? L’heure semble être plutôt à l’accalmie. Avant les élections, la Turquie a entrepris une vaste opération de désescalade : dans le Golfe, en se réconciliant avec l’Arabie saoudite et les Émirats, en Méditerranée orientale, en renouant avec Israël, l’Égypte et même la Grèce, dans le Caucase en reparlant de la normalisation de ses relations diplomatiques avec l’Arménie (dont le Premier ministre, Nikola Pashinyan était présent à la cérémonie d’investiture d’Erdoğan). Les élections ont provoqué une pause dans ce processus. D’une part, la majorité des responsables politiques turcs étaient absorbés par la campagne électorale, d’autre part, la plupart des partenaires régionaux d’Ankara ont préféré attendre que Recep Tayyip Erdoğan soit confirmé dans ses fonctions, avant de se lancer dans des entreprises diplomatiques plus conséquentes.

Depuis que le résultat des urnes est tombé, on observe cependant que l’activité diplomatique reprend ses droits. Les alliés occidentaux d’Ankara n’ont pas été les derniers à se mettre sur les rangs pour prendre acte de la réélection d’Erdoğan et lui faire connaitre leurs attentes. C’est bien sûr la question pendante de l’adhésion de la Suède à l’OTAN qui polarise leur attention. Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Alliance, a assisté à l’investiture présidentielle avant de rencontrer Recep Tayyip Erdoğan et Hakan Fidan pour évoquer rapidement le sujet. Les Turcs ont par ailleurs rappelé qu’ils attendent toujours la réponse de Washington à la commande de F-16, qui doit leur permettre de mettre à niveau leurs forces aériennes de combat. Ils restent aussi très mobilisés sur le contrôle de leur frontière méridionale, qui les voit actuellement maintenir une présence militaire en Syrie et en Irak. Nechirvan Barzani, le président du gouvernement régional kurde (GRK) d’Irak assistait d’ailleurs à la cérémonie d’intronisation du 3 juin, à Ankara. La Turquie soigne donc sa relation avec ses alliés en Irak. En Syrie, il est peu probable qu’elle obtienne (des Américains, des Iraniens ou même des Russes) la possibilité de conduire la nouvelle opération militaire contre les Kurdes syriens qu’elle réclame depuis des mois. En revanche, avec le retour du régime de Bachar el-Assad sur la scène politique régionale, Ankara va devoir restaurer sa relation avec Damas, avec en toile de fond une série de questions épineuses à surmonter (devenir des zones syriennes occupées par son armée, avenir des nombreux réfugiés établis sur son sol…).

Mais au-delà de cette succession de dossiers bilatéraux ou régionaux, il sera important de suivre le positionnement stratégique international de la Turquie dans le cadre de la guerre en Ukraine. Au cours de l’année écoulée et notamment après la conclusion de l’accord céréalier du 22 juillet 2022, Ankara est apparue comme le seul acteur, capable de parler aux deux belligérants. Cette aptitude s’est confirmée, par la suite, à l’occasion de deux échanges de prisonniers conduits sous son égide. Cette attitude médiatrice, qui a indiscutablement accru son rayonnement diplomatique au Nord et au Sud, est-elle susceptible de devenir une véritable doctrine ? Après le sabotage du barrage de Kakhovka, on observe qu’Erdoğan, de nouveau, a été l’un des rares dirigeants à pouvoir téléphoner aux deux protagonistes pour essayer d’ouvrir un dialogue. On observe que dans son message de félicitations, le président Macron ne s’est pas contenté d’évoquer les questions liées à l’appartenance de la Turquie à l’OTAN, mais qu’il a aussi évoqué la paix en Europe et la Méditerranée. Enfin, très récemment, après les violences qui ont eu lieu au Kosovo, c’est à la Turquie que l’OTAN s’est adressée pour obtenir le renfort militaire d’un pays qui entretient de bonnes relations à la fois avec les Serbes et les Albanais. Le grand écart turc souvent observé, au cours des dernières années, sur différents théâtres d’opération, et parfois analysé comme une suite de postures téméraires d’opportunité, est-il susceptible de se muer en un rôle de pivot structurel utile aux relations internationales et au maintien des équilibres stratégiques ? Là est peut-être la question qui se pose en ce début de nouveau mandat présidentiel.

