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Les hydrocarbures du Moyen-Orient : production et projets de gazoduc (2/3)

Par Oriane Huchon
Publié le 13/01/2017 • modifié le 21/04/2020 • Durée de lecture : 3 minutes

En lien avec l’article de Matthieu Saab sur les questions énergétiques : « L’acheminement des hydrocarbures au Moyen-Orient. Deuxième partie : les autres pipelines de la région », dont les explications ci-dessous sont extraites, Oriane Huchon illustre les problématiques soulevées par le gaz et le pétrole au Moyen-Orient, notamment par leur transport.

I. Réserves et transport d’hydrocarbures au Moyen-Orient

L’Arabie saoudite a un système d’oléoducs et de gazoducs d’une longueur de plus de 17.000 kilomètres. Ce système assure principalement le lien entre les champs pétroliers et gaziers de l’est du pays et les ports d’exportation de la même région. L’oléoduc « est-ouest » permet le transport de matières premières vers l’ouest du pays où se trouvent les principaux sites industriels.
L’oléoduc Trans-Arabian-Pipeline (Tapline) n’est plus opérationnel depuis plusieurs décennies. Un autre oléoduc permettait de transporter le pétrole irakien vers l’Arabie saoudite puis vers la mer Rouge. Il cessa de fonctionner depuis l’invasion du Koweït par Saddam Hussein.

II. Mise à jour de la carte d’Hervé Amiot publiée le 27/12/2013 - « Les nouveaux gisements gaziers en Méditerranée orientale »

La supériorité d’Israël concernant les exportations de gaz est contestée par la découverte du champ gazier de Zohr dans les eaux territoriales égyptiennes, potentiellement le plus important du monde jamais découvert.
L’alliance entre Israël, Chypre et la Grèce autour du gaz pourrait leur permettre de créer un « triangle énergétique », pouvant conduire à l’autosuffisance énergétique de ces pays.
Une relation stratégique entre la Grèce, Chypre, Israël et l’Egypte pourrait permettre la création d’un pôle énergétique à Chypre. Tous ces pays sont opposés à l’orientation religieuse de la Turquie alors que la Grèce et Chypre ont leurs propres raisons historiques afin de préférer coopérer avec Israël et non pas avec la Turquie.

Lire l’article de Hervé Amiot :
Le gaz en Méditerranée orientale : une nouvelle donne pour Israël

III. Accords entre Israël et la Jordanie sur le transport de gaz naturel

Le 26 septembre 2016, la Jordanie a signé un accord de 10 milliards de dollars afin d’être alimentée par le champ gazier israélien de Léviathan. Lorsque le gaz commencera à être exporté à la fin de l’année 2019, la production gazière de Léviathan sur la côte israélienne doublera. Le champ de Tamar fournit déjà plus de la moitié de l’énergie nécessaire pour la consommation électrique israélienne et à la fin de l’année 2016, une partie de la production de ce site viendra alimenter deux sites industriels au sud de la Jordanie afin d’honorer un précédent accord passé avec Israël.

IV. Le « corridor gazier du sud »

La Grèce aspire à devenir un acteur essentiel dans l’industrie des hydrocarbures. Afin de parvenir à cet objectif, la Grèce va avoir recours au Trans Adriatic Pipeline (TAP) qui sera connecté au Trans Anatolian Natural Gaz Pipeline (TANAP) à la frontière gréco-turque, lui-même relié au South Caucasus Pipeline (SCP) à la frontière turco-géorgienne.

V. Les projets de gazoducs turco-russes

En décembre 2014, Vladimir Poutine rencontra le président Erdogan pour lui annoncer l’abandon du projet de construction de l’oléoduc « South Stream » qui aurait permis de transporter, de Russie en passant par la Mer noire, le pétrole à destination de la Bulgarie. Afin de faire face à cette situation, Poutine a annoncé à Erdogan la création du « Turkish Stream », qui utilisera certaines installations prévues pour le « South Stream ».

Lire également :
- L’acheminement des hydrocarbures du Moyen-Orient. Première partie : le gazoduc Qatar-Turquie et le « Islamic Pipeline »
- Cartographie : Les hydrocarbures du Moyen-Orient : production et projets de gazoduc (1/3)
- L’acheminement des hydrocarbures du Moyen-Orient. Deuxième partie : les autres pipelines de la région
- L’acheminement des hydrocarbures du Moyen-Orient. Troisième partie : cas spécifique des Kurdes
- Les hydrocarbures du Moyen-Orient : production et projets de pipelines (3/3)

Publié le 13/01/2017


Oriane Huchon est diplômée d’une double licence histoire-anglais de la Sorbonne, d’un master de géopolitique de l’Université Paris 1 et de l’École normale supérieure. Elle étudie actuellement l’arabe littéral et syro-libanais à l’I.N.A.L.C.O. Son stage de fin d’études dans une mission militaire à l’étranger lui a permis de mener des travaux de recherche sur les questions d’armement et sur les enjeux français à l’étranger.


 


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