Lire également sur Les clés du Moyen-Orient :
 Entretien avec Jean Marcou - Le séisme du 6 février en Turquie et en Syrie
 Entretien avec Jean Marcou – Retour sur le coup d’Etat turc du 15-16 juillet 2016

Publié le 14/06/2023


Anne-Lucie Chaigne-Oudin est la fondatrice et la directrice de la revue en ligne Les clés du Moyen-Orient, mise en ligne en juin 2010.
Y collaborent des experts du Moyen-Orient, selon la ligne éditoriale du site : analyser les événements du Moyen-Orient en les replaçant dans leur contexte historique.
Anne-Lucie Chaigne-Oudin, Docteur en histoire de l’université Paris-IV Sorbonne, a soutenu sa thèse sous la direction du professeur Dominique Chevallier.
Elle a publié en 2006 "La France et les rivalités occidentales au Levant, Syrie Liban, 1918-1939" et en 2009 "La France dans les jeux d’influences en Syrie et au Liban, 1940-1946" aux éditions L’Harmattan. Elle est également l’auteur de nombreux articles d’histoire et d’actualité, publiés sur le Site.


Jean Marcou est actuellement Professeur des Universités à l’IEP de Grenoble (France) après avoir été pensionnaire scientifique à l’Institut Français d’Études Anatoliennes d’Istanbul où il a dirigé, de 2006 à 2010, l’Observatoire de la Vie Politique Turque (OVIPOT – http://ovipot.hypotheses.org/). Il a été aussi directeur de la Section francophone de la Faculté d’Économie et de Sciences Politiques de l’Université du Caire (Égypte), entre 2000 et 2006.
A l’IEP de Grenoble, il est directeur des relations internationales et dirige également le Master « Intégration et Mutations en Méditerranée et au Moyen-Orient. » Ses principaux champs d’enseignement et de recherche concernent la vie politique turque (Constitutions, élections et partis politiques…), les transitions politiques dans le sud de l’Europe, l’Union européenne, et l’évolution des équilibres politiques au Moyen-Orient (vue notamment au travers de la politique étrangère turque).

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 Nombreux articles dans le « Blog de l’OVIPOT » : http://ovipot.hypotheses.org
 Marcou (Jean), « Turquie. La présidence de la République, au cœur des mutations du système politique », P@ges Europe, 26 mars 2012 – La Documentation française © DILA http://www.ladocumentationfrancaise.fr/pages-europe/d000481-turquie.-la-presidence-de-la-republique-au-caeur-des-mutations-du-systeme-politique-par/article
 Marcou (Jean). « Le modèle turc controversé de l’AKP », in Moyen-Orient, N°13, janvier-mars 2012, p. 38 à 43.
 Marcou (Jean). « La place du monde arabe dans la nouvelle politique étrangère d’Ahmet Davutoglu », in Dorothée Schmid (dir.), Le retour de la Turquie au Moyen-Orient, Editions du CNRS - IFRI, décembre 2011, p. 49-68
 Marcou (Jean).- « La nouvelle politique étrangère de la Turquie », Les Clés du Moyen-Orient, décembre 2011, http://www.lesclesdumoyenorient.com/La-nouvelle-politique-etrangere-de.html
 Marcou (Jean). « Les multiples visages du modèle turc », Futuribles, N°379, novembre 2011, p. 5 à 22.
 Marcou (Jean). « La politique turque de voisinage », EurOrient (L’Harmattan), N°35-36, novembre 2011, p. 163-179
 Marcou (Jean). « Recep Tayyip Erdogan, plus que jamais maître à bord », Grande Europe (La Documentation française), N°36, Septembre 2011, p. 12 à 21.
 Marcou (Jean). « Turcs et Arabes : vers la réconciliation ? » in Qantara (Revue de l’Institut du Monde Arabe), N°78, janvier 2011, p. 49 à 54.


 


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